Cliquez sur l'onglet Groupes de population pour consulter des données sur les jeunes, les personnes immigrantes et celles issues de minorités visibles (les données portent sur l'année 2023).
En 2024, au Québec, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à occuper des emplois de qualité faible, soit environ 353 000 emplois pour les femmes comparativement à 323 000 emplois pour les hommes. Cette présence plus marquée des femmes dans les emplois de qualité faible s’observe tout au long de la période 2006-2024.
Pour cette période, on observe une baisse de l’emploi de faible qualité, tant chez les femmes que chez les hommes. En 2020, celui-ci a diminué de façon importante en raison de la perte d’emplois à bas salaire durant la première année de pandémie : (environ – 112 000 chez les femmes et – 35 000 chez les hommes). Depuis, le nombre d’emplois de qualité faible a rebondi chez les femmes, mais diminué en 2024 par rapport à 2023. Aucune différence significative n’est détectée chez les hommes en 2024. Malgré l’augmentation, le volume d’emplois de qualité faible occupés par des femmes en 2024 demeure plus faible que celui observé avant la pandémie.
Le nombre d’emplois de qualité élevée occupés par des femmes en 2024 est d’environ 678 000 alors qu’il est d’environ 722 000 chez les hommes. Toutefois, en 2024, la part d’emplois de qualité élevée chez les femmes (environ 42 %) ne diffère statistiquement pas de celle des hommes (environ 41 %). Entre 2006 et 2013, cette part était inférieure chez les femmes, mais depuis 2014, on ne détecte pas de différence significative. Pendant cette période, le volume d’emplois de qualité élevée occupés par des femmes et par des hommes a connu une augmentation.
Notes méthodologiques
Concepts et définitions
Les données sur la qualité de l’emploi sont basées sur la Classification nationale des professions (CNP) 2021 et s’appuient sur une nouvelle catégorisation des professions qui tient compte du degré de formation, d’études, d’expérience et de responsabilités, soit la catégorisation FEER. Pour de plus amples renseignements sur la CNP-2021, consulter la page Classification nationale des professions (CNP) 2021 version 1.0.
La qualité de l’emploi est déterminée à partir de la combinaison de quatre dimensions auxquelles sont associées différentes valeurs :
- La rémunération (taux horaire en dollars de 2002) : moins de 10,00 $; de 10,00 $ à 14,99 $; de 15,00 $ à 19,99 $; de 20,00 $ à 24,99 $; 25,00 $ et plus.
- La stabilité : instable (temporaire) ou stable (permanent).
- La qualification :
- Surqualification : la personne salariée occupe un emploi peu qualifié (de niveau inférieur au collégial technique) et ses compétences sont supérieures aux exigences du poste;
- Qualification faible : la personne salariée occupe un emploi peu qualifié (de niveau inférieur au collégial technique) et ses compétences sont équivalentes aux exigences du poste;
- Qualification élevée : la personne salariée occupe un emploi qualifié (de niveau collégial technique ou plus, ce qui comprend les emplois de gestion) et ses compétences sont équivalentes aux exigences du poste.
- Les heures de travail : temps partiel (moins de 30 h) involontaire; temps plein (41 h et plus); temps partiel volontaire; temps plein (30-40 h).
L’intégration des résultats des diverses combinaisons possibles permet de catégoriser les emplois en trois niveaux de qualité (faible, moyen, élevé). Dans cette page toutefois, seuls les niveaux faible et élevé sont présentés.
Qualité faible
Ce niveau comprend les emplois à temps partiel involontaire et les emplois rémunérés à moins de 15 $ l’heure et qui sont :
- de qualification faible;
- occupés par des personnes salariées surqualifiées;
- instables;
- à temps plein 41 heures ou plus par semaine.
Qualité élevée
Ce niveau comprend les emplois stables à qualification élevée, à temps partiel volontaire ou à temps plein 30-40 heures, qui sont rémunérés 15 $ l’heure ou plus.
Univers
La qualité de l’emploi a été calculée pour les personnes salariées seulement, c’est-à-dire en ne tenant pas compte des travailleurs et travailleuses autonomes. De plus, la population étudiante en emploi est exclue afin que les résultats portent uniquement sur les personnes pour qui l’activité principale est d’occuper un emploi.
Comme il n’est pas possible de distinguer les emplois occupés par des membres de la population étudiante durant l’été (de mai à août), les calculs sont faits sur une base de huit mois (de septembre à avril).
Certaines populations sont toutefois exclues, car elles ne font pas partie de la population cible de l’Enquête sur la population active (EPA). Il s’agit des personnes vivant dans un établissement institutionnel, des personnes résidant dans une communauté des Premières Nations ou inuite, des membres à temps plein des Forces armées canadiennes, et des ménages situés dans des régions extrêmement éloignées où la densité de population est très faible.
Utilisation de la variable « genre »
Le genre d’une personne réfère à son identité personnelle et sociale en tant qu’homme, en tant que femme ou en tant que personne non binaire (une personne dont le genre se situe en dehors du modèle binaire masculin-féminin).
Les catégories Femmes+ et Hommes+ signifient que les personnes non binaires ont été réparties entre les femmes et les hommes. En raison de la petite taille de la population non binaire, cette répartition est nécessaire pour assurer la confidentialité des données des personnes appartenant à cette population.
Dans l’EPA, les données sont basées sur le concept de genre à partir de 2022, alors que pour les années précédentes, elles étaient basées sur le concept de sexe. Les catégories Femmes+ et Hommes+ s’appliquent toutefois à toute la série, afin de simplifier la présentation des résultats. L’introduction de données produites selon le genre dans une série auparavant produite selon le sexe n’a qu’une incidence minime sur les tendances.
Production des estimations
Les statistiques ont été produites par l’Institut de la statistique du Québec à partir des fichiers de microdonnées de l’EPA disponibles au Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales (CIQSS), membre du Réseau canadien des Centres de données de recherche (RCCDR).
Précision des données et différences entre les groupes
Les statistiques présentées étant basées sur un échantillon, elles sont sujettes à l’erreur d’échantillonnage. Des tests statistiques ont été effectués afin de comparer certains groupes de personnes. Les différences évoquées dans les points saillants ont été confirmées par ces tests.
À noter qu’il arrive que des proportions semblent différentes, mais que des tests de comparaison ne permettent pas de conclure qu’elles le sont, d’un point de vue statistique. Pour plus d’information sur les notions de précision statistique et de différence significative sur le plan statistique, consulter la page Notions statistiques pour l’analyse de données d’enquête.
À consulter aussi
- Bilan du marché du travail au Québec
- Annuaire québécois des statistiques du travail
- Taux d’emploi et revenu d’emploi des Québécoises : quels sont les écarts entre les personnes immigrantes et non immigrantes?
- Indicateurs du marché du travail
- La situation des femmes sur le marché du travail après deux années de pandémie au Québec
Jeunes
Selon le sexe
Au Québec, en 2023, chez les 15-29 ans, la proportion de femmes qui occupaient un emploi de qualité faible ne différait pas significativement de celle des hommes. Toutefois, les femmes de 15 à 29 ans étaient, en proportion, plus nombreuses à occuper un emploi de qualité élevée que les hommes du même groupe d’âge (32 % c. 29 %).
À l’inverse, chez les 30-64 ans, les femmes étaient proportionnellement moins nombreuses que les hommes à occuper un emploi de qualité élevée. Elles étaient cependant plus nombreuses qu’eux à occuper un emploi de qualité faible.
L’écart entre les femmes et les hommes diffère significativement selon l’âge.
Selon le groupe d’âge
La proportion de femmes occupant un emploi de qualité faible était plus élevée chez celles de 15 à 29 ans que chez celles de 30 à 64 ans (34 % c. 23 %). À l’inverse, la proportion de femmes de 15 à 29 ans occupant un emploi de qualité élevée était inférieure à celle des femmes de 30 à 64 ans (32 % c. 40 %).
On fait des constats similaires chez les hommes.
Personnes immigrantes
Selon le sexe
Au Québec, en 2023, la proportion de personnes occupant un emploi de qualité faible était plus élevée chez les femmes immigrantes que chez les hommes immigrants (33 % c. 25 %). À l’inverse, la proportion de personnes occupant un emploi de qualité élevée était plus faible chez les femmes immigrantes que chez les hommes immigrants (35 % c. 42 %).
Chez les personnes non immigrantes, les femmes étaient aussi plus susceptibles que les hommes d’occuper un emploi de qualité faible. Toutefois, la proportion de personnes occupant un emploi de qualité élevée est similaire chez les femmes et chez les hommes.
L’écart entre les femmes et les hommes diffère significativement selon le statut d’immigration pour les emplois de qualité élevée, mais pas pour les emplois de qualité faible.
Selon le statut d’immigration
Les femmes immigrantes étaient plus susceptibles que les femmes non immigrantes d’occuper un emploi de qualité faible (33 % c. 22 %), mais moins susceptibles d’occuper un emploi de qualité élevée (35 % c. 40 %).
On établit un constat similaire chez les hommes quant aux emplois de qualité faible. Pour les emplois de qualité élevée, la proportion d’hommes immigrants qui occupent un emploi de ce type tendait à être supérieure à celle des hommes non immigrants, bien que l’écart ne soit pas statistiquement significatif.
Personnes issues de minorités visibles
Selon le sexe
En 2023, au Québec, parmi les personnes issues de minorités visibles, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’occuper un emploi de qualité faible (36 % c. 31 %) et moins susceptibles d’occuper un emploi de qualité élevée (32 % c. 37 %).
Chez les personnes non issues de minorités visibles, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’occuper un emploi de qualité faible. Toutefois, la proportion de personnes occupant un emploi de qualité élevée est similaire chez les femmes et chez les hommes.
En ce qui a trait aux emplois de qualité élevée, l’appartenance ou non à une minorité visible est associée à la présence d’un écart entre les femmes et les hommes.
Selon l’appartenance ou non à une minorité visible
La proportion de personnes occupant un emploi de qualité faible était plus élevée chez les femmes issues de minorités visibles que chez celles qui n’appartiennent pas à ce groupe (36 % c. 22 %). À l’inverse, les proportions de personnes occupant un emploi de qualité élevée étaient plus faibles chez les femmes issues de minorités visibles que chez les femmes qui n’appartiennent pas à ce groupe (32 % c. 40 %).
On fait des constats similaires chez les hommes.
Notes méthodologiques
Concepts et définitions
Les données sur la qualité de l’emploi sont basées sur la Classification nationale des professions (CNP) 2021 et s’appuient sur une nouvelle catégorisation des professions qui tient compte du degré de formation, d’études, d’expérience et de responsabilités, soit la catégorisation FEER. Pour de plus amples renseignements sur la CNP-2021, consulter la page Classification nationale des professions (CNP) 2021 version 1.0.
La qualité de l’emploi est déterminée à partir de la combinaison de quatre dimensions auxquelles sont associées différentes valeurs :
- La rémunération (taux horaire en dollars de 2002) : moins de 10,00 $; 10,00 $ à 14,99 $; 15,00 $ à 19,99 $; 20,00 $ à 24,99 $; 25,00 $ et plus.
- La stabilité : instable (temporaire) ou stable (permanent).
- La qualification :
- Surqualification : la personne salariée occupe un emploi peu qualifié (de niveau inférieur au collégial technique) et ses compétences sont supérieures aux exigences du poste;
- Qualification faible : la personne salariée occupe un emploi peu qualifié (de niveau inférieur au collégial technique) et ses compétences sont équivalentes aux exigences du poste;
- Qualification élevée : la personne salariée occupe un emploi qualifié (de niveau collégial technique ou plus, ce qui comprend les emplois de gestion) et ses compétences sont équivalentes aux exigences du poste.
- Les heures de travail : temps partiel (moins de 30 h) involontaire; temps plein (41 h et plus); temps partiel volontaire; temps plein (30-40 h).
L’intégration des résultats des diverses combinaisons possibles permet de catégoriser les emplois en trois niveaux de qualité (faible, moyen, élevé). Dans cette page toutefois, seuls les niveaux faible et élevé sont présentés.
Qualité faible
Ce niveau comprend les emplois à temps partiel involontaire et les emplois rémunérés à moins de 15 $ l’heure et qui sont :
- de qualification faible;
- occupés par des personnes salariées surqualifiées;
- instables;
- à temps plein 41 heures ou plus par semaine.
Qualité élevée
Ce niveau comprend les emplois stables à qualification élevée, à temps partiel volontaire ou à temps plein 30-40 heures, qui sont rémunérés 15 $ l’heure ou plus.
Univers
La qualité de l’emploi a été calculée pour les personnes salariées seulement, c’est-à-dire en ne tenant pas compte des travailleurs et travailleuses autonomes. De plus, la population étudiante en emploi est exclue afin que les résultats portent uniquement sur les personnes pour qui l’activité principale est d’occuper un emploi.
Les questions permettant d’identifier la population étudiante ne sont pas posées aux personnes de 65 ans et plus.
Comme il n’est pas possible de distinguer les emplois occupés par des membres de la population étudiante durant l’été (de mai à août), les calculs sont faits sur une base de huit mois (de septembre à avril).
Identification des groupes de population
Personnes qui ont ou ont déjà eu le statut d’immigrant reçu ou d’immigrante reçue ou celui de résident permanent ou de résidente permanente. Il s’agit des personnes à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence. Les personnes qui ont obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont comprises.
Selon la Loi sur l’équité en matière d’emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche ». Les principales minorités visibles sont les personnes sud-asiatiques, chinoises, noires, philippines, arabes, latino-américaines, asiatiques du Sud-Est, asiatiques occidentales, coréennes et japonaises.
Source de données
Les données présentées dans cette page proviennent de l’Enquête sur la population active (EPA) de 2023.
Les données disponibles dans l’EPA de 2023 ne permettent pas de produire ou de diffuser de résultats pour les sept groupes visés par les objectifs de la vitrine. Ainsi, en raison de l’absence des mesures nécessaires à leur identification dans le questionnaire, aucun résultat ne peut être produit pour les personnes issues de minorités sexuelles et de genre et pour les personnes ayant une incapacité. De plus, les questions utilisées pour construire l’indicateur n’étant pas posées aux personnes de 65 ans et plus, les estimations sur les personnes aînées ne peuvent pas être produites.
Précision des résultats et tests statistiques
Les statistiques présentées étant basées sur un échantillon, elles sont sujettes à l’erreur d’échantillonnage. Pour plus d’information sur les notions de précision statistique et de différence significative sur le plan statistique, consulter la page Notions statistiques pour l’analyse de données d’enquêtes.
À moins d’avis contraire, les différences évoquées ont été confirmées par des tests au seuil de 0,05. Il arrive que des résultats semblent différents, mais ne le soient pas sur le plan statistique selon les tests effectués. Cela peut être attribuable à un manque de puissance statistique de l’enquête d’où proviennent les mesures, particulièrement pour certains groupes de population. Dans le cas d’un test non significatif au seuil fixé, on ne peut pas conclure que les résultats sont différents entre deux groupes; on ne peut toutefois pas pour autant conclure qu’ils sont égaux. Des tests d’interaction ont aussi été réalisés afin d’évaluer si l’effet du sexe sur l’indicateur est modulé par le fait d’appartenir ou non à un des groupes de population visés.
À consulter aussi
- Bilan du marché du travail au Québec
- Annuaire québécois des statistiques du travail
- Taux d’emploi et revenu d’emploi des Québécoises : quels sont les écarts entre les personnes immigrantes et non immigrantes?
- Indicateurs du marché du travail
- La situation des femmes sur le marché du travail après deux années de pandémie au Québec