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Stress quotidien

Cliquez sur l’onglet Groupes de population pour consulter des données sur les jeunes et les personnes aînées, les personnes immigrantes, celles issues de minorités visibles et celles faisant partie de minorités sexuelles. Ces données portent sur les années 2019-2020.

À noter qu'en raison de changements apportés à la méthodologie de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) en 2022, notamment en ce qui a trait au mode de collecte des données, il est recommandé d’éviter de comparer les estimations produites à partir du cycle de 2022 de l’enquête avec celles des cycles antérieurs. Par ailleurs, les estimations présentées sur cette page pour les années 2022 à 2024 portent sur les personnes de 18 ans et plus, alors que celles pour les années antérieures portent sur les personnes de 12 ans et plus.

En 2024, un peu plus du cinquième la population québécoise de 18 ans et plus (21 %) trouvait la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes. Aucune différence significative n’était détectée selon le genre. Cependant, en 2022 et 2023, les femmes étaient, en proportion, plus nombreuses que les hommes à considérer leurs journées comme assez ou extrêmement stressantes (respectivement 23 % c. 19% et 25 % c. 18 %).

Dans l’ensemble de la population, la proportion de personnes susceptibles de percevoir leurs journées comme assez ou extrêmement stressantes en 2024 n’est pas significativement différente de celle observée en 2022 et 2023.

Entre 2023 et 2024, la proportion de femmes percevant leurs journées comme assez ou extrêmement stressantes a diminué d’environ 3 points de pourcentage, tandis qu’aucune différence significative n’a été détectée chez les hommes.

Entre 2015 et 2021

En 2021, près du quart de la population québécoise de 12 ans et plus (22 %) trouvait la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes. Lors de cette année, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de percevoir leurs journées comme assez ou extrêmement stressantes (26 % c. 18 %). C’était également le cas de 2015 à 2019.

La proportion de personnes percevant la plupart de leurs journées comme assez ou extrêmement stressantes était plus faible en 2021 qu’en 2015, et ce, tant dans l’ensemble de la population (22 % c. 24 %) que chez les hommes (18 % c. 22 %). Aucune différence significative n’a été détectée chez les femmes.

Notes méthodologiques

Concepts et définitions

Le stress quotidien réfère au niveau de stress ressenti par une personne dans sa vie quotidienne en général, la plupart des jours ou, dans le cas d’une entrevue par personne interposée, à la perception de la personne qui répond pour l’autre.

L’indicateur repose sur la question suivante de l’Enquête canadienne sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) :

« En pensant à la quantité de stress dans votre vie, comment décririez-vous la plupart de vos journées?

  • Pas du tout stressantes;
  • Pas tellement stressantes;
  • Un peu stressantes;
  • Assez stressantes;
  • Extrêmement stressantes. »

Les réponses « Assez stressantes » et « Extrêmement stressantes » ont été regroupées aux fins de l’indicateur.

Univers

2022 à 2024 : Ensemble de la population québécoise de 18 ans et plus.

2015 à 2021 : Ensemble de la population québécoise de 12 ans et plus.

Certaines personnes sont toutefois exclues, car elles ne font pas partie de la population cible de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), soit les personnes vivant dans un établissement institutionnel, les personnes vivant dans les communautés et les autres peuplements autochtones des provinces, les membres à temps plein des Forces armées canadiennes, et les ménages situés dans des régions extrêmement éloignées où la densité de population est très faible.

Utilisation de la variable « genre »

Les données de l’ESCC de 2022, 2023 et 2024 sont présentées selon le genre des personnes plutôt que selon leur sexe. Les catégories Femmes+ et Hommes+ signifient que les personnes non binaires, soit celles dont le genre se situe en dehors du modèle binaire masculin-féminin, ont été réparties entre les femmes et les hommes. En raison de la petite taille de la population non binaire, cette répartition est nécessaire pour assurer la confidentialité des données des personnes appartenant à cette population.

Les répercussions du passage de la variable « sexe » à « genre » sont minimes.

Précision des données

Les statistiques étant basées sur un échantillon, elles sont sujettes à l’erreur d’échantillonnage. Des tests statistiques ont été effectués afin de comparer certains groupes de personnes. Les différences évoquées dans les points saillants ont été confirmées par ces tests.

À noter qu’il arrive que des résultats semblent différents, mais ne le soient pas sur le plan statistique selon les tests effectués. Pour plus d’information sur les notions de précision statistique et de différence significative sur le plan statistique, consulter la page Notions statistiques pour l’analyse de données d’enquête.

Production des données

Les statistiques présentées ont été produites par l’Institut de la statistique du Québec à partir des fichiers annuels de partage de l’ESCC rendus disponibles par Statistique Canada.

Jeunes

Selon le sexe

En 2019-2020, au Québec, un peu plus du tiers des femmes de 15 à 29 ans (34 %) trouvait la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes. Cette proportion est plus élevée que celle des hommes du même groupe d’âge (19 %).

Chez les 30 ans et plus, on ne détecte aucune différence significative entre les femmes et les hommes.

Selon le groupe d’âge

Les jeunes femmes étaient plus susceptibles que les femmes plus âgées de percevoir leurs journées comme assez ou extrêmement stressantes (34 % c. 23 %).

Chez les hommes, on constate l’inverse. Les jeunes hommes étaient donc proportionnellement moins nombreux que ceux de 30 ans et plus à trouver la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes. 

Personnes aînées

Selon le sexe

En 2019-2020, au Québec, les femmes de 65 ans et plus étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes du même groupe d’âge à percevoir la plupart des journées comme assez ou extrêmement stressantes (10 % * c. 7 %).

La situation est semblable chez les personnes de 12 à 64 ans.

Selon le groupe d’âge

La proportion de femmes de 65 ans et plus qui trouvaient la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes était moins élevée que celle des femmes de 12 à 64 ans (10 % * c. 28 %). Il en est de même chez les hommes.

Personnes immigrantes

Selon le sexe

Au Québec, en 2019-2020, chez les personnes immigrantes, la proportion de personnes pour qui la plupart des journées étaient assez ou extrêmement stressantes ne différait pas significativement entre les femmes et les hommes.

Cette tendance s’observe également chez les femmes non immigrantes et les hommes non immigrants.

Selon le statut d’immigration

En 2019-2020, un peu plus d’une femme immigrante sur cinq (21 %) percevait la plupart des journées comme assez ou extrêmement stressantes. Cette proportion ne différait pas significativement de celle des femmes non immigrantes.

Une situation similaire s’observe chez les hommes.

Personnes issues de minorités visibles

Selon le sexe

Au Québec, en 2019-2020, la tendance indique que les femmes issues de minorités visibles étaient proportionnellement plus nombreuses à percevoir la plupart des journées comme assez ou extrêmement stressantes que les hommes issus de minorités visibles, bien qu’on n’ait noté aucune différence significative.

On observe la même tendance chez les personnes non issues de minorités visibles.

Selon l’appartenance ou non à une minorité visible

Un peu moins du quart des femmes issues de minorités visibles (23 %) trouvait la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes. Cette proportion ne différait pas significativement de celle des femmes non issues de minorités visibles.

Il en est de même chez les hommes.

Personnes de minorités sexuelles ou de genre

Selon le sexe

Entre 2017 et 2020, au Québec, les femmes de minorités sexuelles tendent à être plus susceptibles que les hommes de minorités sexuelles de trouver la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes, bien qu’aucune différence significative n’ait été observée.

Chez les personnes hétérosexuelles, les proportions de personnes qui considéraient la plupart des journées comme assez ou extrêmement stressantes ne différaient pas significativement entre les femmes et les hommes.

Selon le groupe de la diversité sexuelle

La proportion de femmes de minorités sexuelles qui trouvaient la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes était plus élevée que celle des femmes hétérosexuelles (35 % c. 25 %).

Chez les hommes, on ne note aucune différence significative selon le groupe de minorité sexuelle.

Notes méthodologiques

Concepts et définitions

Le stress quotidien réfère au niveau de stress ressenti par une personne dans sa vie quotidienne en général, la plupart des jours ou, dans le cas d’une entrevue par personne interposée, à la perception de la personne qui répond.

Univers

Personnes de minorités sexuelles : Population québécoise de 15 ans et plus.

Autres groupes de population : Population québécoise de 12 ans et plus.

Identification des groupes de population

Personnes immigrantes

Le statut d’immigration indique si une personne est non immigrante, immigrante ou résidente non permanente.

  • Les personnes ayant la citoyenneté canadienne de naissance sont considérées comme des « personnes non immigrantes ».
  • Les personnes ayant le statut de résident permanent ou de résidente permanente, celles ayant le statut d’immigrant reçu ou d’immigrante reçue ainsi que celles qui ont obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont considérées comme des « personnes immigrantes ».
  • Les « personnes résidentes non permanentes » sont des personnes n’ayant pas la citoyenneté canadienne, le statut d’immigrant reçu ou d’immigrante reçue, ou celui de résident permanent ou de résidente permanente.
Personnes issues de minorités visibles

Selon la Loi sur l’équité en matière d’emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche ». Les principales minorités visibles sont les personnes sud-asiatiques, chinoises, noires, philippines, arabes, latino-américaines, asiatiques du Sud-Est, asiatiques occidentales, coréennes et japonaises.

Personnes de minorités sexuelles

Les personnes de minorités sexuelles sont celles qui considèrent être lesbiennes, gaies, bisexuelles, pansexuelles ou d’une autre orientation sexuelle non hétérosexuelle.

Source de données

Les données présentées dans cette page proviennent de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Les composantes annuelles de 2019 à 2020 ont été combinées afin de produire des estimations sur les jeunes, les personnes aînées, les personnes immigrantes et les personnes issues de minorités visibles.

Les enquêtes de 2017 à 2020 ont été combinées afin d’avoir des estimations d’une puissance statistique acceptable pour les personnes de minorités sexuelles.

Les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes ne permettent pas de produire de résultats pour les sept groupes populationnels d’intérêt présentés dans la vitrine. Ainsi, comme la source de données ne permet pas d’identifier les personnes ayant une incapacité, aucun résultat ne peut être présenté pour ce groupe.

Précision des résultats et tests statistiques

Les statistiques présentées étant basées sur un échantillon, elles sont sujettes à l’erreur d’échantillonnage. Pour plus d’information sur les notions de précision statistique et de différence significative sur le plan statistique, consulter la page Notions statistiques pour l’analyse de données d’enquêtes.

À moins d’avis contraire, les différences évoquées ont été confirmées par des tests au seuil de 0,05. Il arrive que des résultats semblent différents, mais ne le soient pas sur le plan statistique selon les tests effectués. Cela peut être attribuable à un manque de puissance statistique de l’enquête d’où proviennent les mesures, particulièrement pour certains groupes de population. Dans le cas d’un test non significatif au seuil fixé, on ne peut pas conclure que les résultats sont différents entre deux groupes; on ne peut toutefois pas pour autant conclure qu’ils sont égaux. Des tests d’interaction ont été réalisés afin d’évaluer si l’effet du sexe sur l’indicateur est modulé par le fait d’appartenir ou non à un des groupes de population visés.

Dernière mise à jour : 16 octobre 2025
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