Faits saillants tirés du Bilan démographique du Québec. Édition 2025
Diffusion : 8 mai 2025
En 2024, les mouvements migratoires avec l’extérieur du Québec (migrations internationales et interprovinciales) ont ajouté 156 700 personnes à la population québécoise. Ce gain net est l’un des plus élevés jamais enregistrés, mais il constitue une baisse par rapport au record de 193 000 personnes en 2023.
Cette baisse s’explique par une réduction des gains au chapitre des migrations internationales, qui met un terme à deux années de forte hausse de celles-ci. Le solde migratoire international, qui tient compte de l’immigration permanente et temporaire, atteint 158 600 personnes en 2024, comparativement à 200 300 en 2023.
Migrations internationales et interprovinciales, Québec, 2000-2024
Les gains de population attribuables aux résidents non permanents ont dépassé ceux liés aux immigrants permanents
Le nombre de résidents non permanents (RNP) présents au Québec a augmenté de 103 700 personnes en 2024. Cette hausse porte leur effectif total à 616 600 personnes au 1er janvier 2025. Les RNP sont principalement des travailleurs étrangers temporaires, des étudiants internationaux et des demandeurs d’asile.
Les gains de population attribuables aux RNP ont de nouveau dépassé ceux liés aux immigrants permanents en 2024, mais ils ont été moindres qu’en 2023 (152 100), d’où la baisse du solde migratoire international.
Le nombre d’immigrants permanents admis en 2024 s’établit à 59 500 personnes, soit un peu plus que l’année précédente (52 800).
En 2024, 48 % des admissions permanentes ont été octroyées à des personnes ayant déjà eu le statut de RNP. Cette part tournait autour de 20 % au début de la décennie 2010.
Des gains de la même ampleur que ceux du reste du Canada
Au prorata de la population, les gains migratoires internationaux enregistrés par le Québec en 2024 sont pour une rare fois de la même ampleur que ceux du reste du Canada, alors qu’ils sont généralement inférieurs.
Dans les deux cas, les gains ont diminué par rapport à 2023, mais la baisse a été plus forte à l’extérieur du Québec, d’où le rapprochement des taux. Toutes proportions gardées, le Québec a accueilli deux fois moins d’immigrants permanents que le reste du Canada en 2024, mais a fait des gains plus élevés au chapitre de l’immigration temporaire.
Les demandeurs d’asile sont davantage représentés au Québec qu’au Canada
Les travailleurs étrangers temporaires forment le groupe de RNP le plus nombreux au Québec comme au Canada. Leur part parmi les RNP est toutefois plus faible au Québec que dans les autres provinces. Il en va de même pour la part des étudiants internationaux.
En revanche, les demandeurs d’asile sont davantage représentés au Québec. Il en résulte que selon l’estimation au 1er janvier 2025, le Québec compterait 40 % des demandeurs d’asile présents au Canada, 19 % des travailleurs temporaires et 12 % des étudiants internationaux.
Effectifs de résidents non permanents selon le type, Québec, 1er juillet 2021 au 1er janvier 2025
Des gains qui se concentrent chez les 20 à 34 ans
Les gains de population engendrés par les migrations internationales se concentrent chez les 20 à 34 ans. Le nombre d’admissions permanentes atteint un sommet chez les 30-34 ans, alors que chez les RNP, les plus forts gains nets s’observent chez les 20-24 ans.
Migrations internationales selon le groupe d’âge, Québec, 2023-2024
L’immigration économique
Parmi les 59 500 immigrants permanents admis en 2024, l’immigration économique forme le groupe le plus important et comprend 69 % d’entre eux. La catégorie « regroupement familial » représente 17 % des admissions, et celle des « réfugiés et personnes en situation semblable » en regroupe 12 %.
Le Cameroun en tête des pays d’origine des immigrants permanents
Le Cameroun (15 %) arrive pour la première fois en tête des pays d’origine des immigrants permanents en 2024, devant la France (12 %), la Chine (8 %), la Tunisie (7 %), l’Algérie (6 %) et le Maroc (5 %).
Des pertes migratoires interprovinciales de faible ampleur
Les pertes migratoires interprovinciales du Québec avec le reste du Canada sont estimées à − 1 900 personnes en 2024, alors qu’elles étaient de − 7 300 personnes en 2023. Les pertes ont grandement diminué depuis le milieu des années 2010, où elles atteignaient environ − 14 000 personnes.
Les échanges migratoires avec l’Ontario et l’Alberta ont de nouveau engendré des pertes pour le Québec en 2024, mais d’une ampleur limitée (soldes respectifs de − 2 900 et de − 900 personnes). Avec les autres provinces et territoires, le Québec affiche des soldes de faible ampleur, mais positifs dans l’ensemble.
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