Par Améyo Xoxoabu Djeha et Jessica Ganon-Sénat
Diffusion : 11 juin 2026
Les données de la première édition de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, qui porte sur les enfants nés au Québec en 1997‑1998, nous donnent quelques éléments de réponses.
Dans cette page :
Durant l’adolescence
Les garçons sont plus actifs que les filles
Très peu de jeunes sont actifs tout au long de leur adolescence
Au début de l’âge adulte
Dans cette page, on fait référence aux activités physiques pratiquées durant les loisirs, c’est-à-dire durant les temps libres, par exemple, aller marcher, faire de la bicyclette, jouer au hockey, faire du conditionnement physique et aller danser. Les activités pratiquées lors des cours d’éducation physique sont exclues pour les jeunes de 12 à 17 ans et les jeunes adultes qui sont à l’école.
Durant l’adolescence
Qu’entend-on par « être actif » à l’adolescence?
Chez les jeunes de 12 à 17 ans, être considéré comme « actif » correspond à la pratique fréquente d’activités physiques d’intensité faible ou plus, au moins cinq jours par semaine et en quantité suffisante pour atteindre la dépense énergétique minimale recommandée.
Les garçons sont plus actifs que les filles
Les garçons sont physiquement plus actifs que les filles durant leurs loisirs, que ce soit à 12 ans (33 % c. 16 %), 13 ans (30 % c. 15 %), 15 ans (29 % c. 14 %) ou 17 ans (25 % c. 11 %).
Très peu de jeunes sont actifs tout au long de leur adolescence
Environ 5 % des jeunes sont demeurés actifs durant leurs loisirs à l’âge de 12, 15 et 17 ans. Cette proportion est plus élevée chez les garçons que chez les filles (8 % c. environ 2,4 %).
Plus de la moitié (57 %) des adolescents et adolescentes n’ont jamais été classés au niveau « actif » durant leurs loisirs, que ce soit à 12, 15 ou 17 ans. Cette proportion est plus élevée chez les filles (70 %) que chez les garçons (45 %).
Répartition des garçons1 selon le niveau d’activité physique de loisir2 à 12, 15 et 17 ans, Québec, 2010-2015
Notes
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
1. Nés au Québec en 1997-1998.
2. Durant leurs temps libres; exclut les activités pratiquées lors des cours d’éducation physique.
Le niveau « actif » réfère à la pratique fréquente d’activités physiques d’intensité faible ou plus, au moins cinq jours par semaine et en quantité suffisante pour atteindre la dépense énergétique minimale recommandée.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 1re édition.
Au début de l’âge adulte
Qu’entend-on par « être actif » à l’âge adulte?
Chez les adultes de 18 ans et plus, être considéré comme « actif » correspond à la pratique d’activités physiques d’intensité faible ou plus, au moins un jour par semaine et en quantité suffisante pour atteindre le niveau supérieur de dépense énergétique recommandé.
Les hommes sont plus actifs que les femmes
La proportion d’hommes physiquement actifs durant leurs loisirs est plus élevée que celle des femmes, quel que soit l’âge pris en compte, soit 19 ans (50 % c. 39 %), 23 ans (36 % c. 27 %) et 25 ans (54 % c. 39 %).
Un jeune sur cinq est actif au début de l’âge adulte
Au début de l’âge adulte, environ 18 % des jeunes étaient physiquement actifs durant leurs loisirs à l’âge de 19, 23 et 25 ans. Cette proportion est plus élevée chez les hommes (22 %) que chez les femmes (14 %).
Sur la même période, 30 % des hommes et 42 % des femmes n’ont jamais été classés au niveau « actif » durant leurs loisirs.
Répartition des hommes1 selon le niveau d’activité physique de loisir2 à 19, 23 et 25 ans, Québec, 2017-2023
Notes
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 %; interpréter avec prudence.
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement.
1. Nés au Québec en 1997-1998.
2. Durant leurs temps libres; exclut les activités pratiquées lors des cours d’éducation physique pour les jeunes adultes qui sont à l’école.
Le niveau « actif » réfère à la pratique d’activités physiques d’intensité faible ou plus, au moins un jour par semaine et en quantité suffisante pour atteindre le niveau supérieur de dépense énergétique recommandé.
Source
Institut de la statistique du Québec, Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 1re édition.
L’ELDEQ 1 en bref
L’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, 1re édition (ELDEQ 1), aussi connue sous le nom de Je suis, Je serai, est réalisée par l’Institut de la statistique du Québec auprès d’une cohorte d’enfants nés au Québec en 1997‑1998 avec la collaboration de différents partenaires. L’objectif principal de cette étude est d’identifier les facteurs de la petite enfance qui contribuent à l’adaptation sociale et à la réussite scolaire des jeunes, ainsi que ceux favorisant leur bien‑être global lors de leur entrée dans l’âge adulte. Compte tenu de son caractère multidisciplinaire, l’ELDEQ 1 peut répondre à une multitude d’autres objectifs de recherche portant sur le développement des enfants et des jeunes.
Des renseignements additionnels, notamment sur la méthodologie de l’enquête, les outils de collecte et la source des données, sont disponibles sur le site Web de l’ELDEQ 1 au www.jesuisjeserai.stat.gouv.qc.ca.
La population visée est composée des enfants (naissances simples) nés de mères vivant au Québec en 1997‑1998, sauf exclusion. L’échantillon admissible au suivi longitudinal comptait 2 120 enfants. Ces enfants ont fait l’objet d’un suivi annuel de l’âge de 5 mois à 8 ans, puis d’un suivi bisannuel jusqu’à 25 ans, sauf durant la période de transition entre le primaire et le secondaire, où les jeunes ont fait l’objet d’un suivi à 12 et à 13 ans.
Les données ont été pondérées, ce qui permet d’inférer les résultats présentés dans cette page à la population visée. Les proportions estimées lorsque les jeunes étaient âgés de 12 à 25 ans et présentées dans les figures 1 et 3 ont été produites à partir des réponses de l’ensemble des jeunes ayant participé à un passage donné. En revanche, les indicateurs combinant les réponses obtenues à plus d’un passage ont été réalisés à partir des réponses des jeunes ayant participé à au moins deux passages au cours de la période concernée (adolescence ou début de l’âge adulte). Lorsque, pour un jeune, des valeurs étaient manquantes pour au maximum deux passages à l’adolescence, ou encore pour un seul passage au début de l’âge adulte, alors ces valeurs ont été imputées à partir des réponses du jeune aux autres passages au cours de la période.
