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Comptes économiques du Québec, quatrième trimestre de 2025 (in French only)

Diffusion : 26 mars 2026

Baisse de 0,1 % du PIB réel du Québec au quatrième trimestre de 2025

Le produit intérieur brut (PIB) réel du Québec aux prix du marché est en baisse de 0,1 % au quatrième trimestre de 2025 par rapport au troisième trimestre. Cette baisse survient à la suite d’une hausse observée au troisième trimestre (+ 0,1 %). Au Canada, le PIB réel diminue de 0,2 % au quatrième trimestre.

Ralentissement de la croissance du PIB réel du Québec en 2025

Pour l’ensemble de l’année 2025, le PIB réel du Québec aux prix du marché croît de 0,7 %. Il s’agit d’un ralentissement de la croissance économique après la progression annuelle observée pour 2024 (+ 1,7 %). Au Canada, la croissance du PIB réel aux prix du marché atteint 1,7 % pour l’année 2025.

Le PIB selon les dépenses

Les contributions à la croissance du PIB réel pour l’année 2025

La hausse du PIB réel du Québec en 2025 résulte principalement de la croissance des dépenses de consommation finale des ménages, dont l’apport est de 0,95 point de pourcentage (pp). Des contributions positives moins importantes viennent des dépenses de consommation finale des administrations publiques (+ 0,46 pp) et des investissements (formation brute de capital fixe) des entreprises (+ 0,45 pp). En revanche, la détérioration du solde commercial réduit la croissance du PIB réel en 2025 (− 0,85 pp). Une diminution des investissements en stocks contribue aussi à réduire la croissance du PIB (− 0,26 pp).

Augmentation de 1,6 % des dépenses de consommation finale des ménages en 2025

Les dépenses de consommation finale des ménages augmentent de 1,6 % pour l’ensemble de l’année 2025. Cette augmentation s’explique par les hausses des dépenses en services (+ 1,4 %), en biens semi-durables (+ 8,3 %) et en biens non durables (+ 1,9 %). À l’opposé, les sommes consacrées à l’acquisition de biens durables (− 1,1 %) contribuent négativement à l’augmentation des dépenses de consommation finale des ménages.

En 2025, on observe des hausses pour 10 des 14 catégories de dépenses. Les dépenses consacrées à l’assurance et aux services financiers (+ 6,8 %), aux articles d’habillement et aux chaussures (+ 10,2 %) ainsi qu’au logement, à l’eau, à l’électricité, au gaz et aux autres combustibles (+ 2,4 %) enregistrent les plus fortes contributions à la progression des dépenses des ménages. Les dépenses nettes à l’étranger (− 1,1 G$) ainsi que les dépenses en transport (− 2,2 %) affichent des reculs notables.

Au quatrième trimestre de 2025, les dépenses de consommation finale des ménages augmentent de 0,6 % par rapport au trimestre précédent (− 0,3 %). Cette hausse s’explique principalement par l’accroissement des dépenses en services (+ 0,9 %).

Hausse de 1,9 % des dépenses de consommation finale des administrations publiques en 2025

Les dépenses de consommation finale des administrations publiques augmentent de 1,9 % en 2025, ce qui constitue un ralentissement de la croissance comparativement à la hausse de 3,2 % enregistrée en 2024.

Au quatrième trimestre de 2025, les dépenses de consommation finale des administrations publiques rebondissent avec une croissance de 0,6 %, comparativement à la baisse survenue au trimestre précédent (− 0,4 %).

Hausse de 1,8 % des dépenses d’investissement en 2025

Pour l’année 2025, les dépenses d’investissement (formation brute de capital fixe) augmentent de 1,8 %, essentiellement en raison de la progression des investissements des entreprises en construction résidentielle (+ 7,6 %). Les investissements des entreprises en ouvrages non résidentiels (+ 2,0 %) et en produits de propriété intellectuelle (+ 1,1 %) apportent une contribution plus modeste à la hausse de l’investissement. Les investissements des entreprises en machines et en matériel sont quant à eux en recul (− 4,7 %).

Les dépenses d’investissement du secteur des administrations publiques diminuent de 2,2 % en 2025, faisant suite à une baisse de 1,0 % enregistrée en 2024. La diminution de 2025 est principalement attribuable aux investissements en machines et en matériel (− 10,2 %), bien que les investissements en produits de propriété intellectuelle (− 2,2 %) et ceux en construction (− 0,5 %) soient aussi en baisse.

Au quatrième trimestre de 2025, l’investissement augmente de 0,3 %, principalement en raison de la croissance des investissements des entreprises (+ 0,3 %), notamment ceux en produits de propriété intellectuelle (+ 1,0 %) et ceux en bâtiments résidentiels (+ 0,4 %). Les investissements des administrations publiques sont aussi en progression (+ 0,5 %).

Détérioration du solde commercial en 2025

Le solde des échanges commerciaux se détériore en 2025 : les exportations varient à la baisse et les importations, à la hausse. Il s’agit de la plus importante contribution négative à la croissance du PIB réel du Québec en 2025.

Les exportations totales de biens et de services diminuent de 0,9 %. Cette diminution est principalement attribuable à la baisse des exportations internationales de biens (− 2,7 %). Les hausses des exportations interprovinciales (+ 0,7 %) et les exportations internationales de services (+ 0,4 %) limitent la diminution des exportations totales.

Les importations totales de biens et de services augmentent de 0,9 % en 2025. Cette augmentation est principalement attribuable à l’accroissement des importations internationales de biens (+ 3,4 %). La diminution des importations interprovinciales (− 1,9 %) et celle des importations internationales de services (− 3,6 %) atténuent l’augmentation des importations totales.

Au quatrième trimestre de 2025, le solde commercial s’améliore, car le volume des exportations (+ 0,2 %) augmente alors que celui des importations (− 0,5 %) diminue.

Réduction de 35  M$ des investissements en stocks en 2025

Les entreprises réduisent leurs stocks en 2025 (– 35 M$), après les avoir accumulés lors des trois années précédentes.

Une réduction des stocks est observée au quatrième trimestre de 2025 (– 4,1 G$), suivant une hausse au troisième trimestre (+ 0,7 G$). Ce mouvement entraîne à lui seul la diminution du PIB réel au quatrième trimestre de 2025.

Le PIB selon les revenus

Hausse de 4,4 % de la rémunération des salariés en 2025

Le PIB en dollars courants, présenté selon l’approche des revenus, croît de 4,7 % pour l’année 2025. Toutes les composantes présentées dans le calcul du PIB selon les revenus sont en hausse en 2025. Toutefois, le principal facteur expliquant cette croissance est la hausse de la rémunération des salariés (+ 4,4 %). La hausse de l’excédent d’exploitation net des sociétés (+ 4,7 %) et celle du revenu mixte net (+ 7,5 %) contribuent aussi de façon notable à la croissance du PIB.

Au quatrième trimestre de 2025, le PIB en dollars courants enregistre une hausse de 0,5 %. La croissance des impôts moins les subventions sur les produits et les importations (+ 2,8 %) ainsi que celle du revenu mixte net (+ 2,4 %) sont les principaux facteurs explicatifs de la hausse du PIB. La rémunération des salariés (+ 0,2 %) contribue elle aussi à la progression du PIB.

Le revenu disponible des ménages

Progression de 4,4 % du revenu disponible des ménages en 2025

Le revenu disponible des ménages progresse de 4,4 % en 2025, après une hausse de 6,9 % en 2024. Cette progression en 2025 est principalement attribuable à la croissance de la rémunération des salariés (+ 4,4 %). Dans une moindre mesure, les hausses des transferts courants reçus (+ 4,4 %), du revenu mixte net (+ 7,5 %) et du revenu net de la propriété (+ 3,7 %) contribuent à la progression. En revanche, l’augmentation des transferts courants payés par les ménages (+ 5,1 %) vient limiter la croissance du revenu disponible.

Au quatrième trimestre de 2025, le revenu disponible des ménages augmente de 0,2 %, soit à un rythme plus lent qu’au troisième trimestre (+ 2,5 %).

Le taux d’épargne des ménages s’établit à 8,2 % en 2025

En 2025, l’épargne nette des ménages croît de 2,9 %, car la somme de la hausse du revenu disponible (+ 4,4 %) et de la variation des droits à pension (+ 3,5 %) est plus importante que l’augmentation des dépenses de consommation finale des ménages (+ 4,4 %). Le taux d’épargne, soit l’épargne nette des ménages en proportion du revenu disponible, s’établit à 8,2 % (8,3 % en 2024).

Notons qu’au quatrième trimestre de 2025, l’épargne nette est en baisse (− 15,0 %), en raison principalement de la hausse plus importante des dépenses de consommation finale des ménages (+ 1,5 %) que de celle du revenu disponible (+ 0,2 %). Conséquemment, le taux d’épargne du quatrième trimestre est estimé à 7,7 %, comparativement à 9,1 % au trimestre précédent.

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