Personnes ayant une incapacité
Emploi du temps
Selon le genre
En 2022, au Québec, chez les personnes ayant une incapacité, les femmes consacraient plus de temps que les hommes au sommeil et aux soins personnels (10,1 h/jour c. 9,5 h/jour). Inversement, elles disposaient de moins de temps libre que les hommes (4,1 h/jour c. 4,9 h/jour), notamment de temps de loisirs (3,0 h/jour c. 3,7 h/jour), et de temps d’utilisation des médias de masse (2,7 h/jour c. 3,2 h/jour).
Chez les personnes n’ayant pas d’incapacité, les femmes consacraient également plus de temps que les hommes au sommeil et aux soins personnels. Elles consacraient aussi moins de temps que les hommes au travail rémunéré et à la recherche d’emploi, et plus de temps au travail non rémunéré, ainsi qu’à la socialisation et aux communications, des différences qui ne sont pas observées chez les personnes ayant une incapacité.
Selon la présence ou non d'une incapacité
On ne détecte pas de différences significatives entre l’emploi du temps des femmes ayant une incapacité et celui des femmes n’en ayant pas, à l’exception du temps consacré aux soins aux enfants du ménage, qui est plus faible chez les femmes ayant une incapacité (0,4 h/jour c. 0,7 h/jour).
Chez les hommes, ceux ayant une incapacité consacraient moins de temps que ceux n’en ayant pas au travail rémunéré ainsi qu’aux études et à l’apprentissage. Inversement, ils consacraient plus de temps au travail non rémunéré ainsi qu’au temps libre.
Les notes méthodologiques peuvent être consultées dans la page de l'indicateur Emploi du temps.
Personnes proches aidantes
Selon le sexe
Au Québec, en 2018, on ne détecte pas de différence significative entre les proportions de personnes ayant agi comme proches aidantes chez les femmes ayant une incapacité et celles chez les hommes ayant une incapacité. Toutefois, on constate que les femmes n’ayant pas d’incapacité étaient plus susceptibles que les hommes du même groupe d’avoir fourni de l’aide à une ou un proche.
Quant aux proportions de personnes proches aidantes ayant une incapacité qui occupaient un emploi, on ne détecte pas de différence significative entre les femmes et les hommes. En revanche, chez les personnes proches aidantes n’ayant pas d’incapacité, les femmes étaient, en proportion, moins nombreuses à occuper un emploi que les hommes.
Selon la présence ou non d’une incapacité
En 2018, près de trois femmes ayant une incapacité sur dix (29 %) étaient proches aidantes, comparativement à moins d’une femme sur quatre (22 %) parmi celles n’ayant pas d’incapacité. Cette différence est également observée chez les hommes.
Environ 50 % des femmes proches aidantes ayant une incapacité occupaient un emploi, une proportion qui ne diffère pas significativement de celle observée parmi les proches aidantes n’en ayant pas. Chez les hommes, les proches aidants ayant une incapacité étaient proportionnellement moins nombreux que ceux n’en ayant pas à occuper un emploi.
Les notes méthodologiques peuvent être consultées dans la page de l'indicateur Personnes proches aidantes.
Ampleur de l’aide fournie en proche aidance
Selon le sexe
Au Québec, en 2018, chez les personnes ayant agi comme proches aidantes qui avaient une incapacité, les proportions de femmes qui soutenaient un seul bénéficiaire et de celles qui en soutenaient deux ou plus ne diffèrent pas significativement de celles des hommes.
Toutefois, chez les personnes proches aidantes n’ayant pas d’incapacité, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de s’occuper d’un seul bénéficiaire. À l’inverse, elles étaient moins nombreuses, en proportion, à s’occuper de deux bénéficiaires ou plus.
Selon la présence ou non d’une incapacité
Les femmes proches aidantes ayant une incapacité s’occupaient d’un seul bénéficiaire (62 %) en plus faible proportion que celles n’ayant pas d’incapacité (73 %). À l’inverse, les proches aidantes ayant une incapacité étaient proportionnellement plus nombreuses que celles n’en ayant pas à fournir des soins à deux bénéficiaires ou plus (38 % c. 27 %).
Chez les hommes proches aidants, on ne constate pas de différence significative liée au nombre de bénéficiaires.
Les notes méthodologiques peuvent être consultées dans la page de chaque indicateur Ampleur de l’aide fournie en proche aidance.
Types d’activités de proche aidance
Selon le sexe
Au Québec, en 2018, parmi les personnes proches aidantes ayant une incapacité, les femmes étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes à apporter de l’aide pour les soins personnels (40 % c. 17 %*), les traitements et les soins médicaux (37 % c. 22 %*) et l’organisation des soins (45 % c. 28 %*). Cependant, elles étaient moins susceptibles que les hommes de fournir du soutien pour l’entretien de la maison (40 % c. 69 %).
Les mêmes différences sont observées chez les personnes proches aidantes n’ayant pas d’incapacité, à l’exception de l’aide fournie pour les traitements et les soins médicaux. Au sein de ce groupe, les femmes étaient également plus susceptibles que les hommes de fournir de l’aide dans les travaux domestiques.
Selon la présence ou non d’une incapacité
En 2018, les femmes proches aidantes ayant une incapacité étaient proportionnellement plus nombreuses que les proches aidantes n’ayant pas d’incapacité à apporter du soutien pour des traitements et des soins médicaux (37 % c. 25 %). Cette différence n’est pas détectée chez les hommes. L’aide fournie quant au transport semblait moins fréquente chez les proches aidantes ayant une incapacité. Pour les autres types d’activités, les proches aidantes ayant une incapacité apportaient de l’aide dans des proportions qui ne diffèrent pas significativement de celles qui n’en ont pas.
Chez les hommes, les proches aidants ayant une incapacité étaient proportionnellement plus nombreux que ceux n’en ayant pas à fournir de l’aide pour l’entretien de la maison.
Les notes méthodologiques peuvent être consultées dans la page de chaque indicateur Types d’activités de proche aidance.