Mise à jour : 17 septembre 2026
Dans cette page :
Portrait général des postes vacants au Québec et évolution
Postes vacants selon la province, le territoire et la région
Postes vacants selon l’industrie
Rémunération offerte dans les postes vacants
Portrait général des postes vacants au Québec et évolution
Au deuxième trimestre de 2026, on dénombre environ 123 700 postes vacants au Québec, alors qu’il y en avait près de 109 100 au premier trimestre. De plus, on en compte à peu près autant qu’au deuxième trimestre de 2025 (123 800). En comparaison, il y en avait environ deux fois moins qu’au deuxième trimestre de 2022 (254 600), une année marquée par un fort nombre de postes vacants.
On compte environ 3 873 200 employées et employés salariés au deuxième trimestre de 2026, un nombre relativement proche de ce qu’on observait au même trimestre de 2025 (3 863 800).
Le taux de postes vacants, soit le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail, est de 3,1 % au deuxième trimestre de 2026. Il est donc relativement proche du taux observé au dernier trimestre (2,8 %), et égal à celui noté au deuxième trimestre de 2025. Le taux de postes vacants était d’environ 6,4 % au deuxième trimestre de 2022; il a donc diminué de plus de la moitié depuis.
Régime de travail et statut d’emploi
Au deuxième trimestre de 2026, il y a près de 97 600 postes vacants à temps plein et plus de 26 100 postes vacants à temps partiel. Comparativement au deuxième trimestre de 2025, le nombre de postes vacants à temps plein et à temps partiel est resté stable. Le nombre de postes vacants permanents (environ 103 200) et de postes vacants temporaires (20 500) est aussi demeuré stable.
Niveau d’étude et nombre d’années d’expérience exigés
Au deuxième trimestre de 2026, environ 56 600 postes vacants demandent au plus un diplôme d’études secondaires, 45 300 requièrent au moins un diplôme d’études postsecondaires et 21 900 exigent un diplôme d’études universitaires. Par rapport au deuxième trimestre de 2025, le nombre de postes vacants demandant au plus une formation de niveau secondaire a augmenté (+ 6,9 % environ), tandis que le nombre de postes vacants exigeant une formation de niveau postsecondaire ou universitaire a diminué (respectivement – 3,7 % et – 8,3 %).
Ce trimestre, il y a environ 255 200 personnes au chômage au Québec, dont 87 200 ont tout au plus un diplôme d’études secondaires, 106 900 ont au moins un diplôme d’études postsecondaires et 61 100, un diplôme d’études universitaires (données non présentées). Dans l’ensemble, le ratio entre le nombre de personnes au chômage et le nombre de postes vacants s’établit à 2,1, ce qui signifie qu’il y a en moyenne plus de deux personnes au chômage pour chaque poste vacant. Pour le deuxième trimestre de 2026, ce ratio est d’environ 1,5 pour les postes vacants demandant au plus un diplôme d’études secondaires, de 2,4 pour ceux qui requièrent au moins un diplôme d’études postsecondaires et de 2,8 pour ceux exigeant des études universitaires.
Entre le deuxième trimestre de 2025 et le deuxième trimestre de 2026, le nombre de postes vacants nécessitant moins d’une année d’expérience est resté plutôt stable (environ 62 200), mais on en compte moins exigeant entre une et trois années d’expérience (45 000). Par ailleurs, le nombre de postes vacants exigeants plus de trois années s'établit à environ 16 600.
Professions exposées à l’IA
Au deuxième trimestre de 2026, près de 55 % des postes vacants se trouvent parmi les professions faiblement exposées à l’intelligence artificielle (IA), alors que les autres se répartissent à peu près également entre celles hautement exposées à l’IA avec une forte complémentarité et celles hautement exposées à l’IA, mais avec une faible complémentarité.
Ce trimestre, le nombre de postes vacants dans les professions faiblement exposées à l’intelligence artificielle (IA) se fixe à près de 64 800 et a augmenté d’environ 2,4 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. On fait référence ici entre autres aux coiffeurs(-euse)s, aux pompier(-ière)s, aux cuisinier(ière)s ou encore aux dentistes et aux chiropraticien(ne)s.
Dans les professions fortement exposées à l’IA, mais qui sont assorties d’une forte complémentarité et qui pourraient donc tirer profit de cette technologie, le nombre diminue de l’ordre de 11 %, et s’établit à environ 28 500. Ces professions regroupent notamment les chimistes, les psychologues et les architectes, de même que les annonceur(-euse)s ou encore les directeur(-trice)s de services de génie ou d’hébergement.
Quant au nombre de postes vacants dans les professions fortement exposées à l’IA avec une faible complémentarité, il a augmenté de 7,0 %, et l’on en dénombre environ 30 100 au deuxième trimestre de 2026. Les professions associées à ces postes vacants comportent des tâches qui pourraient être éventuellement effectuées par l’IA. On y trouve par exemple les vérificateur(-trice)s comptables, les réceptionnistes, les spécialistes en informatiques et les concepteur(-trice)s Web ainsi que les conseiller(-ère)s en voyage.
Durée de la vacance et constance du recrutement
Entre le deuxième trimestre de 2026 et le même trimestre de l’année précédente, on remarque que le nombre de postes vacants depuis moins de 30 jours a diminué (– 7,2 %), alors qu’il a augmenté pour ceux restés vacants depuis 30 à 89 jours (8,7 %). Par ailleurs, il y a à peu près autant de postes vacants depuis 90 jours ou plus qu’au deuxième trimestre de 2025.
Entre ces deux trimestres, le nombre de postes vacants en recrutement constant affiche une baisse d’environ 6 000 (– 10 %), tandis que le nombre de postes vacants sans recrutement constant a augmenté d’à peu près autant (+ 5 900).
Postes vacants selon la province, le territoire et la région
Au Canada
Le taux de postes vacants est également de 3,1 % dans l’ensemble du Canada au deuxième trimestre de 2026, et il est aussi égal à ce qu’on avait observé au même trimestre de 2025. Parmi les autres provinces les plus populeuses du Canada, on observe des taux de postes vacants qui se situent assez près de celui noté dans l’ensemble du Canada, soit de 2,7 % en Ontario, de 3,1 % en Alberta et de 3,5 % en Colombie-Britannique. Dans les autres provinces et territoires, il varie entre 2,2 % (Nunavut) et 5,1 % (Territoires du Nord-Ouest).
Dans les régions du Québec
Au deuxième trimestre de 2026, on trouve un peu plus de la moitié des postes vacants dans trois régions : la Capitale-Nationale (11 800), la Montérégie (19 100) et Montréal (33 500). À l’opposé, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine compte un peu moins de 1 300 postes vacants.
Comme pour l’ensemble du Québec, le nombre de postes vacants n’a pas varié de manière statistiquement significative dans la plupart des régions entre le deuxième trimestre de 2025 et le deuxième trimestre de 2026. Il a cependant augmenté d’environ 28 % dans le Bas-Saint-Laurent et de près de 19 % dans les Laurentides.
Quant au taux de postes vacants, il est également resté stable dans presque toutes les régions, et il varie entre 2,6 % (Montréal) et 4,6 % (Abitibi-Témiscamingue). Le taux de postes vacants est par ailleurs en hausse dans cette dernière région (+ 0,6 point environ) de même que dans les Laurentides (+ 0,5 point).
Postes vacants selon l’industrie
Près de 55 % de tous les postes vacants se répartissent dans quatre industries au deuxième trimestre de 2026 : le commerce de détail (environ 13 200), la fabrication (14 900), les services d’hébergement et de restauration (12 700) et les soins de santé et l’assistance sociale (26 900). Cette dernière industrie représente d’ailleurs à elle seule plus du cinquième de tous les postes vacants.
Entre le deuxième trimestre de 2026 et le même trimestre de 2025, le nombre de postes vacants est resté stable dans la majorité des industries. Il a toutefois diminué dans les industries des administrations publiques (environ – 400; – 15 %) et des soins de santé et de l’assistance sociale (– 4 300; – 14 %), alors qu’il a augmenté dans l’industrie de la fabrication (+ 1 600; + 12 % environ) et dans celle du commerce de détail (+ 2 200; + 20 %).
Le taux de postes vacants est aussi demeuré stable dans la plupart des industries. Il a cependant diminué d’environ un demi-point dans celle des administrations publiques et dans celle des soins de santé et de l’assistance sociale. Par ailleurs, le taux de postes vacants a augmenté de près d’un demi-point dans les industries de la fabrication et du commerce de détail.
Rémunération offerte dans les postes vacants
La rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants est d’environ 28,60 $ au deuxième trimestre de 2026. Cela représente une hausse de 0,35 $ (+ 1,2 %) par rapport au même trimestre de 2025, mais elle n’est pas significative sur le plan statistique. En comparaison, la rémunération horaire moyenne pour l’ensemble des employées et employés salariés atteint 36,45 $ au deuxième trimestre de 2026, ce qui constitue une hausse de 5,1 % par rapport au deuxième trimestre de 2025. L’inflation est estimée à 3,3 % durant cette période.
On note un accroissement relatif de la rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants dans quatre industries :
- les administrations publiques (+ 5,7 %);
- l’information et la culture (+ 21 %);
- les services d’enseignement (+ 3,3 %);
- les services d’hébergement et de restauration (+ 5,1 %).
Rémunération selon la scolarité
Au deuxième trimestre de 2026, la rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants s’établit à environ 22,25 $ pour les postes vacants nécessitant au plus une formation de niveau secondaire, à 30,10 $ pour ceux exigeant au moins une formation postsecondaire et à 41,90 $ pour ceux requérant une formation universitaire. Par rapport au deuxième trimestre de 2025, cela représente des hausses respectives d’environ 2,0 %, 2,6 % et 3,6 %.
Rémunération selon la région
Au deuxième trimestre de 2026, dans les régions administratives du Québec, la rémunération moyenne offerte pour les postes vacants varie entre 25,65 $ (Laurentides) et 31,45 $ (Montréal). Entre le deuxième trimestre de 2025 et le deuxième trimestre de 2026, elle s’est accrue dans deux régions : Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (+ 8,5 %) et Lanaudière (+ 6,8 %).
Les professions les plus demandées dans les postes vacants
Au deuxième trimestre de 2026, on compte environ 33 800 postes vacants pour les 10 professions les plus demandées, ce qui constitue environ 27 % du total des postes vacants. Parmi ces postes, plus de la moitié sont peu exposées à l’intelligence artificielle (IA), tandis qu’un peu plus de 22 % y sont hautement exposées (avec complémentarité élevée) et que près de 23 % y sont hautement exposées (avec complémentarité faible).
Les professions de la santé et des services sociaux affichent cette fois encore un nombre élevé de postes vacants (environ 14 200), ce qui représente un peu plus de 42 % des professions les plus demandées. Plus précisément, il reste notamment à pourvoir environ 5 300 postes d’infirmier(-ière)s autorisé(e)s et d’infirmier(-ière)s autorisé(e)s psychiatriques, 4 600 postes d’aides-infirmier(-ière)s, d’aides-soignant(e)s et de préposé(e)s aux bénéficiaires, 2 300 postes d’éducateur(-trice)s et d’aides-éducateur(-trice)s de la petite enfance ainsi que près de 2 100 postes de travailleur(-euse)s des services sociaux et communautaires.
On recherche aussi notamment plus de 8 900 cuisinier(-ière)s, serveur(-euse)s au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé, de même que plus de 3 800 vendeur(-euse)s dans le commerce de détail et plus de 2 700 conducteur(-trice)s de camions de transport.
Les 10 professions pour lesquelles il y a le plus de postes vacants au Québec au 1er trimestre en 2026 et leur degré d'exposition à l'IA
| Profession | Nombre de postes vacants | Degré d'exposition à l'IA | ||
|---|---|---|---|---|
| Serveur(-euse) au comptoir, aide de cuisine et personnel de soutien assimilé | 6 615 | |||
| Infirmier(-ière) autorisé(e) et infirmier(-ière) autorisé(e) psychiatrique | 5 290 | |||
| Aide-infirmier(-ière), aides-soignant(e) et préposé(e) aux bénéficiaires | 4 610 | |||
| Vendeur(-euse) – commerce de détail | 3 825 | |||
| Conducteur(-trice) de camion de transport | 2 730 | |||
| Cuisinier(-ière) | 2 315 | |||
| Éducateur(-trice) et aide-éducateur(-trice) de la petite enfance | 2 270 | |||
| Préposé(e) à l’entretien ménager et au nettoyage - travaux légers | 2 205 | |||
| Travailleur(-euse) des services sociaux et communautaires | 2 070 | |||
| Agent(e) d'administration | 1 845 | |||
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Source |
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Tableaux de données
Source des données et méthodologie
Les données sur les postes vacants proviennent de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) de Statistique Canada. L’EPVS recueille des données sur le nombre de postes vacants selon la profession et la région économique, sur une base trimestrielle. D’autres renseignements sont aussi disponibles selon la profession, tels que la moyenne du salaire horaire offert, la proportion de postes vacants à temps plein et à temps partiel, la durée de la vacance des postes, ainsi que les niveaux de scolarité et d’expérience recherchés pour le poste. En savoir plus sur l’enquête.
Population cible
Tous les emplacements des entreprises qui exercent leurs activités au Canada et qui comptent un employé ou plus, à l’exception des organismes religieux, des ménages privés, des administrations publiques fédérale, provinciales et territoriales, des organismes publics internationaux et des autres organismes publics extraterritoriaux.
Concept de poste vacant
Renvoie au fait que l’employeur cherche activement un travailleur à l’extérieur de l’organisation afin de pourvoir un poste. Selon le guide de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (2020) de Statistique Canada, un poste est vacant s’il satisfait à toutes les conditions suivantes :
- il est vacant à la date de référence (première journée du mois) ou le deviendra au cours du mois;
- il y a des tâches à accomplir durant le mois pour le poste en question;
- l’employeur cherche activement à recruter à l’extérieur de l’organisation afin de pourvoir le poste.
Taux de poste vacant
Le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail, c’est-à-dire l’ensemble des postes occupés et des postes vacants.
Salaire horaire du poste vacant
Le salaire horaire du poste vacant exclut les heures supplémentaires, les pourboires, les commissions et les primes.
L’exposition à l’intelligence artificielle
Professions faiblement exposées : les professions présentant une faible exposition concernent les emplois qui sont susceptibles d’être le moins exposés à la transformation des emplois liés à l’IA, par exemple les coiffeur(-euse)s, les pompier(-ière)s, les cuisinier(-ière)s ou encore les dentistes et les chiropraticien(ne)s.
Professions hautement exposées avec forte complémentarité : les professions présentant une haute exposition à l’IA et une grande complémentarité sont celles qui pourraient tirer profiter de cette technologie, par exemple les chimistes, les psychologues et les architectes, de même que les annonceur(-euse)s ou encore les directeur(-trice)s des services de génie ou d’hébergement.
Professions hautement exposées avec faible complémentarité : les professions présentant une haute exposition à l’IA, mais avec une faible complémentarité sont celles dont les tâches pourraient être transformées ou effectuées par cette technologie, par exemple les vérificateur(-trice)s comptables, les réceptionnistes, les spécialistes en informatiques et les concepteur(-trice)s Web ainsi que les conseiller(-ère)s en voyage.
Pour en savoir plus sur l’exposition des professions à l’intelligence artificielle, consultez l’analyse L’exposition potentielle des professions à l’intelligence artificielle au Québec en 2025 et l’étude Estimations expérimentales de l’exposition professionnelle potentielle à l’intelligence artificielle au Canada.
Avertissement
À moins d’indication contraire, les écarts statistiques observés dans l’analyse des postes vacants sont tous significatifs au seuil de 5 %.
