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    Attentes des entreprises du Québec pour le quatrième trimestre de 2021

    Date de diffusion : 29 avril 2022

    L’Enquête canadienne sur la situation des entreprises (ECSE), quatrième trimestre de 2021, vise à faire état des répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les entreprises, des mesures que celles-ci continuent de mettre en œuvre ainsi que des attentes des entreprises au cours des trois mois à venir ou de l’année à venir sur différents aspects de leurs activités.

    La présente analyse, produite à partir des résultats de l’ECSE, se concentre sur les attentes à court terme des entreprises du Québec concernant notamment les obstacles à surmonter dans les trois mois à venir (surtout ceux liés à la main-d’œuvre et à la chaîne d’approvisionnement en intrants), la rentabilité, les ventes, les prix de vente des biens et services offerts, et le nombre d’employés.

    Elle s’attarde aussi sur la situation financière des entreprises, les mesures envisagées par celles-ci en matière de recrutement, de maintien et de formation de la main-d’œuvre, et leurs plans de relance, de relève ou de survie durant la prochaine année.

    L’ECSE a été réalisée du 1er octobre au 5 novembre 2021 par Statistique Canada.

    Faits saillants

     

    Obstacles au cours des trois mois à venir

    Les attentes des entreprises du Québec pour le quatrième trimestre de 2021 (trois mois suivant la période du 1er octobre au 5 novembre) concernant une liste d’obstacles montrent ce qui suit.

    • Les principaux obstacles identifiés durant les trimestres précédents, notamment ceux associés à la main-d’œuvre et à la chaîne d’approvisionnement en intrants, persistent :
      • La pénurie de main-d’œuvre (47,6%, contre 45,5 % au trimestre précédent);
      • Des difficultés de recrutement d’employés qualifiés (46,2 %, contre 47,6 %);
      • Des difficultés de maintien en poste d’employés qualifiés (33,1 %, contre 31,4 %);
      • Une augmentation du coût des intrants (41,3 %, contre 34,5 %);
      • Des difficultés à acquérir des intrants, des produits ou des fournitures au pays (24,2 %, contre 22,7 %);
      • Des difficultés à acquérir des intrants, des produits ou des fournitures de l’étranger (16,6 %, contre 16,9 %);
      • Des difficultés à assurer le maintien des niveaux des stocks (15,9 %, contre 15,0 %);
      • Des coûts liés au transport (27,7 %, contre 20,3 %);
      • Le coût des assurances (27,7 %, contre 22,0 %);
    • Plus de la moitié des entreprises confrontées à des obstacles liés à la chaîne d’approvisionnement en intrants s’attendent à ce que ceux-ci persistent au-delà de six mois. C’est le cas notamment de :
      • 50,6 % de celles ayant des difficultés à acquérir des intrants, des produits ou des fournitures au pays;
      • 61,5 % de celles ayant des difficultés à acquérir des intrants, des produits ou des fournitures de l’étranger;
      • 48,6 % de celles ayant des difficultés à assurer le maintien des niveaux des stocks.
    Recrutement, maintien en poste et formation dans la prochaine année

    Pour surmonter les obstacles liés à la main-d’œuvre, les entreprises envisagent surtout d’augmenter les salaires et d’encourager leurs employés à suivre une formation en cours d’emploi :

    • 58,1 % vont augmenter les salaires des employés actuels;
    • 33,1 % vont augmenter les salaires des nouveaux employés;
    • 22,2 % vont augmenter les avantages sociaux offerts aux employés actuels;
    • 26,3 % vont encourager les employés à suivre une formation en cours d’emploi;
    • 19,9 % vont accorder aux employés du temps rémunéré pour suivre des programmes d’apprentissage et de perfectionnement.
    Rentabilité et autres indicateurs de performance durant les trois mois à venir

    Les attentes des entreprises du Québec pour le quatrième trimestre de 2021 (trois mois suivant la période du 1er octobre au 5 novembre) sont plus ou moins optimistes qu’au trimestre précédent selon l’indicateur examiné :

    • 29,6 % des entreprises s’attendent à une baisse de leur rentabilité (contre 20,6 % au trimestre précédent);
    • 23,7 % des entreprises s’attendent à une baisse de leur revenu d’exploitation (contre 16,4 %);
    • 17,3 % des entreprises s’attendent à une diminution de leurs ventes (contre 12,9 %), et seulement 13,3 % à une hausse (contre 22,7 %);
    • 36,3 % s’attendent à une hausse de leurs dépenses d’exploitation (contre 28,2 %);
    • 29,3 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs prix de vente (contre 26,7 %);
    • 75,1 % des entreprises s’attendent à conserver le même nombre d’employés (contre 77,4 %);
    • 45,8 % des entreprises anticipent le même le nombre de postes vacants (contre 42,9 %).
    Situation financière pour les trois mois à venir

    L’état des liquidités des entreprises du Québec régresse, mais leur capacité d’endettement s’améliore par rapport au trimestre précédent :

    • 80,4 % d’entre elles auront les liquidités nécessaires à leur fonctionnement (contre 85,1 % au trimestre précédent);
    • 63,3 % d’entre elles ont la capacité de s’endetter davantage (contre 61,6 %), mais 14,2 % ne l’ont pas (contre 15,3 %);
    • 28,3 % d’entre elles anticipent une diminution de leurs réserves de liquidités, tandis que 55,6 % ne prévoient aucun changement à ce titre.
    Survie et plans pour la prochaine année

    Dans l’ensemble, les entreprises sont généralement presqu’autant optimistes quant à leur survie durant la prochaine année (78,7 %) qu’au trimestre précédent (83,4 %).

    • Le remboursement de prêts reçus par les entreprises dans le cadre des programmes de soutien gouvernemental mis en place en raison de la pandémie de COVID-19 ou la suppression de ces programmes auront une incidence majeure sur une faible proportion d’entreprises :
      • 12,4 % d’entre elles prévoient qu’elles éprouveront des difficultés majeures à rembourser ce prêt au cours de la prochaine année, tandis que 45,9 % le rembourseront avec peu ou pas de difficultés;
      • 34,6 % d’entre elles prévoient que la suppression de ces programmes aura une incidence moyenne ou forte sur leur survie, tandis que 53,2 % anticipent peu ou pas d’incidence.
    • Comme au précédent trimestre, peu d’entreprises ont préparé des plans pour l’année à venir :
      • 18,0 % des entreprises ont l’intention d’élargir leurs emplacements, de se restructurer, d’investir dans d’autres entreprises ou d’en acquérir (contre 17,6 % au précédent trimestre);
      • 7,6 % des entreprises ont des plans de transfert, de vente ou de fermeture (contre 6,2 %).

    Obstacles prévus au cours des trois mois à venir

    Les résultats présentés ci-après portent sur les données recueillies au début du quatrième trimestre de 2021, soit du 1er octobre au 5 novembre 2021.

    Les entreprises s’attendent à surmonter des obstacles ayant trait aux intrants : pénurie de main-d’œuvre, manque d’employés qualifiés, augmentation du coût des intrants, et difficultés d’approvisionnement

    Comme au trimestre précédent, au cours des trois mois à venir, près de la moitié des entreprises anticipent une pénurie de main-d’œuvre (47,6 %, contre 45,5 % au trimestre précédent) ou des difficultés de recrutement d’employés qualifiés (46,2 %, contre 47,6 %), et le tiers, des difficultés de maintien en poste d’employés qualifiés (33,1%, contre 31,4 %) (figure 1). La pénurie de main-d’œuvre et les difficultés de recrutement affecteraient plus de six entreprises sur dix dans les secteurs des services d'hébergement et de restauration (77,5 % et 71,3 %), et de la fabrication (60,8 % et 65,8 %) (tableau 1).

    Pour ce qui est de l’approvisionnement, les deux cinquièmes d’entre elles s’attendent à une augmentation du coût des intrants (41,3 %, contre 34,5 %), le quart, à des difficultés d’acquisition des intrants, des produits ou des fournitures au pays (24,2%, contre 22,7 %), et à une augmentation des coûts liés au transport (27,7 %, contre 20,3 %), et un peu moins du cinquième, à des difficultés d’acquérir des intrants, des produits ou des fournitures de l’étranger (16,6 %, contre 16,9 %) ou de maintien des niveaux des stocks (15,9 %, contre 15,0 %). La hausse du coût des intrants toucherait environ sept entreprises sur dix des secteurs de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (70,1 %), des services d'hébergement et de restauration (69,5 %), et de la fabrication (67,8 %). En outre, les coûts liés au transport affecteraient environ la moitié des entreprises dans les secteurs de la fabrication (56,6 %), le commerce de gros (51,6 %), le transport et l’entreposage (49,1 %), et la construction (45,3 %).

    Enfin, environ le cinquième des entreprises anticipe la hausse d’autres coûts, notamment le coût des assurances (27,7 %, contre 22,0 %). Six entreprises sur dix du secteur du transport et de l’entreposage (59,9 %) sont dans cette situation.

    Plus de la moitié des entreprises confrontées à des obstacles liés à la chaîne d’approvisionnement s’attendent à ce que ceux-ci persistent au-delà de six mois

    Des 24,2 % d’entreprises qui s'attendaient à avoir de la difficulté à acquérir des intrants, des produits ou des fournitures provenant du Canada, plus de la moitié (50,6 %) anticipaient que cela durerait six mois ou plus, tandis que plus du tiers (34,2 %) n’avaient aucune idée de la durée probable de ce problème (figure 2). Plus de huit entreprises dans le secteur de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (82,5 %) et environ six sur dix dans celui de la fabrication (58,1 %) étaient dans la première situation, tandis que plus de la moitié de celles dans le secteur de la construction (54,9 %) étaient dans la seconde situation.

    Des 16,6 % entreprises qui s'attendaient à avoir de la difficulté à acquérir des intrants, des produits ou des fournitures provenant de l'étranger, plus de six entreprises sur dix (61,5 %) s'attendaient à ce que ce problème dure pendant six mois ou plus, tandis que près du quart (24,0 %) n’avaient aucune idée de la durée probable de ce problème. Huit entreprises sur dix des secteurs de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (83,4 %) et du commerce de détail (75,7 %), et environ sept sur dix dans la fabrication (70,9 %) et le commerce de gros (65,9 %) étaient dans la première situation, tandis que neuf sur dix dans celui des arts, des spectacles et des loisirs (85,6 %) étaient dans la seconde.

    Des 15,9 % d’entreprises qui s’attendaient à faire face à des problèmes de maintien des niveaux des stocks, près de la moitié (48,6 %) s'attendaient à ce que ceux-ci persistent pendant six mois ou plus, tandis que le tiers (29,7 %) ne savaient pas pendant combien de temps ces problèmes dureraient. La totalité des entreprises dans le secteur des arts, des spectacles et des loisirs (100,0 %) et plus de sept sur dix de celles dans le commerce de gros (72,9 %) se trouvent dans cette première situation, tandis que plus de neuf sur dix de celles dans le transport et l’entreposage (93,6 %) et plus de sept sur dix de celles dans la construction (71,4 %) se trouvent dans la seconde situation.

    Figure 1 – Obstacles à surmonter au cours des trois mois à venir, Québec, troisième et quatrième trimestres de 2021

    Obstacles à surmonter au cours des trois mois à venir, Québec, troisième et quatrième trimestres de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, troisième et quatrième trimestres de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Tableau 1 – Principaux obstacles à surmonter au cours des trois mois à venir, quelques industries et selon la taille, Québec, quatrième trimestre de 2021

     

      Pénurie de
    main d'oeuvre
    Recrutement
    d'employés qualifiés
    Augmentation
    du coût
    des intrants
    Maintien en
    poste
    des employés
    qualifiés
    Coût des assurances Coûts liés au transport Difficulté à
    acquérir des
    intrants, des
    produits ou des
    fournitures au
    pays
    Difficulté à
    acquérir des
    intrants, des
    produits ou des
    fournitures de l'étranger
    Maintien des niveaux des stocks
     
      %
     
    Ensemble des entreprises 47,6 46,2 41,3 33,1 27,7 27,7 24,2 16,6 15,9
    Agriculture, foresterie, pêche et chasse 35,8 29,4 70,1 27,5 45,2 37,5 34,2 25,0 14,3
    Extraction minière, exploration en carrière, et extraction de pétrole et de gaz 42,0 45,4 24,2 35,2 21,2 14,9 17,8 11,0 15,1
    Construction 44,3 44,6 49,9 25,8 37,1 45,3 38,5 15,6 9,2
    Fabrication 60,8 65,8 67,8 47,6 44,4 56,6 34,6 35,8 25,8
    Commerce de gros 49,6 48,2 56,6 26,9 36,8 51,6 39,0 48,7 37,6
    Commerce de détail 56,8 55,3 55,1 44,2 25,9 39,1 36,1 17,3 39,0
    Transport et entreposage 44,4 38,3 44,8 34,4 59,9 49,1 19,1 11,7 9,8
    Services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et services d’assainissement 65,4 50,1 17,0 29,6 7,6 9,0 11,1 1,7 4,0
    Arts, spectacles et loisirs 40,6 40,6 27,1 30,4 28,8 17,5 15,2 1,8 1,5
    Services d'hébergement et de restauration 77,5 71,3 69,5 66,5 31,5 34,6 37,4 20,3 33,1
    Autres services (sauf les administrations publiques) 42,7 44,4 32,7 35,5 28,1 18,7 18,7 23,1 12,9

    1 à 4 employés 32,4 33,0 37,4 23,1 28,2 28,2 21,9 13,6 9,0
    5 à 19 employés 58,8 57,8 49,1 42,4 28,9 26,6 26,9 18,3 24,5
    20 à 99 employés 76,6 64,9 35,4 45,8 23,5 28,5 25,8 23,7 21,5
    100 employés et plus 81,5 78,6 46,3 57,8 19,6 27,3 29,7 26,0 17,3

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

     

    Figure 2 – Durée attendue des problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, quatrième trimestre de 2021

    Durée attendue des problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, quatrième trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Recrutement, maintien en poste et formation au cours de la prochaine année

    Les résultats présentés ci-après portent sur les données recueillies au début du quatrième trimestre de 2021, soit du 1er octobre au 5 novembre 2021.

    Pour surmonter les obstacles liés à la main-d’œuvre, les entreprises envisagent surtout d’augmenter les salaires et d’encourager leurs employés à suivre une formation

    Au cours de la prochaine année, les entreprises envisagent de mettre en place plusieurs mesures en matière de recrutement, de maintien en poste et de formation de la main-d’œuvre (figure 3).

    • La mesure la plus populaire est l’augmentation des salaires pour les employés actuels (58,1 %) et les nouveaux employés (33,1 %). C’est ce qu’entrevoient notamment plus de sept entreprises sur dix dans les secteurs des services d’hébergement et de restauration (76,7 % et 64,2 %) et du commerce de détail (74,2 % et 42,4 %), ou plus de six entreprises sur dix dans les secteurs de la fabrication (63,7 % et 45,0 %) et des arts, des spectacles et des loisirs (61,1 % et 49,0 %) (tableau 2).
    • Les deux autres mesures importantes, envisagées par au moins le quart des entreprises, touchent à la formation et consistent à :
      • encourager les employés à suivre une formation en cours d’emploi (26,3 %). Cette mesure est privilégiée dans les secteurs du commerce de gros (37,8 %), des arts, des spectacles et des loisirs (36,3 %), de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (34,7 %), des finances et assurances (33,0 %) et des services professionnels, scientifiques et techniques (32,1 %);
      • accorder aux employés du temps rémunéré pour suivre des programmes d’apprentissage et de perfectionnement (19,9 %). Cette mesure est privilégiée dans le secteur de la finance et des assurances (29,9 %), de la fabrication (26,7 %) et des arts, des spectacles et des loisirs (26,3 %).
    • Une quatrième mesure a trait à la rémunération globale et consiste à augmenter les avantages sociaux offerts aux employés actuels (22,2 %). Cette mesure est privilégiée dans les secteurs du commerce de détail (32,5 %), des services d’hébergement et de restauration (31,4 %), des services professionnels, scientifiques et techniques (29,0 %) et du commerce de gros (23,6 %);

    Figure 3 – Mesures envisagées par les entreprises (en ce qui concerne le recrutement, le maintien en poste et la formation) pour affronter les obstacles liés à la main-d’œuvre, Québec, quatrième trimestre de 2021

    Mesures envisagées par les entreprises (en ce qui concerne le recrutement, le maintien en poste et la formation) pour affronter les obstacles liés à la main-d’œuvre, Québec, quatrième trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Tableau 2 – Mesures envisagées par les entreprises (en ce qui concerne le recrutement, le maintien en poste et la formation) pour affronter les obstacles liés à la main-d’œuvre, quelques industries et selon la taille, Québec, quatrième trimestre de 2021

     

      Augmenter les salaires offerts aux employés actuels Augmenter les salaires offerts aux nouveaux employés Aucune Encourager les employés à suivre une formation en cours d'emploi Augmenter les avantages sociaux offerts aux employés actuels Accorder aux employés du temps rémunéré pour suivre des programmes d'apprentissage et de perfectionnement
     
      %
     
    Ensemble des entreprises 58,1 33,1 30,5 26,3 22,2 19,9
    Industries  
    Agriculture, foresterie, pêche et chasse 56,6 26,7 19,2 34,7 9,0 14,4
    Extraction minière, exploration en carrière, et extraction de pétrole et de gaz 44,0 23,2 39,4 31,4 19,9 15,6
    Construction 42,0 22,9 47,0 21,3 10,6 11,6
    Fabrication 63,7 45,0 28,5 24,8 22,3 26,7
    Commerce de gros 55,8 33,5 32,8 37,8 23,6 21,0
    Commerce de détail 74,2 42,4 17,3 14,2 32,5 20,0
    Transport et entreposage 39,4 32,6 51,4 13,0 14,1 10,0
    Industrie de l'information et industrie culturelle 48,1 30,0 38,6 28,7 19,7 24,1
    Finance et assurances 51,9 38,5 42,3 33,0 14,3 29,9
    Services immobiliers et services de location et de location à bail 46,6 21,2 41,9 19,6 7,7 13,8
    Services professionnels, scientifiques et techniques 53,9 18,0 32,5 32,1 29,0 20,0
    Services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et services d’assainissement 54,7 40,6 34,7 24,3 23,5 14,0
    Soins de santé et assistance sociale 55,4 25,1 32,4 28,1 16,1 20,0
    Arts, spectacles et loisirs 61,1 49,0 27,3 36,3 24,0 26,3
    Services d'hébergement et de restauration 76,7 64,2 17,0 29,6 31,4 20,4
    Autres services (sauf les administrations publiques) 69,5 32,0 15,4 35,9 35,3 33,8

    1 à 4 employés 43,9 19,5 44,6 17,8 16,1 11,8
    5 à 19 employés 72,9 44,4 15,9 32,7 28,3 26,0
    20 à 99 employés 74,1 55,8 13,8 41,2 30,4 35,7
    100 employés et plus 77,1 60,4 12,8 49,6 28,7 29,7

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

     

    Attentes des entreprises concernant leur rentabilité et les autres indicateurs de performance pour les trois mois à venir

    Les résultats présentés ci-après portent sur les données recueillies au début du quatrième trimestre de 2021, soit du 1er octobre au 5 novembre 2021.

    La proposition d’entreprises qui s’attendent à une baisse de leur rentabilité est en hausse et atteint près du tiers

    Durant les trois mois à venir, 29,6 % des entreprises s’attendent à ce que leur rentabilité diminue, ce qui représente une hausse par rapport au trimestre précédent (20,6 %) (figure 4). Près des deux cinquièmes des entreprises dans les services d’hébergement et de restauration (43,4 %, contre 42,1 % au précédent trimestre), l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (42,5 %, contre 14,6 %), la construction (41,1 %, contre 16,5 %), les services administratifs, de soutien, de gestion et d’assainissement (40,6 %, contre 20,9 %) et du transport et entreposage (36,8 %, contre 18,9 %) se trouvent dans cette situation (figure 5).

    Par contre, un peu moins des trois cinquièmes (57,2 %) des entreprises n’anticipent aucun changement en matière de rentabilité, soit légèrement moins que le trimestre précédent (61,5 %). Les entreprises dans les services professionnels, scientifiques et techniques (74,5 %, contre 53,1 %) et la fabrication (69,7 %, contre 62,3 %) sont les plus nombreuses à se trouver dans cette situation.

    Le quart des entreprises anticipent une baisse de revenu d’exploitation et le cinquième, un recul des ventes

    Durant les trois mois à venir, 23,7 % des entreprises (contre 16,4 % au trimestre précédent) s’attendent à une baisse de leur revenu d’exploitation (figure 6), et seulement un peu moins du cinquième (17,5 %, contre 19,0 % au trimestre précédent) à une hausse de revenu. Les deux cinquièmes des entreprises dans les services d’hébergement et de restauration (41,8 %) et de la construction (40,1 %), tout comme le tiers de celles dans les services immobiliers et les services de location et de location à bail (34,6 %), l’extraction minière, l’exploitation en carrière, l’extraction de pétrole et de gaz (33,4 %) et les services administratifs, de soutien, de gestion et d’assainissement (31,2 %), et le commerce de détail (27,1 %) anticipent une diminution de leur revenu d’exploitation.

    Parallèlement, près du cinquième des entreprises (17,3 %, contre 12,9 % au trimestre précédent) s’attendent à une baisse de leurs ventes au cours des trois mois à venir et seulement un dixième, à une hausse (13,3 %, contre 22,7 %). Environ le tiers des entreprises dans la construction (36,4 %), les services d’hébergement et de restauration (35,4 %), les services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement (31,1 %) anticipent une diminution des ventes. À l’opposé, environ le quart des entreprises dans le secteur des arts, des spectacles et des loisirs (28,4 %), du commerce de gros (26,0 %) et de la finance et des assurances (24,6 %) prévoient une hausse de leurs ventes.

    Au moins les trois cinquièmes des entreprises n’anticipent aucun changement dans leur revenu d’exploitation (58,8 %, contre 62,4 % au trimestre précédent) ou dans leurs ventes (65,0 %, contre 61,7 %) au cours des trois mois à venir.

    Environ le tiers des entreprises s’attendent à une hausse de leurs dépenses d’exploitation ou de leurs prix

    Durant les trois mois à venir, 36,3 % des entreprises s’attendent à enregistrer une hausse de leurs dépenses d’exploitation, soit plus qu’au trimestre précédent (28,2 %) (figure 7). Près de six entreprises sur dix dans la fabrication (58,1 %) et environ la moitié de celles dans le transport et l’entreposage (51,0 %), le commerce de gros (50,5 %), l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (49,3 %), et les services d’hébergement et de restauration (47,7 %) sont dans cette situation.

    Parallèlement, plus de la moitié des entreprises (54,0 %, contre 62,2 % au trimestre précédent) n’anticipent pas de changement à ce chapitre. Environ sept entreprises sur dix dans l’industrie de l’information et l’industrie culturelle (69,9 %), la finance et les assurances (69,5 %) et les services professionnels, scientifiques et techniques (69,3 %) sont dans cette situation.

    Pour faire face à cette hausse des dépenses d’exploitation, certaines entreprises hausseront leurs prix de vente. Ainsi, un peu moins du tiers des entreprises (29,3 %, contre 26,7 % au trimestre précédent) prévoient d’augmenter leurs prix de vente au cours des trois mois à venir (figure 7). C’est le cas d’environ les trois cinquièmes des entreprises dans le commerce de gros (61,4 %) et la fabrication (57,2 %), tout comme la moitié de celles dans le commerce de détail (51,5 %) et les deux cinquièmes de celles dans les services d’hébergement et de restauration (43,4 %).

    Parallèlement, plus de six entreprises sur dix (61,3 %, contre 66,2 % au trimestre précédent) n’anticipent pas de changement de prix. Près de neuf entreprises sur dix dans la finance et les assurances (86,9 %), et les services professionnels, scientifiques et techniques (86,1 %), et huit entreprises sur dix dans l’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’exploitation de pétrole et de gaz (83,2 %), l’industrie de l’information et l’industrie culturelle (78,9 %), et les services administratifs, de soutien, de gestion de déchets et d’assainissement (75,7 %) sont dans cette situation.

    Les trois quarts des entreprises conserveront le même nombre d’employés, et la moitié, le même nombre de postes vacants

    Compte tenu des nombreux obstacles liés à la main-d’œuvre, le niveau des emplois et celui des postes vacants demeureront inchangés dans les trois mois à venir.

    Environ 75,1 % des entreprises, soit à peu près la même proportion qu’au trimestre précédent (77,4 %), s’attendent à conserver le même nombre d’employés au cours des trois mois à venir (figure 8). Par contre, sur les deux côtés opposés, une proportion égale d’entreprises s’attendaient à accroître (12,3 %, contre 15,9 % au trimestre précédent) ou réduire (12,6 %, contre 6,4 %) leur nombre d’employés. Celui-ci diminuera surtout dans les services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement (29,6 %), la construction (27,5 %), les services d’hébergement et de restauration (24,2 %), et l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’exploration de gaz et de pétrole (23,7 %).

    Comme au trimestre précédent, le nombre de postes vacants restera à peu près le même pour près de la moitié des entreprises (45,8 %, contre 42,9 % au trimestre précédent), mais augmentera pour le dixième d’entre elles (10,1 %, contre 11,1 %). Le nombre de postes vacants augmentera pour le cinquième des entreprises dans le commerce de détail (19,0 %, contre 13,7 %) et les services d’hébergement et de restauration (18,9 %, contre 24,0 %).

    Figure 4 – Attentes des entreprises concernant la performance de leurs activités pour les trois mois à venir, Québec, 4e trimestre de 2021

    Attentes des entreprises concernant la performance de leurs activités pour les trois mois à venir, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 5 – Attentes des entreprises concernant la rentabilité de leurs activités pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Attentes des entreprises concernant la rentabilité de leurs activités pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 6 – Attentes des entreprises concernant le revenu d’exploitation et les ventes pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Attentes des entreprises concernant le revenu d’exploitation et les ventes pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 7 – Attentes des entreprises concernant les dépenses d’exploitation et les prix de vente pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Attentes des entreprises concernant les dépenses d’exploitation et les prix de vente pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 8 – Attentes des entreprises concernant le nombre d’employés et de postes vacants pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Attentes des entreprises concernant le nombre d’employés et de postes vacants pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Situation financière pour les trois mois à venir

    Les résultats présentés ci-après portent sur les données recueillies au début du quatrième trimestre de 2021, soit du 1er octobre au 5 novembre 2021.

    Plus de 80 % des entreprises disposent de liquidités suffisantes pour les trois mois à venir

    Environ 80,4 % des entreprises (contre 85,1 % au trimestre précédent) déclarent avoir les liquidités nécessaires pour continuer leurs activités au cours des trois mois à venir (figure 9). C’est le cas notamment pour plus de neuf entreprises sur dix dans les arts, les spectacles et les loisirs (92,1 %), l’industrie de l’information et l’industrie culturelle (91,9 %), l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de gaz et de pétrole (90,5 %), les services professionnels, scientifiques et techniques (90,4 %), la finance et les assurances (90,91 %), et le commerce de gros (86,3 %).

    À l’opposé, les entreprises dans les services d’hébergement et de restauration (62,7 %, contre 77,0 % au trimestre précédent), et la construction (67,5 %, contre 83,7 %) seront moins nombreuses à disposer des liquidités suffisantes.

    Plus du quart des entreprises anticipent une diminution de leurs réserves de liquidités pour les trois mois à venir

    Environ 28,3 % des entreprises s’attendent à ce que leurs réserves de liquidités diminuent au cours des trois mois à venir (figure 10). Les deux cinquièmes des entreprises dans les secteurs de l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (43,0 %), des services d’hébergement et de restauration (42,0 %), des services immobiliers, de location et de location à bail (39,5 %), et des services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement (36,6 %), se trouvent dans cette situation. C’est aussi le cas pour le tiers des entreprises dans la construction (33,7 %) et le transport et l’entreposage (32,3 %).

    Par contre, pour un peu moins de six entreprises sur dix (55,6 %), surtout dans la finance et les assurances (66,6 %), et le commerce de détail (66,1 %), le niveau des réserves de liquidités devrait rester à peu près le même.

    Une entreprise sur sept ne pourra pas s’endetter davantage

    De plus, 14,2 % des entreprises (contre 15,3 % au trimestre précédent) ne pourront pas s’endetter davantage (figure 11). Il s’agit surtout des entreprises dans les arts, les spectacles et les loisirs (21,7 %, contre 21,5 % au trimestre précédent), la fabrication (20,8 %, contre 16,1 %), les services d’hébergement et de restauration (19,5 %, contre 29,8 %) et l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (19,3 %, contre 15,8 %).

    En outre, près du quart des entreprises (22,5 %, contre 23,1 % au trimestre précédent) ne savent pas si elles ont la capacité de s’endetter davantage. Près du tiers des entreprises dans la finance et les assurances (30,1 %) et plus du quart de celles dans le commerce de gros (27,9 %), les services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement (27,6 %), et les services d’hébergement et de restauration (25,7 %), se trouvent dans cette situation.

    Par contre, plus de six entreprises sur dix (63,3 %, contre 61,6 % au trimestre précédent), surtout dans l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de gaz et de pétrole (73,2 %), l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (71,3 %), et le commerce de détail (70,8 %), ont la capacité de s’endetter davantage.

    Comme au trimestre précédent, les trois raisons les plus fréquemment évoquées par les entreprises qui n’avaient pas la capacité de s’endetter davantage sont le manque de confiance ou l’incertitude quant aux ventes futures (32,6 %), le flux de trésorerie (29,3 %), et le fait de croire que leur demande serait refusée (22,0 %).

    Figure 9 – Proportion d’entreprises qui ont les liquidités nécessaires pour continuer leurs activités durant les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Proportion d’entreprises qui ont les liquidités nécessaires pour continuer leurs activités durant les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 10 – Attentes des entreprises concernant les réserves de liquidités pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Attentes des entreprises concernant les réserves de liquidités pour les trois mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 11 – Capacité des entreprises à s’endetter davantage, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Capacité des entreprises à s’endetter davantage, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Survie et plans dans la prochaine année

    Les résultats présentés ci-après portent sur les données recueillies au début du quatrième trimestre de 2021, soit du 1er  octobre au 5 novembre 2021.

    Le remboursement de prêts contractés auprès du gouvernement[1] en raison de la pandémie de COVID-19 constitue une difficulté majeure seulement pour une entreprise sur dix

    Un peu plus du dixième des entreprises (12,4 %) prévoient qu’elles éprouveront des difficultés majeures à rembourser un prêt obtenu du gouvernement (figure 12). C’est le cas notamment pour les deux cinquièmes des entreprises dans les services d’hébergement et de restauration (41,1 %), et pour le cinquième de celles dans le transport et l’entreposage (19,0 %), les arts, les spectacles et les loisirs (18,3 %), la fabrication (16,5 %) et la construction (16,4 %).

    À l’opposé, un peu moins de la moitié des entreprises (45,9 %) anticipent que ce remboursement se fera avec peu ou pas de difficultés, le dixième d’entre elles (11,4 %) ne savent pas si elles auront de la difficulté à le faire, tandis que le tiers restant (30,4 %) n’a reçu aucun financement remboursable de la part des gouvernements.

    Le retrait de programmes de soutien gouvernementaux[2] mis en place en raison de la pandémie de COVID-19 aurait une incidence moyenne ou forte pour plus du tiers des entreprises

    Si les gouvernements mettaient fin à ces programmes de soutien, cela aurait une incidence moyenne ou forte sur la survie de 34,6 % des entreprises au cours de la prochaine année (figure 13). Ce serait le cas notamment pour environ sept entreprises sur dix dans les services d’hébergement et de restauration (67,9 %), et les arts, les spectacles et les loisirs (67,7 %), tout comme pour la moitié de celles dans l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (48,5 %), et la construction (48,1 %).

    À l’opposé, pour plus de la moitié des entreprises (53,2 %), ce retrait de programmes aurait peu ou pas d’incidence sur leur survie, tandis que le dixième restant (12,2 %) ignore l’incidence qu’aurait un tel retrait.

    Le quart des entreprises s’attendent à ce que le niveau de leurs ventes d’octobre à décembre 2021 soit inférieur à celui enregistré durant le même trimestre en 2019, avant la pandémie[3]

    Seulement 22,7 % des entreprises s’attendaient à ce que le niveau de leurs ventes d’octobre à décembre 2021 soit inférieur à celui enregistré d’octobre à décembre 2019 avant la pandémie (figure 14). Parmi celles-ci, près du tiers (30,8 %) s’attendaient à ce que les ventes prennent plus de 12 mois à revenir aux niveaux d’avant la pandémie, l’autre tiers (29,3 %) anticipaient que cela prendrait jusqu’à 12 mois, le sixième (15,0 %) pensaient qu’il était peu probable que les ventes retrouvent leurs niveaux d’avant la pandémie, et le quart restant (24,8 %) ne savaient pas combien de temps cela prendrait (figure 15). Les entreprises dans le secteur des arts, des spectacles et des loisirs (57,4 %) étaient les plus portées à dire que cela prendra plus de 12 mois, celles dans le commerce de détail (48,0 %), que cela prendra jusqu’à 12 mois, et celles dans l’industrie de l’information et l’industrie culturelle (40,7 %), que ce temps était inconnu.

    À l’opposé, le cinquième (20,2 %) des entreprises s’attendaient à ce que les ventes soient plus élevées d’octobre à décembre 2021 par rapport à la même période en 2019, avant la pandémie. Le tiers des entreprises dans les services professionnels, scientifiques et techniques (32,2 %) et environ le quart de celles dans le commerce de gros (26,3 %), la construction (25,4 %) et la fabrication (25,0 %), sont dans cette situation.

    En outre, plus des deux cinquièmes (41,7 %) des entreprises anticipaient que le niveau des ventes serait à peu près le même pour ces deux trimestres. Plus de la moitié des entreprises dans les secteurs de l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (68,3 %) et du commerce de détail (53,1 %) sont dans cette situation.

    La proportion d’entreprises qui a préparé un plan de relance, de transfert ou de vente pour la prochaine année atteint un cinquième

    Environ 18,0 % des entreprises, soit presque autant qu’au précédent trimestre (17,6 %), ont l’intention d’élargir leurs activités (agrandissement de l’emplacement actuel ou ajout de nouveaux emplacements), de se restructurer, d’investir dans d’autres entreprises ou d’en acquérir d’autres au cours de l’année à venir (figure 16). Près du tiers des entreprises du commerce de gros (30,9 %), de la fabrication (28,9 %), et des services professionnels, scientifiques et techniques (26,6 %) sont dans cette situation.

    Parallèlement, plus des deux tiers (67,6 %) des entreprises, soit autant qu’au trimestre précédent (67,9 %), n’envisagent ni d’élargir leurs activités, ni de se restructurer, ni d’investir dans d’autres entreprises ou d’en acquérir d’autres au cours de la prochaine année, tandis que le septième restant (14,4 %, contre 14,5 %) n’a pas de plan connu. Les entreprises dans les secteurs de l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de gaz et de pétrole (29,8 %), du commerce de détail (20,3 %) et de la finance et des assurances (20,1 %) sont les plus nombreuses à ne pas avoir de plan connu.

    Par ailleurs, comme au trimestre précédent, une minorité d’entreprises (7,0 %, contre 6,2 % au trimestre précédent) ont des plans de transfert, de vente ou de fermeture pour l’année à venir (figure 17). Celles dans les secteurs de l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse (18,5 %), des services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement (15,7 %), et des services d’hébergement et de restauration (15,2 %) sont les plus portées à le planifier.

    Les entreprises sont généralement optimistes quant à leur avenir dans la prochaine année

    Dans l’ensemble, les entreprises sont généralement optimistes (plutôt ou très optimistes) quant à l’avenir que leur réservent les 12 mois à venir (78,7 %) comme au trimestre précédent (83,4 %) (figure 18). Neuf entreprises sur dix dans les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques (91,1 %), de l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de gaz et de pétrole (90,1 %), et des arts, des spectacles et des loisirs (89,2 %) sont les plus portées à afficher l’optimisme quant à leur avenir.

    À l’opposé, les entreprises dans les services d’hébergement et de restauration (63,9 %), les services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d’assainissement (63,4 %), la construction (64,5 %) et le transport et l’entreposage (67,2 %), sont les moins optimistes quant à l’avenir.

    Figure 12 – Degré de difficulté des entreprises à rembourser le financement reçu dans le cadre des programmes de soutien gouvernemental mis en place en raison de la pandémie de COVID-19, selon le secteur d'activité et la taille, Québec, quatrième trimestre de 2021

    Degré de difficulté des entreprises à rembourser le financement reçu dans le cadre des programmes de soutien gouvernemental mis en place en raison de la pandémie de COVID-19, selon le secteur d'activité et la taille, Québec, quatrième trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 13 – Incidence attendue du retrait des programmes de soutien gouvernemental sur la survie des entreprises au cours des 12 mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Incidence attendue du retrait des programmes de soutien gouvernemental sur la survie des entreprises au cours des 12 mois à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 14 – État des ventes des entreprises d’octobre à décembre 2021 par rapport à octobre à décembre 2019, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre 2021

    État des ventes des entreprises d’octobre à décembre 2021 par rapport à octobre à décembre 2019, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 15 – Délai prévu pour que les ventes d’octobre à décembre 2021 reviennent aux niveaux d’octobre à décembre 2019 avant la pandémie, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre 2021

    Délai prévu pour que les ventes d’octobre à décembre 2021 reviennent aux niveaux d’octobre à décembre 2019 avant la pandémie, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 16 – Proportion d’entreprises qui envisagent d’élargir les activités, de se restructurer et d’investir dans d’autres entreprises ou d’en acquérir d’autres au cours de l’année à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Proportion d’entreprises qui envisagent d’élargir les activités, de se restructurer et d’investir dans d’autres entreprises ou d’en acquérir d’autres au cours de l’année à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 17 – Proportion d’entreprises qui envisagent de transférer, de vendre ou de fermer au cours de l’année à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Proportion d’entreprises qui envisagent de transférer, de vendre ou de fermer au cours de l’année à venir, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    Figure 18 – Perspectives d’avenir au cours des 12 mois à venir pour les entreprises, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Perspectives d’avenir au cours des 12 mois à venir pour les entreprises, selon le secteur d’activité et la taille, Québec, 4e trimestre de 2021

    Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises, quatrième trimestre de 2021. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.

    À propos de l’enquête

    Les données analysées proviennent de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises (ECSE), quatrième trimestre de 2021, réalisée par Statistique Canada du 1er octobre au 5 novembre 2021. Les répondants étaient notamment interrogés à propos de leurs attentes pour les trois mois à venir, c’est-à-dire pour une période de trois mois entre le 1er octobre 2021 et le 5 février 2022, selon leur date de réponse.

    Comme la précédente, la plus récente édition est fondée sur une approche probabiliste et porte seulement sur les entreprises avec employés. La participation à l’enquête est volontaire et un questionnaire électronique a été utilisé. Pour le Québec, les résultats présentés ci-dessus sont basés sur les réponses de 2 180 entreprises.

    Télécharger les tableaux détaillés pour le Québec (XLSX, 612 Ko)

    Les résultats sont présentés selon l’industrie, la tranche d’effectif de l’entreprise, le type d’entreprise, l’âge de l’entreprise, la région géographique (rural versus urbain), le type de propriétaire majoritaire et le type d’activité commerciale.

    Pour avoir plus d’information sur la présente édition de l’enquête, veuillez consulter la page de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises (ECSE). Vous y trouverez le questionnaire utilisé, des définitions et les sources de données consultées.

    [1] Énoncé de la question : Au cours des 12 prochains mois, dans quelle mesure cette entreprise ou cet organisme prévoit-il des défis dans le remboursement du financement reçu dans le cadre des programmes de soutien gouvernemental remboursables mis en place en raison de la pandémie de COVID-19? Sélectionner parmi les options suivantes : cela ne représente pas un défi, cela représente un défi mineur, cela représente un défi majeur, ne sait pas, n’a reçu aucun financement remboursable.

    [2] Énoncé de la question : Au cours des 12 prochains mois, quelle serait l’incidence de l’absence de programmes de soutien gouvernemental sur la survie de cette entreprise ou cet organisme? Sélectionner parmi les options suivantes : aucune incidence, incidence faible, incidence moyenne, incidence forte, ne sait pas.

    [3] Énoncé de la question : Par rapport aux ventes d’octobre à décembre 2019, comment cette entreprise ou cet organisme s’attend-il à ce que les ventes d’octobre à décembre 2021 changent? Sélectionner parmi les options suivantes : Les ventes devraient être moins élevées, les ventes devraient être à peu près les mêmes, les ventes devraient être plus élevées, ne sait pas.