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Les postes vacants au Québec par trimestre

1er trimestre de 2026


Mise à jour :
17 juin 2026

Portrait général des postes vacants au Québec et évolution

Au premier trimestre de 2026, on dénombre environ 109 100 postes vacants au Québec, un nombre semblable à ce qui a été noté au cours du trimestre précédent (environ 112 100). Par rapport au premier trimestre de 2025, le nombre de postes vacants a diminué de près de 6 500 (− 5,6 %). En comparaison, on en comptait plus du double au premier trimestre de 2022 (224 300), une année marquée par un fort nombre de postes vacants.

On compte environ 3 849 600 employées et employés salariés au premier trimestre de 2026, et ce nombre est aussi proche de ce qu’on avait observé au même trimestre de 2025 (3 852 400).

Le taux de postes vacants, qui représente le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail, est de 2,8 % au premier trimestre de 2026. Il est donc égal au taux observé au dernier trimestre, et il est aussi proche du taux noté au premier trimestre de 2025 (2,9 %). Le taux de postes vacants était d’environ 5,8 % au premier trimestre de 2022; il a donc diminué d’un peu plus de la moitié depuis.

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Régime de travail et le statut d’emploi

Au premier trimestre de 2026, il y a environ 86 500 postes vacants à temps plein et 22 600 postes vacants à temps partiel. Comparativement au premier trimestre de 2025, le nombre de postes vacants à temps plein a diminué d’environ 5 800 (– 6,3 %), tandis que le nombre de postes vacants à temps partiel n’a pas diminué de manière statistiquement significative.

En outre, le nombre de postes vacants permanents a diminué de près de 5 300 (− 5,3 %) par rapport au même trimestre de l’année précédente, et s’établit à plus de 93 800 au premier trimestre de 2026. Quant au nombre de postes vacants temporaires, il n’a pas varié significativement durant cette période et se fixe à plus de 15 200 en 2026.

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Niveau d’étude et nombre d’années d’expérience exigés

Au premier trimestre de 2026, environ 46 400 postes vacants demandent au plus un diplôme d’études secondaires, 42 100 requièrent au moins un diplôme d’études postsecondaires et 20 500 exigent un diplôme d’études universitaires. Par rapport au premier trimestre de 2025, le nombre de postes vacants demandant au plus une formation de niveau secondaire n’a pas augmenté de manière statistiquement significative, tandis que le nombre de postes vacants exigeant une formation de niveau postsecondaire ou universitaire a diminué (respectivement − 8,4 % et − 17 % environ).

Ce trimestre, il y a environ 272 000 personnes au chômage au Québec, dont 89 300 ont tout au plus un diplôme d’études secondaires, 117 900 ont au moins un diplôme d’études postsecondaires et 64 800, un diplôme d’études universitaires (données non présentées). Dans l’ensemble, le ratio entre le nombre de personnes au chômage et le nombre de postes vacants s’établit à 2,5, ce qui signifie qu’il y a en moyenne près de trois personnes au chômage pour chaque poste vacant. Pour le premier trimestre de 2026, ce ratio est du même ordre pour les postes qui requièrent au moins un diplôme d’études postsecondaires (2,8), alors qu’il est plus faible pour les postes vacants demandant au plus un diplôme d’études secondaires (1,9), mais plus élevé pour ceux exigeant des études universitaires (3,2).

Entre le premier trimestre de 2025 et le premier trimestre de 2026, le nombre de postes vacants nécessitant moins d’une année d’expérience a diminué (− 6 300; − 11 %), tandis que l’on dénombre à peu près autant de postes exigeant au moins une année d’expérience durant l’ensemble de la période.

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Professions exposées à l’IA

Au premier trimestre de 2026, près de la moitié des postes vacants se trouvent dans les professions faiblement exposées à l’intelligence artificielle (IA), alors que les autres se répartissent à peu près également entre celles hautement exposées à l’IA avec une forte complémentarité et celles hautement exposées à l’IA, mais avec une faible complémentarité.

Ce trimestre, le nombre de postes vacants dans les professions faiblement exposées à l’intelligence artificielle reste plutôt stable par rapport au même trimestre de l’année précédente, et se fixe à environ 52 800. On fait référence ici entre autres aux coiffeur(-euse)s, aux pompier(-ière)s, aux cuisinier(-ière)s ou encore aux dentistes et aux chiropraticien(ne)s.

Dans les professions fortement exposées à l’IA, mais qui sont assorties d’une forte complémentarité et qui pourraient donc tirer profit de cette technologie, le nombre diminue de l’ordre de 18 %, et s’établit à environ 27 800. Ces professions regroupent notamment les chimistes, les psychologues et les architectes de même que les annonceur(-euse)s ou encore les directeur(-trice)s des services de génie ou d’hébergement.

Quant au nombre de postes vacants dans les professions fortement exposées à l’IA avec une faible complémentarité, il est également resté assez stable. Au premier trimestre de 2026, on en dénombre environ 28 000. Les professions dans ces postes vacants comportent des tâches qui pourraient être éventuellement effectuées par l’IA. On y retrouve par exemple les vérificateur(-trice)s comptables, les réceptionnistes, les spécialistes en informatiques et les concepteur(-trice)s Web ainsi que les conseiller(-ère)s en voyage.

Durée de la vacance et constance du recrutement

Entre le premier trimestre de 2026 et le même trimestre de l’année précédente, on remarque que le nombre de postes vacants depuis au moins 90 jours a diminué (– 7 200). On compte aussi environ 1 000 postes vacants depuis 30 à 89 jours en moins, mais 1 800 postes vacants depuis moins de 30 jours en plus.

Entre ces deux trimestres, le nombre de postes vacants en recrutement constant affiche une baisse d’environ 6 000 (– 11 %), alors que le nombre de postes vacants sans recrutement constant n’a pas diminué significativement. On dénombre toutefois davantage de postes vacants sans recrutement constant que de postes vacants en recrutement constant (60 200 c. 48 900).

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Postes vacants selon la province, le territoire et la région

Au Canada

Le taux de postes vacants est estimé à 2,7 % pour l’ensemble du Canada au premier trimestre de 2026, soit un taux proche de celui du Québec (2,8 %), et il est également près de ce qu’on avait observé au même trimestre de 2025 (2,8 %). Parmi les autres provinces les plus populeuses du Canada, on observe des taux de postes vacants qui se situent assez près de celui noté dans l’ensemble du Canada : 2,4 % en Ontario, 2,7 % en Alberta et 3,1 % en Colombie-Britannique. Dans les autres provinces et territoires, il varie entre 1,8 % (Terre-Neuve-et-Labrador) et 4,1 % (Yukon).

Dans les régions du Québec

Au premier trimestre de 2026, on trouve un peu plus de la moitié des postes vacants dans trois régions : la Capitale-Nationale (10 300), la Montérégie (17 200) et Montréal (30 200).

Entre le premier trimestre de 2025 et le premier trimestre de 2026, on constate une diminution d’au moins 1 000 postes vacants dans deux régions : l’Abitibi-Témiscamingue (− 1 400 environ) et Lanaudière (− 1 300). Par ailleurs, la région de Chaudière-Appalaches affiche un accroissement de plus de 1 000 postes vacants.

Durant cette période, le taux de postes vacants a diminué d’environ un point dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et de Laval.

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Postes vacants selon l’industrie

Plus de 50 % de tous les postes vacants se répartissent dans quatre industries au premier trimestre de 2026 : le commerce de détail (environ 10 100), la fabrication (13 100), les services professionnels, scientifiques et techniques (9 000) et les soins de santé et l’assistance sociale (26 000). Cette dernière industrie représente d’ailleurs à elle seule près du quart de tous les postes vacants.

Le nombre de postes vacants a notamment diminué dans les industries des administrations publiques (environ − 600; − 22 %), de la finance et des assurances, et des services immobiliers et des services de location et de location à bail (environ − 900; − 16 %) et des soins de santé et de l’assistance sociale (− 8 100; − 24 %). Il a cependant augmenté dans l’industrie de la fabrication (+ 1 800; + 16 %) et celle du commerce de détail (+ 1 600; + 19 %).

Quant au taux de postes vacants, il est demeuré assez stable dans la plupart des industries, mais il a toutefois diminué d’environ un demi-point dans celle des administrations publiques et celle de la finance et des assurances, et des services immobiliers et des services de location et de location à bail. Il a aussi diminué d’un peu plus d’un point dans celle des soins de santé et de l’assistance sociale. Cette industrie demeure néanmoins celle qui affiche le plus haut taux de postes vacants au premier trimestre de 2026 (4,5 %). Par ailleurs, le taux de postes vacants a augmenté de près d’un demi-point dans les industries de la fabrication et du commerce de détail.

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Rémunération offerte dans les postes vacants

La rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants est d’environ 29,15 $ au premier trimestre de 2026. Cela représente une hausse de 0,35 $ (+ 1,2 %) par rapport au même trimestre de 2025, mais elle n’est pas significative sur le plan statistique. En comparaison, la rémunération horaire moyenne pour l’ensemble des employées et employés salariés atteint 36,49 $ au premier trimestre de 2026, ce qui constitue une hausse de 5,6 % par rapport au premier trimestre de 2025. L’inflation est estimée à 2,9 % durant cette période.

On note un accroissement relatif de la rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants dans six industries, dont :

  • les industries primaires et les services publics (+ 11,5 %);
  • les services administratifs, les services de soutien, les services de gestion des déchets et les services d’assainissement (+ 9,3 %);
  • le transport et l’entreposage (+ 8,4 %).

Rémunération selon la scolarité

Au premier trimestre de 2026, la rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants s’établit à environ 22,70 $ pour les postes vacants nécessitant au plus une formation de niveau secondaire, à 30,10 $ pour ceux exigeant au moins une formation postsecondaire et à 41,85 $ pour ceux requérant une formation universitaire. Par rapport au premier trimestre de 2025, cela représente des hausses respectives d’environ 3,4 %, 2,7 % et 4,0 %.

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Rémunération selon la région

Au premier trimestre de 2026, dans les régions administratives du Québec, la rémunération moyenne offerte pour les postes vacants varie entre 25,55 $ (Laurentides) et 32,35 $ (Montréal). Entre le premier trimestre de 2025 et le premier trimestre de 2026, elle s’est accrue d’au moins 5 % dans deux régions : l’Abitibi-Témiscamingue (+ 6,7 %) ainsi que la Côte-Nord et le Nord-du-Québec (+ 6,2 %).

Les professions les plus demandées dans les postes vacants

Au premier trimestre de 2026, on compte environ 28 600 postes vacants pour les 10 professions les plus demandées, ce qui constitue environ 26 % du total des postes vacants. Parmi ces postes, un peu plus de la moitié sont peu exposées à l’intelligence artificielle (IA), tandis qu’environ 27 % y sont hautement exposées (avec complémentarité élevée) et que 22 % y sont hautement exposées (avec complémentarité faible).

Les professions de la santé et des services sociaux affichent cette fois encore un nombre élevé de postes vacants (environ 13 800), ce qui représente à peu près 13 % de tous les postes à pourvoir. Plus précisément, il reste notamment à pourvoir environ 4 900 postes d’infirmier(-ière)s autorisé(e)s et d’infirmier(-ière)s autorisé(e)s psychiatriques, 4 300 postes d’aides-infirmier(-ière)s, d’aides-soignant(e)s et de préposé(e)s aux bénéficiaires, 2 700 postes d’éducateur(-trice)s et d’aides-éducateur(-trice)s de la petite enfance ainsi que près de 1 900 postes de travailleur(-euse)s des services sociaux et communautaires.

On recherche aussi notamment plus de 4 900 serveur(-euse)s au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé, de même que près de 2 800 vendeur(-euse)s dans le commerce de détail et plus de 2 200 conducteur(-trice)s de camions de transport.

Les 10 professions pour lesquelles il y a le plus de postes vacants au Québec au 1er trimestre en 2026 et leur degré d'exposition à l'IA

Profession Nombre de postes vacants Degré d'exposition à l'IA

Infirmier(-ière)s autorisé(e)s et infirmier(-ière)s autorisé(e)s psychiatriques 4 922 Fortement exposée à l’IA avec complémentarité élevée
Serveur(-euse)s au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé 4 909 Faiblement exposée à l’IA
Aides-infirmier(-ière)s, aides-soignant(e)s et préposé(e)s aux bénéficiaires 4 261 Faiblement exposée à l’IA
Vendeur(-euse)s – commerce de détail 2 763 Fortement exposée à l’IA avec faible complémentarité
Éducateur(-trice)s et aides-éducateur(-trice)s de la petite enfance 2 743 Fortement exposée à l’IA avec complémentarité élevée
Conducteur(-trice)s de camions de transport 2 211 Faiblement exposée à l’IA
Travailleur(-euse)s des services sociaux et communautaires 1 882 Fortement exposée à l’IA avec faible complémentarité
Adjoint(e)s administratif(-ive)s 1 722 Fortement exposée à l’IA avec faible complémentarité
Garnisseur(-euse)s de tablettes, commis et préposé(e)s aux commandes dans les magasins 1 635 Faiblement exposée à l’IA
Cuisinier(-ière)s 1 553 Faiblement exposée à l’IA

Source
Statistique Canada, Enquête sur les postes vacants et les salaires. Adaptation par l'Institut de la statistique du Québec.

Légende
IA+ Profession hautement exposée à l'IA avec complémentarité élevée.
IA! Profession hautement exposée à l'IA avec faible complémentarité.
IA Profession faiblement exposée à l'IA.

Tableaux de données

Nombre de postes vacants, répartition des postes vacants, taux de postes vacants et taux horaire moyen des postes vacants, données trimestrielles non désaisonnalisées, résultats selon diverses caractéristiques, Québec

Nombre de postes vacants, taux de postes vacants et taux horaire moyen des postes vacants, données trimestrielles non désaisonnalisées, régions administratives et ensemble du Québec 

Source des données et méthodologie

Les données sur les postes vacants proviennent de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) de Statistique Canada. L’EPVS recueille des données sur le nombre de postes vacants selon la profession et la région économique, sur une base trimestrielle. D’autres renseignements sont aussi disponibles selon la profession, tels que la moyenne du salaire horaire offert, la proportion de postes vacants à temps plein et à temps partiel, la durée de la vacance des postes, ainsi que les niveaux de scolarité et d’expérience recherchés pour le poste. En savoir plus sur l’enquête.

Population cible

Tous les emplacements des entreprises qui exercent leurs activités au Canada et qui comptent un employé ou plus, à l’exception des organismes religieux, des ménages privés, des administrations publiques fédérale, provinciales et territoriales, des organismes publics internationaux et des autres organismes publics extraterritoriaux.

Concept de poste vacant

Renvoie au fait que l’employeur cherche activement un travailleur à l’extérieur de l’organisation afin de pourvoir un poste. Selon le guide de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (2020) de Statistique Canada, un poste est vacant s’il satisfait à toutes les conditions suivantes :

  • il est vacant à la date de référence (première journée du mois) ou le deviendra au cours du mois;
  • il y a des tâches à accomplir durant le mois pour le poste en question;
  • l’employeur cherche activement à recruter à l’extérieur de l’organisation afin de pourvoir le poste.

Taux de poste vacant

Le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail, c’est-à-dire l’ensemble des postes occupés et des postes vacants.

Salaire horaire du poste vacant

Le salaire horaire du poste vacant exclut les heures supplémentaires, les pourboires, les commissions et les primes.

L’exposition à l’intelligence artificielle

Professions faiblement exposées : les professions présentant une faible exposition concernent les emplois qui sont susceptibles d’être le moins exposés à la transformation des emplois liés à l’IA, par exemple les coiffeur(-euse)s, les pompier(-ière)s, les cuisinier(-ière)s ou encore les dentistes et les chiropraticien(ne)s.

Professions hautement exposées avec forte complémentarité : les professions présentant une haute exposition à l’IA et une grande complémentarité sont celles qui pourraient tirer profiter de cette technologie, par exemple les chimistes, les psychologues et les architectes, de même que les annonceur(-euse)s ou encore les directeur(-trice)s des services de génie ou d’hébergement.

Professions hautement exposées avec faible complémentarité : les professions présentant une haute exposition à l’IA, mais avec une faible complémentarité sont celles dont les tâches pourraient être transformées ou effectuées par cette technologie, par exemple les vérificateur(-trice)s comptables, les réceptionnistes, les spécialistes en informatiques et les concepteur(-trice)s Web ainsi que les conseiller(-ère)s en voyage.

Pour en savoir plus sur l’exposition des professions à l’intelligence artificielle, consultez l’analyse L’exposition potentielle des professions à l’intelligence artificielle au Québec en 2025 et l’étude Estimations expérimentales de l’exposition professionnelle potentielle à l’intelligence artificielle au Canada.

Avertissement

À moins d’indication contraire, les écarts statistiques observés dans l’analyse des postes vacants sont tous significatifs au seuil de 5 %.

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