Diffusion : 13 mai 2026
On estime que 78 200 bébés sont nés au Québec en 2025, comparativement à 77 400 en 2024 (+ 800). Cette hausse est de faible ampleur (+ 1 %), et le contexte plus général reste celui d’une baisse du nombre de naissances depuis 2013.
La fécondité demeure parmi les plus faibles de l’histoire du Québec
L’indice synthétique de fécondité est estimé à 1,36 enfant par femme en 2025. Il s’agit d’une légère augmentation par rapport au creux historique de 1,35 enfant par femme survenu en 2024. Néanmoins, l’indice demeure parmi les plus faibles observés au Québec. Le précédent niveau le plus faible avait été enregistré en 1987 et l’indice s’établissait alors aussi à 1,36 enfant par femme. Au cours des dernières années, un maximum de 1,73 enfant par femme a été atteint en 2008 et en 2009. Depuis, la tendance est à la baisse.
Indice synthétique de fécondité, Québec, 1970-2025
Note
Données détaillées disponibles dans le tableau Taux de fécondité selon le groupe d'âge de la mère, indice synthétique de fécondité et âge moyen à la maternité.
Source
Institut de la statistique du Québec.
Comparaison avec le reste du Canada et d’autres pays
La fécondité du Québec est inférieure à celle de certains pays industrialisés, comme les États-Unis et la France, mais elle est largement supérieure à celle d’autres, comme l’Espagne et la Corée du Sud. À l’instar de ce qui s’observe au Québec, une hausse de la fécondité a aussi été observée dans trois des neuf pays où l’on dispose déjà de données pour l’année 2025. Dans les six autres, la baisse a continué. À l’échelle canadienne, la fécondité du Québec est supérieure à celle de la majorité des autres provinces, selon les données de 2024 (les plus récentes disponibles).
La fécondité a été stable ou en légère hausse chez les femmes de 25 ans et plus, et en baisse chez les plus jeunes
La fécondité des Québécoises de 30 à 34 ans, celles qui sont les plus fécondes, a légèrement augmenté en 2025. Elle a aussi un peu augmenté chez les femmes plus âgées, alors qu’elle a continué de diminuer chez les moins de 25 ans. En revanche, la tendance à la baisse observée chez les 25-29 ans depuis près de deux décennies s’est interrompue au cours de la dernière année.
L’âge moyen à la maternité continue d’augmenter
La tendance des femmes à avoir leurs enfants plus tardivement se poursuit et se traduit par une élévation de l’âge moyen à la maternité. Celui-ci se situe à 31,5 ans en 2025, comparativement à 27,3 ans en 1976. En 2025, l’âge moyen des mères à la naissance d’un premier enfant atteint 30,2 ans. Il est de 32,0 ans à la naissance d’un deuxième enfant et de 33,3 ans à la naissance d’un troisième.
Une évolution semblable pour la fécondité masculine, mais à un niveau inférieur
Le nombre d’enfants par homme est estimé à 1,25 en 2025, tout juste au-dessus de celui de 2024 (1,24). Quant à l’âge moyen à la paternité, il est de 34,3 ans en 2025, soit d’environ 3 ans de plus que l’âge moyen à la maternité.
Âge moyen à la paternité et à la maternité, Québec, 1976-2025
Note
Données détaillées disponibles dans le tableau Naissances et taux de fécondité selon l'âge du père, indice synthétique de fécondité masculine et âge moyen à la paternité.
Source
Institut de la statistique du Québec.
La hausse des naissances issues de parents nés à l’étranger a permis d’éviter une baisse globale des naissances en 2025
Le nombre de nouveau-nés ayant au moins un parent né à l’extérieur du Canada a augmenté en 2025, tandis que le nombre de naissances issues de deux parents nés au Canada a diminué, comme c’est généralement le cas depuis quelques années. Dans l’ensemble, 4 bébés sur 10 (42 %) nés au Québec en 2025 ont au moins un parent né dans un autre pays. Cette proportion tend à augmenter au fil du temps; elle était de 21 % en 2000. En 2025, les principaux pays d’origine des parents nés à l’étranger sont l’Algérie, la France, Haïti et le Maroc.
La majorité des nouveau-nés sont issus d’une union libre
En 2023, 54 % des bébés sont nés de mères en union libre, 39 % de mères mariées et 7 %, de mères ne vivant pas en couple. Les naissances issues d’une union libre s’observent plus fréquemment lorsque les mères sont jeunes (63 % en moyenne entre 15 et 29 ans). Elles sont aussi particulièrement répandues lorsque les deux parents sont nés au Canada (71 %).
Répartition des naissances selon la situation conjugale de la mère, Québec, 1998-2023
Notes
Les mères unies légalement par union civile sont incluses parmi les mariées.
L'utilisation d'un nouveau modèle d’imputation pour redistribuer les cas dont l'état matrimonial ou la situation de couple de la mère est non déterminé sur le bulletin de naissance permet de diffuser les nombres et les proportions selon la situation conjugale depuis 1998. Les données de naissances issues de mères mariées et non mariées calculées en fonction de ce nouveau modèle d'imputation diffèrent légèrement de celles diffusées par le passé. Ce changement concerne uniquement le traitement des données; la manière de remplir les bulletins de naissances n’a pas changé.
Données détaillées disponibles dans le tableau Naissances selon la situation conjugale de la mère.
Source
Institut de la statistique du Québec.
Naissances multiples
Les naissances multiples (jumeaux, triplés, etc.) comptent pour près de 3 % de l’ensemble des naissances de 2025. Leur part était d’un peu moins de 2 % en 1980. Le recours accru à des techniques de procréation assistée de même que l’augmentation de l’âge à la maternité sont les raisons avancées pour expliquer cette hausse. La part des naissances multiples a généralement peu bougé depuis le début de la décennie 2010.
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