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Le jeu chez les tout-petits d’environ deux ans et demi

Par Amélie Lavoie
Diffusion :
17 novembre 2025

Quels types de jeu les tout-petits font-ils régulièrement à l’âge d’environ deux ans et demi? Combien de temps par jour passent-ils à jouer dehors? Ont-ils déjà commencé à pratiquer un sport comme la natation, la danse, la gymnastique ou le soccer?

Les données de l’étude Grandir au Québec, aussi appelée Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition, nous offrent quelques pistes de réponses. Cette vaste étude longitudinale vise à mieux connaître les facteurs qui peuvent influencer le développement et le bien-être des enfants nés au Québec en 2020-2021. Les résultats présentés dans cette page portent sur ces enfants à l’âge d’environ 29 mois.

Les résultats présentés dans cette page sont notamment mis en relation avec l’indicateur de niveau de revenu du ménage dans lequel vit l’enfant. Pour plus d’information sur cet indicateur, consulter la Mesure de faible revenu (MFR).

Le jeu à 2 ans et demi : des différences entre les filles et les garçons

Lors d’une semaine habituelle à la maison, près de 83 % des enfants de deux ans et demi jouent tous les jours à des jeux actifs comme courir, sauter, grimper, jouer au ballon, faire du tricycle, faire de la trottinette, etc. Les garçons sont proportionnellement plus nombreux que les filles à faire des jeux actifs quotidiennement (86 % c. 79 %).

En contrepartie, les filles sont plus nombreuses en proportion que les garçons à jouer tous les jours :

  • avec du matériel artistique (39 % c. 24 %);
  • avec des instruments de musique (ou à chanter) (56 % c. 44 %);
  • à des jeux d’imitation (p. ex. déguisement, jeu de rôle, etc.) (55 % c. 39 %).

Une forte majorité (82 %) de tout-petits de deux ans et demi joue quotidiennement avec des toutous (peluches), des poupées, des figurines, des petites voitures, etc., alors qu’un peu plus du tiers (37 %) jouent tous les jours avec des jouets à empiler ou à emboiter.

Fréquence à laquelle les enfants font certains types de jeu lors d’une semaine habituelle à la maison, enfants d’environ 29 mois1, Québec, 2023-2024

Figure 1.

Notes
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
1. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Proportion d’enfants qui font quotidiennement certains types de jeu à la maison selon le sexe, enfants d’environ 29 mois1, Québec, 2023-2024

Figure 2.

Notes
a Pour un type de jeu donné, exprime une différence significative entre les garçons et les filles au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Le jeu libre : une pratique courante chez les tout-petits

Lorsqu’ils jouent à la maison, près de la moitié (47 %) des enfants de deux ans et demi choisissent toujours ou presque toujours eux-mêmes ce qu’ils veulent faire c’est-à-dire avec qui, avec quoi et où ils jouent, sans que le jeu soit proposé et dirigé par un adulte. Cette proportion est plus élevée chez les tout-petits qui vivent dans un ménage à faible revenu que chez les autres enfants (52 % c. 46 %).

Fréquence à laquelle les enfants choisissent eux-mêmes ce qu’ils veulent faire lorsqu’ils jouent à la maison1 selon la mesure de faible revenu, enfants d’environ 29 mois2, Québec, 2023-2024

Figure 3.

Notes
* Coefficient de variation compris entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative entre les enfants vivant dans un ménage à faible revenu et les autres au seuil de 0,05.
1. C’est-à-dire avec qui, avec quoi et où ils jouent, sans que le jeu soit proposé et dirigé par un adulte.
2. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Le jeu extérieur : une activité qui varie selon la saison et selon le revenu

Lors d’une semaine habituelle d’automne ou d’hiver, environ un tout-petit de 2 ans et demi sur cinq (21 %) joue dehors tous les jours1, 11 % jouent dehors 5 ou 6 jours par semaine et 28 %, 3 ou 4 jours par semaine.

La fréquence du jeu extérieur augmente durant le printemps et l’été. En effet, deux tout-petits sur trois (66 %) jouent dehors tous les jours durant une semaine habituelle d’été ou de printemps, 16 % jouent dehors 5 ou 6 jours par semaine et 13 %, 3 ou 4 jours par semaine.

Nombre de jours par semaine où l’enfant joue dehors lors d’une semaine habituelle1, enfants d’environ 29 mois2, Québec, 2023-2024

Figure 4.

Notes
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
1. Exclut le temps passé dans le milieu de garde.
2. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Les enfants vivant dans un ménage à faible revenu sont moins nombreux en proportion que les autres à jouer dehors tous les jours, que ce soit durant la saison froide (15 % c. 22 %) ou durant la saison chaude (60 % c. 67 %).

Proportion d’enfants qui jouent dehors tous les jours lors d’une semaine habituelle1 selon la mesure de faible revenu, enfants d’environ 29 mois2, Québec, 2023-2024

Figure 5.

Notes
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative entre les enfants vivant dans un ménage à faible revenu et les autres au seuil de 0,05.
1. Exclut le temps passé dans le milieu de garde.
2. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Durant l’automne et l’hiver, la proportion de tout-petits d’environ 29 mois qui jouent dehors au moins deux heures par jour se situe à 8 % lorsqu’ils le font les jours de semaine (du lundi au vendredi), et à 43 %, lorsqu’ils le font les jours de fin de semaine (samedi et dimanche).

Durant le printemps et l’été, la proportion de tout-petits qui jouent dehors au moins deux heures par jour est de 39 % lorsqu’ils le font les jours de semaine et de 89 %, lorsqu’ils le font les jours de fin de semaine.

Graphique

Temps moyen par jour passé à jouer dehors lorsque les enfants jouent dehors les jours de semaine et les jours de fin de semaine durant l’automne ou l’hiver1, enfants d’environ 29 mois2, Québec, 2023-2024

Figure 6.

Notes
** Coefficient de variation compris entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
1. Exclut le temps passé dans le milieu de garde.
2. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Bien que les tout-petits vivant dans un ménage à faible revenu soient en proportion moins nombreux que les autres à jouer dehors tous les jours, ils sont plus susceptibles d’y passer au moins deux heures lorsqu’ils le font les jours de semaine, durant la saison froide (12 % c. 7 %) comme durant la saison chaude (54 % c. 36 %).

Les enfants qui ne fréquentent pas de milieu de garde sont plus nombreux en proportion que ceux qui en fréquentent un à passer au moins deux heures par jour à jouer dehors lorsqu’ils le font les jours de semaine, que ce soit durant l’automne et l’hiver (19 % c. 7 %) ou durant le printemps et l’été (77 % c. 36 %).

Graphique

Proportion d’enfants qui jouent dehors au moins deux heures par jour1 lorsqu’ils jouent dehors selon la mesure de faible revenu, enfants d’environ 29 mois2, Québec, 2023-2024

Figure 8.

Notes
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative entre les enfants vivant dans un ménage à faible revenu et les autres au seuil de 0,05.
1. Exclut le temps passé dans le milieu de garde.
2. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Activité physique encadrée : une participation inégale chez les jeunes enfants

Un peu moins du tiers (30 %) des tout-petits d’environ deux ans et demi ont pratiqué un sport ou fait de l’activité physique avec un entraîneur ou une entraîneuse ou un instructeur ou une instructrice, par exemple, des cours de natation, de danse, de gymnastique ou de soccer, au cours des 12 mois précédant l’enquête.

Cette proportion est plus faible chez les tout-petits :

  • vivant avec au moins deux autres enfants (17 %);
  • ayant deux parents (ou un parent seul) nés à l’extérieur du Canada (20 %);
  • vivant dans un ménage à faible revenu (10 %).
Graphique

Proportion d’enfants qui ont pratiqué un sport ou fait de l’activité physique avec un(e) entraîneur(-euse) ou un(e) instructeur(-trice) au cours des 12 mois précédant l’enquête selon le nombre d’enfants dans le ménage, enfants d’environ 29 mois1, Québec, 2023-2024

Figure 10.

Notes
a Exprime une différence significative entre les trois groupes d’enfants au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Fréquentation des lieux publics favorables au jeu actif : des différences selon le lieu de naissance des parents

Un peu moins de la moitié (46 %) des tout-petits d’environ 29 mois fréquentent au moins quelques fois par semaine un parc public comportant des aires de jeu avec un adulte de la maison, alors que 20 % en fréquentent un une fois par semaine. Une faible proportion (2,1 %) n’y va jamais.

Les arénas ou les terrains de sport (soccer, tennis, baseball, etc.) sont fréquentés au moins quelques fois par semaine par environ 7 % des tout-petits; la majorité (60 %) ne les fréquente jamais.

Environ 13 % des enfants de 29 mois fréquentent au moins quelques fois par semaine une piscine, une pataugeoire ou des jeux d’eau, alors que 20 % ne fréquentent jamais ce type d’endroit avec un adulte de la maison.

Fréquence à laquelle les enfants fréquentent certains endroits publics avec un adulte de la maison, enfants d’environ 29 mois1, Québec, 2023-2024

Figure 13.

Note
1. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Les enfants dont les deux parents (ou le parent seul) sont nés à l’extérieur du Canada sont plus nombreux en proportion que les autres à avoir fréquenté au moins quelques fois par semaine :

  • un parc public avec des aires de jeu (62 %);
  • un aréna ou un terrain de sport (11 %);
  • une piscine publique, une pataugeoire ou des jeux d’eau (21 %).

Proportion d’enfants qui fréquentent certains endroits publics avec un adulte de la maison au moins quelques fois par semaine selon le lieu de naissance de leurs parents1, enfants d’environ 29 mois2, Québec, 2023-2024

Figure 14.

Notes
* Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
a-b Le même exposant exprime une différence significative entre les groupes enfants au seuil de 0,05.
1. Dans le cas des enfants dont les parents n’habitaient pas ensemble, il s’agit du lieu de naissance des parents vivant dans du ménage rencontré au moment de l’enquête.
2. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Bouger avec ses parents : une routine quotidienne pour 4 tout-petits sur 10

Environ 43 % des tout-petits de deux ans et demi font de l’activité physique (prendre une marche, jouer dehors, etc.) avec un adulte de la maison tous les jours. Cette proportion est plus élevée chez :

  • les garçons que chez les filles (46 % c. 40 %);
  • les enfants uniques que chez les autres (50 % c. 40 %);
  • les enfants qui ne fréquentent pas de milieu de garde que chez ceux qui en fréquentent un (60 % c. 41 %). 

Fréquence à laquelle un adulte de la maison fait de l’activité physique avec son enfant, enfants d’environ 29 mois1, Québec, 2023-2024

Figure 15.

Note
1. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Graphique

Proportion d’enfants avec qui un adulte de la maison fait de l’activité physique avec eux tous les jours selon le sexe de l’enfant, enfants d’environ 29 mois1, Québec, 2023-2024

Figure 16.

Notes
a Exprime une différence significative entre les garçons et les filles au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.

Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.

Pour aller plus loin

Consulter les tableaux de données (XLSX, 168,18 Ko).

Prochaines diffusions
D’autres portraits réalisés à partir des données de l’étude Grandir au Québec, dont un sur l’utilisation des écrans, un sur la santé des tout-petits, un sur leur sommeil et un sur les activités éducatives seront également à découvrir dans les prochains mois. Abonnez-vous aux avis courriel pour ne rien manquer.

Au sujet de l’étude

L’objectif principal de la deuxième édition de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ), communément appelée Grandir au Québec, est de mieux connaître les facteurs qui peuvent influencer le développement et le bien-être des enfants du Québec.

Les enfants visés par l’étude sont ceux qui sont nés en 2020-2021 de mères résidant au Québec au moment de la naissance de leur enfant, sauf exclusions. Ainsi, l’échantillon initial admissible au suivi longitudinal comptait 4 703 enfants, qui feront l’objet d’une collecte annuelle de l’âge de 5 mois à environ 8 ans. La troisième collecte de données de l’étude s’est déroulée dans l’ensemble des régions du Québec de mai 2023 à mars 2024, alors que les enfants étaient âgés d’environ 29 mois. Au total, 3 589 familles y ont participé.

Les résultats présentés dans cette page sont inférés à l’ensemble des enfants nés en 2020-2021 de mères résidant au Québec et toujours admissibles à l’enquête à environ 29 mois, c’est-à-dire les enfants qui ne sont pas décédés ou qui n’ont pas définitivement déménagé hors Québec. Les résultats ne s’appliquent toutefois pas aux enfants nés à l’extérieur du Québec qui résidaient au Québec en 2023 et en 2024 (environ 3 % et entre 5 % et 6 % de tous les enfants résidents du même âge).

L’étude est réalisée par l’Institut de la statistique du Québec avec la collaboration de différents partenaires. Elle est financée par la Fondation Lucie et André Chagnon, le ministère de la Famille, le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de l’Éducation, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le Conseil de gestion de l’assurance parentale et l’Institut de la statistique du Québec.

Pour plus d’information sur Grandir au Québec, consulter la fiche de l’étude.

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