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Les postes vacants au Québec par trimestre (in French only)

3e trimestre de 2025


Mise à jour :
17 décembre 2025

Portrait général des postes vacants au Québec et évolution

Au troisième trimestre de 2025, on dénombre un peu plus de 114 600 postes vacants au Québec, et le nombre d’emplois salariés se fixe à près de 3 905 000. Par rapport au même trimestre de 2024, le nombre de postes vacants a diminué d’un peu moins de 13 300 (– 10 %), tandis que le nombre d’emplois salariés a peu varié.

Cela entraîne une réduction du taux de postes vacants (le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail), qui passe de 3,2 % à 2,9 % durant la même période. En comparaison, le taux de postes vacants était de 3,8 % au deuxième trimestre de 2019, soit quelques mois avant la pandémie.

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Régime de travail et le statut d’emploi

Au troisième trimestre de 2025, il y a environ 90 600 postes vacants à temps plein et 24 100 postes vacants à temps partiel. Comparativement au troisième trimestre de 2024, le nombre de postes vacants à temps plein a diminué d’environ 10 200 (– 10 %), et le nombre de postes vacants à temps partiel, de près de 3 100 (– 11 %).

En outre, le nombre de postes vacants permanents a diminué de 10 200 (– 9 %) par rapport au même trimestre de l’année précédente, pour s’établir à environ 100 300 au troisième trimestre de 2025. Le nombre de postes vacants temporaires a diminué de près de 3 100 (– 18 %), pour se fixer à environ 14 400.

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Niveau d’étude et nombre d’années d’expérience exigés

Au troisième trimestre de 2025, environ 48 900 postes vacants demandent au plus un diplôme d’études secondaires, 43 600 requièrent au moins un diplôme d’études postsecondaires et 22 200 exigent un diplôme d’études universitaires. Par rapport au troisième trimestre de 2024, on constate des baisses du nombre de postes vacants dans chacun des niveaux d’études analysés (respectivement – 9 %, – 12 % et – 11 %).

Ce trimestre, il y a environ 269 300 personnes au chômage, dont 90 100 ont tout au plus un diplôme d’études secondaires, 106 300 ont au moins un diplôme d’études postsecondaires et 72 900, un diplôme d’études universitaires. Dans l’ensemble, le ratio entre le nombre de personnes au chômage et le nombre de postes vacants s’établit à 2,3, ce qui signifie qu’il y a en moyenne plus de deux personnes au chômage pour chaque poste vacant. Pour le troisième trimestre de 2025, ce ratio est du même ordre pour les postes qui requièrent au moins un diplôme d’études postsecondaires (2,4), alors qu’il est plus faible pour les postes vacants demandant au plus un diplôme d’études secondaires (1,8), mais plus élevé pour ceux exigeant des études universitaires (3,3).

Entre le troisième trimestre de 2024 et le troisième trimestre de 2025, le nombre de postes vacants nécessitant moins d’une année d’expérience a diminué d’environ 23 % ou l’équivalent d’environ 14 300 postes vacants en moins. On compte ainsi environ 48 000 postes vacants dans ce groupe.

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Durée de la vacance et constance du recrutement

Entre le troisième trimestre de 2025 et le même trimestre de l’année précédente, on remarque que le nombre de postes qui sont vacants depuis au moins 90 jours a chuté d’un peu plus de 9 900 (– 22 %). Le nombre de postes restés vacants entre 30 et 89 jours a également diminué, mais dans une moindre mesure (– 3 800; – 11 %).

Entre ces deux trimestres, le nombre de postes vacants en recrutement constant affiche une baisse d’environ 9 100 (– 15 %). Le nombre de postes vacants sans recrutement constant a aussi diminué, mais moins fortement (– 4 100; – 6 %).

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Postes vacants selon la province, le territoire et la région

Au Canada

Le taux de postes vacants est estimé à 2,9 % pour l’ensemble du Canada au troisième trimestre de 2025, soit le même taux qu’au Québec. Cela représente une baisse d’un peu moins d’un demi-point de pourcentage par rapport au même trimestre de 2024 (3,2 %). Parmi les autres provinces les plus populeuses du Canada, on observe des taux de postes vacants un peu moins élevé en Ontario (2,6 %), mais plus élevé en Colombie-Britannique (3,4 %). L’Alberta présente un taux identique à celui du Québec (2,9 %). Dans les provinces et territoires, il varie entre 2,2 % (Terre-Neuve-et-Labrador) et 4,2 % (Territoires du Nord-Ouest).

Dans les régions du Québec

Au troisième trimestre de 2025, on trouve un peu plus de la moitié des postes vacants dans trois régions : la Capitale-Nationale (10 300), la Montérégie (18 000) et Montréal (34 400).

Le nombre de postes vacants a diminué dans cinq régions administratives, comparativement au même trimestre de 2024. Les baisses les plus importantes sont notées dans les régions de l’Estrie (– 2 000) et dans les Laurentides (– 2 000). De plus, quatre régions enregistrent des baisses relatives de plus de 20 % : l’Estrie (– 24 %), les Laurentides (– 24 %), l’Outaouais (– 35 %) et le Saguenay-Lac-Saint-Jean (– 22 % environ).

Le taux de postes vacants a diminué dans au moins quatre régions entre le troisième trimestre de 2025 et celui de l’année précédente. Une diminution d’environ un point de pourcentage est notée dans les régions suivantes : l’Estrie, les Laurentides et l’Outaouais.

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Postes vacants selon l’industrie

Plus de 50 % de tous les postes vacants se répartissent dans quatre industries au troisième trimestre de 2025 : le commerce de détail (environ 11 300), la fabrication (12 200), les services d’hébergement et de restauration (10 000) et les soins de santé et l’assistance sociale (28 000). D’ailleurs, cette dernière industrie représente à elle seule le quart de tous les postes vacants.

Le nombre de postes vacants a diminué dans au moins cinq industries, dont : la finance, les assurances et les services immobiliers et services de location à bail (– 1 400; – 24 %), les services d’enseignement (– 800; – 18 %) et les soins de santé et l’assistance sociale (– 9 500; – 25 %). Par contre, notons qu’il y a une croissance du nombre de postes vacants dans la construction d’environ 2 200, ou en termes relatifs, d’environ 30 %.  

Quant au taux de postes vacants, il a diminué dans au moins sept industries, en particulier dans celle des soins de santé et de l’assistance sociale (– 1,6 point), où il s’établit à environ 4,7 % au troisième trimestre de 2025. Par ailleurs, seul le taux de postes vacants de l’industrie de la construction s’est accru entre les deux trimestres comparés, soit de près d’un point de pourcentage, pour s’établir à environ 3,6 %.

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Rémunération offerte dans les postes vacants

La rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants est d’environ 28,40 $ au troisième trimestre de 2025. Cela représente une hausse de 0,95 $ (+ 3,5 %) par rapport au même trimestre de l’an dernier. En comparaison, la rémunération horaire moyenne pour l’ensemble des emplois salariés atteint 35,13 $ au troisième trimestre de 2025, ce qui constitue une hausse de 3,5 % par rapport au troisième trimestre de 2024. En comparaison, l’inflation est estimée à 2,8 % durant cette période.

On note un accroissement relatif de la rémunération horaire moyenne offerte pour les postes vacants dans au moins huit industries, et trois d’entre elles affichent des hausses de 8 % ou plus :

  • industries primaires et services publics (+ 9 %);
  • finance et assurances et services immobiliers et services de location et de location à bail (+ 9 %);
  • gestion des sociétés et d’entreprises (+ 8 %).

Rémunération selon la scolarité

Au troisième trimestre de 2025, la rémunération horaire moyenne s’établit à environ 22,08 $ pour les postes vacants nécessitant au plus une formation de niveau secondaire, ce qui constitue une augmentation d’environ 3,9 % comparativement au même trimestre de l’an dernier.

La rémunération horaire moyenne s’est également accrue pour les postes vacants requérant au plus une formation de niveau postsecondaire (+ 3,9 %) ou une formation universitaire (+ 2,9 %), ce qui élève la rémunération horaire moyenne pour ces postes à respectivement 29,65 $ et 39,84 $.

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Rémunération selon la région

Au Québec, au troisième trimestre de 2025, la rémunération offerte en moyenne pour les postes vacants varie entre 25,25 $ (Bas-Saint-Laurent) et 30,65 $ (Montréal). Entre le troisième trimestre de 2024 et le troisième trimestre de 2025, elle s’est accrue dans cinq régions administratives. Deux d’entre elles présentent des hausses relatives d’au moins 8 % : le Centre-du-Québec (+ 11 %) ainsi que la Côte-Nord et le Nord-du-Québec (+ 8 %).

Les professions les plus demandées dans les postes vacants

Au troisième trimestre de 2025, on compte environ 33 100 postes vacants pour les 10 professions les plus demandées, ce qui constitue environ 29 % du total des postes vacants.

Les professions de la santé et des services sociaux affichent cette fois encore un nombre élevé de postes vacants (environ 14 700), ce qui représente près de 13 % de tous les postes à pourvoir. Plus précisément, il reste à pourvoir environ 5 100 postes d’infirmier(-ière)s autorisé(e)s et d’infirmier(-ière)s autorisé(e)s psychiatriques, 5 300 postes d’aides-infirmier(-ière)s, d’aides-soignant(e)s et de préposé(e)s aux bénéficiaires ainsi que 2 700 postes d’éducateur(-trice)s et d’aides-éducateur(-trice)s de la petite enfance.

On trouve également un nombre important de postes vacants dans le domaine de la restauration notamment. En effet, au troisième trimestre de 2025, on recherche près de 5 500 serveur(-euse)s au comptoir, aides de cuisine et personnel de soutien assimilé, et environ 2 000 cuisinier(-ière)s. Par ailleurs, le nombre de postes de vacants de vendeur(-euse)s – commerce de détail se fixe à 3 600.

Tableaux de données

Nombre de postes vacants, répartition des postes vacants, taux de postes vacants et taux horaire moyen des postes vacants, données trimestrielles non désaisonnalisées, résultats selon diverses caractéristiques, Québec

Nombre de postes vacants, taux de postes vacants et taux horaire moyen des postes vacants, données trimestrielles non désaisonnalisées, régions administratives et ensemble du Québec 

 

Source des données et méthodologie

Les données sur les postes vacants proviennent de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) de Statistique Canada. L’EPVS recueille des données sur le nombre de postes vacants selon la profession et la région économique, sur une base trimestrielle. D’autres renseignements sont aussi disponibles selon la profession, tels que la moyenne du salaire horaire offert, la proportion de postes vacants à temps plein et à temps partiel, la durée de la vacance des postes, ainsi que les niveaux de scolarité et d’expérience recherchés pour le poste. En savoir plus sur l’enquête.

Population cible

Tous les emplacements des entreprises qui exercent leurs activités au Canada et qui comptent un employé ou plus, à l’exception des organismes religieux, des ménages privés, des administrations publiques fédérale, provinciales et territoriales, des organismes publics internationaux et des autres organismes publics extraterritoriaux.

Concept de poste vacant

Renvoie au fait que l’employeur cherche activement un travailleur à l’extérieur de l’organisation afin de pourvoir un poste. Selon le guide de l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (2020) de Statistique Canada, un poste est vacant s’il satisfait à toutes les conditions suivantes :

  • il est vacant à la date de référence (première journée du mois) ou le deviendra au cours du mois;
  • il y a des tâches à accomplir durant le mois pour le poste en question;
  • l’employeur cherche activement à recruter à l’extérieur de l’organisation afin de pourvoir le poste.

Taux de poste vacant

Le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail, c’est-à-dire l’ensemble des postes occupés et des postes vacants.

Salaire horaire du poste vacant

Le salaire horaire du poste vacant exclut les heures supplémentaires, les pourboires, les commissions et les primes.

Avertissement

À moins d’indication contraire, les écarts statistiques observés dans l’analyse des postes vacants sont tous significatifs au seuil de 5 %.

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