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Comptes économiques du Québec, deuxième trimestre de 2026

Diffusion : 23 septembre 2026

Augmentation de 0,2 % du PIB réel du Québec au deuxième trimestre de 2026

Au deuxième trimestre de 2026, le produit intérieur brut (PIB) réel du Québec augmente de 0,2 %, après une hausse de 0,4 % au premier trimestre. En taux annualisé, l'augmentation s'établit à 0,8 %.

Au Canada, le PIB réel croît de 0,8 % au deuxième trimestre de 2026, ce qui correspond à une croissance de 3,3 % en taux annualisé.

Le PIB selon les dépenses

Contributions à l’augmentation du PIB réel

Les exportations de biens et de services sont la principale composante de l’augmentation du PIB réel avec une contribution de 1,25 point de pourcentage (pp). Dans une moindre mesure, les dépenses de consommation finale des ménages (+ 0,42 pp) et celles des administrations publiques (+ 0,18 pp) contribuent aussi à l’augmentation du PIB réel.

Ces apports positifs sont atténués par les investissements en stocks (−1,07 pp) et les importations de biens et de services (− 0,57 pp).

Amélioration du solde commercial

Le solde déficitaire des échanges commerciaux s'améliore au deuxième trimestre de 2026, sous l'effet d'une hausse des exportations supérieure à celle des importations.

En effet, les exportations totales de biens et de services augmentent de 2,9 % (+ 6,1 G$), après avoir baissé de 1,2 % au premier trimestre. L'augmentation au deuxième trimestre provient principalement de la hausse des exportations de biens à l'international (+ 4,0 %) avec un accroissement de 3,8 G$ par rapport au trimestre précédent. Les exportations de biens à l'interprovincial (+ 3,4 %) et les exportations de services à l'international (+ 0,4 %) et à l'interprovincial (+ 2,2 %) sont aussi en hausse.

Les importations totales de biens et de services progressent de 1,2 % (+ 2,8 G$) au deuxième trimestre, après avoir crû de 0,5 % au trimestre précédent. La progression au deuxième trimestre est entièrement attribuable aux importations de biens, tant à l'international (+ 1,6 %) qu’à l'interprovincial (+ 4,9 %).

Augmentation de 0,7 % des dépenses de consommation finale des ménages

Les dépenses de consommation finale des ménages augmentent de 0,7 % au deuxième trimestre de 2026, en raison de la hausse des dépenses en services (+ 0,6 %), et dans une moindre mesure, de celle en biens durables (+ 1,2 %), en biens semi-durables (+ 1,6 %), et en biens non durables (+ 0,4 %).

On observe des hausses dans 12 des 14 catégories de dépenses, dont les plus importantes concernent les dépenses en assurance et en services financiers (+ 1,7 %) ainsi qu’en meubles, en articles de ménage et en autres biens et services liés au logement et à la propriété (+ 2,9 %). Dans une moindre mesure, les dépenses en communications (+ 2,3 %) et celles en transports (+ 0,6 %) contribuent aussi à la croissance des dépenses de consommation finale des ménages. À l'inverse, les dépenses nettes à l’étranger (− 194 M$) sont en baisse.

Hausse de 0,7 % des dépenses de consommation finale des administrations publiques

Les dépenses de consommation finale des administrations publiques sont en hausse de 0,7 % au cours du deuxième trimestre de 2026, après une baisse de 0,6 % au trimestre précédent. Depuis le dernier trimestre de 2024, les dépenses de consommation des administrations publiques n’ont pas connu deux trimestres consécutifs de croissance, et n’ont progressé que de 0,4 % depuis le quatrième trimestre de 2024.

Les dépenses d’investissement demeurent inchangées

Les dépenses d’investissement (formation brute de capital fixe) sont relativement inchangées (0,0 %) au deuxième trimestre de 2026 après le recul de 0,3 % enregistré au premier trimestre.

Les dépenses d’investissement du secteur des administrations publiques sont en baisse pour un deuxième trimestre consécutif avec une diminution de  0,8 % (− 1,9 % au premier trimestre de 2026). Cette baisse est uniquement attribuable aux investissements en construction (− 1,4 %), tandis que ceux en machines et matériel progressent de 0,9 %.

Du côté du secteur des entreprises, les dépenses d’investissement présentent une croissance de 0,2 %, essentiellement en raison de la hausse de 3,3 % des investissements en machines et matériel. À l’opposé, les diminutions des investissements en ouvrages non résidentiels (− 1,3 %) et en produits de propriété intellectuelle (− 0,7 %) atténuent la progression des dépenses d’investissement du secteur des entreprises. À noter que les investissements en bâtiments résidentiels varient peu.

Diminution des investissements en stocks

Les investissements en stocks diminuent de 5,2 G$, passant d’un accroissement des stocks de 1,8 G$ au premier trimestre de 2026 à un déstockage de 3,4 G$ au deuxième trimestre. Cette diminution s'explique par le recul observé dans les investissements en stocks à la fois des produits manufacturiers et d'or.

Le PIB selon les revenus

Augmentation de 1,3 % de la rémunération des salariés

Le PIB en dollars courants, présenté selon l’approche des revenus, augmente de 1,1 % au deuxième trimestre de 2026. La hausse de la rémunération des salariés (+ 1,3 %) représente le principal facteur explicatif de l’augmentation du PIB selon les revenus. Dans une moindre mesure, la croissance des impôts moins les subventions sur la production (+ 5,9 %) ainsi que celle du revenu mixte brut (+ 1,3 %) contribuent également à la progression du PIB. À l’opposé, la contraction de l’excédent d’exploitation net des sociétés (− 2,2 %) amoindrit la croissance du PIB.

Le revenu disponible des ménages

Progression de 1,5 % du revenu disponible des ménages

Le revenu disponible des ménages progresse de 1,5 % au deuxième trimestre de 2026, après une hausse de 1,3 % au trimestre précédent. Cette progression est principalement attribuable à la hausse de la rémunération des salariés (+ 1,3 %). Dans une moindre mesure, le revenu mixte net (soit le « revenu des entreprises individuelles » ou encore le « revenu d’un travail autonome ») contribue aussi à la progression du revenu disponible, avec une hausse de 1,4 % au deuxième trimestre.

Du côté des transferts, la hausse des transferts reçus (+ 4,6 G$) est presque entièrement annulée par la croissance des transferts payés (+ 4,4 G$). Il convient de noter l’augmentation importante des transferts courants reçus des administrations publiques (+ 5,4 %), qui est principalement attribuable à deux mesures ponctuelles de transferts accordées par les administrations provinciale et fédérale au cours du deuxième trimestre, soit : le crédit d’impôt remboursable attribuant un versement spécial pour l’épicerie et l’énergie et le versement supplémentaire unique du crédit pour la TPS/TVH, respectivement.

Augmentation de 4,0 % de l’épargne nette des ménages

L’épargne nette des ménages augmente de 4,0 % (+ 1,1 G$) au deuxième trimestre de 2026, principalement en raison de la progression de 5,4 G$ (+ 1,5 %) du revenu disponible qui s’avère supérieure à la hausse de 4,1 G$ (+ 1,1 %) des dépenses de consommation. Le taux d’épargne des ménages, soit l’épargne nette en proportion du revenu disponible, s’établit à 7,5 %, comparativement à 7,3 % au trimestre précédent.

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