Par Christine Doucet
Diffusion : 13 mars 2025
Les tout-petits dorment-ils suffisamment? Comment leur sommeil a-t-il évolué entre leurs 5 mois et leurs 17 mois?
Les données de l’étude Grandir au Québec, aussi appelée Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition, nous offrent quelques éléments de réponses. Cette vaste étude longitudinale vise à mieux connaître les facteurs qui peuvent influencer le développement et le bien-être des enfants nés au Québec en 2020-2021. Les résultats présentés dans cette page portent sur ces enfants à l’âge d’environ 17 mois. Un regard longitudinal est porté sur certaines données recueillies lors des deux premiers volets de l’étude, soit lorsque les enfants avaient environ 5, puis 17 mois.
Dans cette page :
La proportion d’enfants qui dorment suffisamment augmente avec l’âge
Les nuits des tout-petits sont de moins en moins fragmentées
La proportion d’enfants qui font leurs nuits augmente
Les conditions de sommeil des tout-petits changent avec le temps
La moitié des enfants d’un an et demi s’endorment généralement en moins de 15 minutes
Une majorité de tout-petits éprouvent parfois du mal à s’endormir le soir
Environ 3 enfants sur 10 font des terreurs nocturnes à un an et demi
La proportion d’enfants qui dorment suffisamment augmente avec l’âge
À 17 mois, les tout-petits dorment en moyenne 12,8 heures au total par périodes de 24 heures, tandis qu’à 5 mois, ce nombre était estimé à 13,4 heures. La vaste majorité (96 %) des enfants de 5 mois dormaient entre 9 et 17 heures en moyenne par périodes de 24 heures, tandis qu’à 17 mois, 97 % dormaient entre 10 et 15 heures en moyenne.
Durée en heures du sommeil des enfants par périodes de 24 heures, enfants d’environ 5 et 17 mois1, Québec, 2021-2023
Notes
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
1. Nés au Québec en 2020-2021.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
La proportion d’enfants qui dorment le nombre d’heures recommandé par jour pour leur âge a augmenté : elle est passée d’environ 75 % à 85 % entre 5 et 17 mois.
Proportion d’enfants qui dorment le nombre d’heures de sommeil recommandé1, enfants d’environ 5 et 17 mois2,3, Québec, 2021-2023
Notes
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative au seuil de 0,05.
1. Le nombre d’heures de sommeil par période de 24 heures recommandé par la Société canadienne de pédiatrie est de 12 à 16 heures chez les enfants de 4 à 12 mois et de 11 à 14 heures chez les enfants de 1 à 2 ans.
2. Nés au Québec en 2020-2021.
3. Pour plus de cohérence dans les comparaisons, environ 1,3 % des enfants ont été exclus de l’analyse lorsque les personnes répondantes n’étaient pas les mêmes aux 2 passages (52 parmi 3 879).
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Le nombre de siestes diminue
À 17 mois, la majorité (80 %) des enfants font une sieste par jour. Le nombre de siestes a grandement diminué en un an, puisque la majorité (69 %) faisait trois siestes ou plus par jour à 5 mois. Une proportion minime d’enfants (moins de 1 %) ne faisaient aucune sieste à 5 et à 17 mois.
Nombre de siestes par jour, enfants d’environ 5 et 17 mois1,2, Québec, 2021-2023
Notes
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.
2. Pour plus de cohérence dans les comparaisons, environ 1,3 % des enfants ont été exclus de l’analyse lorsque les personnes répondantes n’étaient pas les mêmes aux 2 passages (52 parmi 3 879).
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Les nuits des tout-petits sont de moins en moins fragmentées
Environ le tiers (31 %) des enfants d’un an et demi ne se réveillaient jamais la nuit au cours du mois précédant l’enquête, une proportion estimée à 13 % à 5 mois. La proportion d’enfants qui se réveillaient au moins trois fois la nuit a quant à elle diminué; elle est passée de 35 % à 5 mois à 18 % à 17 mois.
Nombre d’éveils nocturnes des enfants en moyenne au cours du mois précédant l’enquête, enfants d’environ 5 et 17 mois1,2, Québec, 2021-2023
Notes
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.
2. Pour plus de cohérence dans les comparaisons, environ 1,3 % des enfants ont été exclus de l’analyse lorsque les personnes répondantes n’étaient pas les mêmes aux 2 passages (52 parmi 3 879).
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
La durée des éveils nocturnes a également diminué en un an. En effet, parmi les enfants qui se réveillaient la nuit, la proportion pour qui le parent estimait la durée totale des éveils nocturnes à en moyenne 15 minutes ou moins est passée d’un tiers (34 %) à l’âge de 5 mois à deux tiers (67 %) un an plus tard. À environ 5 mois, la durée des éveils nocturnes totalisait 45 ou 60 minutes en moyenne chez le quart (27 %) de ces enfants, et plus d’une heure chez 17 % d’entre eux. À un an et demi, ces proportions étaient passées à 11 % et 5 % respectivement.
Durée des éveils nocturnes des enfants au cours du mois précédant l’enquête, enfants d’environ 17 mois qui s’éveillaient la nuit à 5 et 17 mois1,2, Québec, 2021-2023
Notes
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.
2. Pour plus de cohérence dans les comparaisons, environ 1,3 % des enfants ont été exclus de l’analyse lorsque les personnes répondantes n’étaient pas les mêmes aux 2 passages (52 parmi 3 879).
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
La proportion d’enfants qui font leurs nuits augmente
Environ la moitié (48 %) des enfants faisaient leurs nuits à 5 mois, c’est-à-dire qu’ils dormaient 6 heures ou plus d’affilée, tandis que les trois quarts (75 %) les faisaient à 17 mois.
Nombre d’heures d’affilée de sommeil de nuit des enfants, enfants d’environ 5 et 17 mois1,2, Québec, 2021-2023
Notes
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.
2. Pour plus de cohérence dans les comparaisons, environ 1,3 % des enfants ont été exclus de l’analyse lorsque les personnes répondantes n’étaient pas les mêmes aux 2 passages (52 parmi 3 879).
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Les conditions de sommeil des tout-petits changent avec le temps
La majorité (58 %) des enfants d’un an et demi s’endorment seuls, tandis qu’un an plus tôt, la majorité (60 %) étaient endormis par leur parent avant d’être mis au lit pour la nuit.
Comportement du parent1 lors de la mise au lit de l’enfant, enfants d’environ 5 et 17 mois2,3, Québec, 2021-2023
Notes
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative au seuil de 0,05.
1. Comportement du répondant ou de la répondante principale à l’enquête. Dans la vaste majorité des cas (96,8 % à environ 5 mois et 96,3 % à environ 17 mois), il s’agit de la mère biologique.
2. Nés au Québec en 2020-2021.
3. Pour plus de cohérence dans les comparaisons, environ 1,3 % des enfants ont été exclus de l’analyse lorsque les personnes répondantes n’étaient pas les mêmes aux 2 passages (52 parmi 3 879).
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Près de six enfants sur 10 (58 %) dormaient seuls dans leur chambre à environ un an et demi. Cette proportion a augmenté par rapport à douze mois plus tôt : 4 enfants sur 10 (39 %) dormaient alors seuls dans leur chambre.
Pièce dans laquelle dort l’enfant la nuit, enfants d’environ 5 et 17 mois1,2, Québec, 2021-2023
Notes
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
a Pour une catégorie donnée, exprime une différence significative au seuil de 0,05.
1. Nés au Québec en 2020-2021.
2. Pour plus de cohérence dans les comparaisons, environ 1,3 % des enfants ont été exclus de l’analyse lorsque les personnes répondantes n’étaient pas les mêmes aux 2 passages (52 parmi 3 879).
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
À environ un an et demi, 4 enfants sur 10 (42 %) ont une couverture (« doudou ») avec eux dans leur lit pour les aider à s’endormir. Le tiers (32 %) ont un toutou et environ 5 % d’entre eux ont un biberon. Notons par ailleurs que l’utilisation de la suce pour aider l’enfant à s’endormir est devenue légèrement plus répandue au fil du temps (31 % à 5 mois c. 33 % à 17 mois).
Objet de transition utilisé pour endormir l’enfant1, enfants d’environ 17 mois2, Québec, 2021-2023
Notes
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
1. Les catégories ne sont pas exclusives, de sorte que plusieurs objets ont pu être identifiés pour un même enfant.
2. Nés au Québec en 2020-2021.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
La moitié des enfants d’un an et demi s’endorment généralement en moins de 15 minutes
En ce qui a trait au temps d’endormissement des tout-petits, à un an et demi :
- environ un enfant sur deux (50 %) s’endort généralement en moins de 15 minutes;
- 38 % le font en 15 minutes ou plus, mais en moins de 30;
- 10 % le font en 30 minutes ou plus, mais en moins d’une heure;
- une faible proportion d’enfants (2,2 %) prend en général au moins une heure pour s’endormir.
Temps d’endormissement des enfants la nuit en général, enfants d’environ 17 mois1, Québec, 2021-2023
Note
1. Nés au Québec en 2020-2021.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Une majorité de tout-petits éprouvent parfois du mal à s’endormir le soir
À 17 mois, environ 69 % des tout-petits éprouvent parfois des difficultés d’endormissement le soir, c’est-à-dire qu’ils mettent plus de 30 minutes à s’endormir. Le tiers (34 %) éprouvent ces difficultés moins d’une fois par semaine, le quart (25 %) de 1 à 2 fois par semaine et 10 %, 3 fois ou plus par semaine. Environ 3 enfants sur 10 (31 %) n’éprouvent jamais de difficultés d’endormissement le soir à un an et demi.
Fréquence à laquelle les enfants ont des difficultés à s’endormir le soir1, enfants d’environ 17 mois2, Québec, 2021-2023
Notes
1. C’est-à-dire qu’ils mettent plus de 30 minutes à s’endormir.
2. Nés au Québec en 2020-2021.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Pour la majorité (95 %) des enfants d’un an et demi, le parent perçoit le sommeil de l’enfant comme étant légèrement ou pas du tout problématique.
Perception du parent1 du sommeil de l’enfant, enfants d’environ 17 mois2, Québec, 2021-2023
Notes
1. Selon la perception du répondant principal ou de la répondante principale à l’enquête. Dans la majorité des cas (96,3 %), il s’agit de la mère biologique.
2. Nés au Québec en 2020-2021.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Environ 3 enfants sur 10 font des terreurs nocturnes à un an et demi
Le quart (24 %) des enfants font des terreurs nocturnes moins d’une fois par mois, c’est-à-dire qu’ils se réveillent brusquement en criant ou en pleurant et sont inconsolables pendant plusieurs minutes, même lorsqu’on les prend. Environ 7 % des tout-petits en font au moins une fois par mois.
Fréquence à laquelle les enfants font des terreurs nocturnes, enfants d’environ 17 mois1, Québec, 2022-2023
Note
1. Nés au Québec en 2020-2021.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 2e édition.
Au sujet de l’étude
L’objectif principal de la deuxième édition de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ 2), communément appelée Grandir au Québec, est de mieux connaître les facteurs qui peuvent influencer le développement et le bien-être des enfants du Québec.
Les enfants visés par l’étude en ce deuxième passage sont ceux qui sont nés en 2020-2021 de mères résidant au Québec au moment de la naissance de leur enfant, sauf exclusions, et qui ont continué d’habiter au Québec. Ainsi, l’échantillon initial admissible au suivi longitudinal comptait 4 703 enfants et fera l’objet d’une collecte annuelle de l’âge de 5 mois à environ 8 ans. La deuxième collecte de données de l’étude s’est déroulée dans l’ensemble des régions du Québec de mai 2022 à mars 2023, alors que les enfants étaient âgés d’environ 17 mois. Au total, 3 879 familles y ont participé.
L’étude est réalisée par l’Institut de la statistique du Québec avec la collaboration de différents partenaires. Elle est financée par la Fondation Lucie et André Chagnon, le ministère de la Famille, le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de l’Éducation, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le Conseil de gestion de l’assurance parentale et l’Institut de la statistique du Québec.
Pour plus d’information sur Grandir au Québec, consulter la fiche de l’étude.

