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Comptes économiques du Québec, premier trimestre 2024

Diffusion : 27 juin 2024

Hausse de 0,9 % du PIB réel du Québec au premier trimestre de 2024

Le produit intérieur brut (PIB) réel du Québec aux prix du marché augmente de 0,9 % au premier trimestre de 2024 après une diminution de 0,1 % au trimestre précédent. En taux annualisé, l’augmentation s’établit à 3,6 %. Au Canada, le PIB réel est en hausse de 0,4 % au premier trimestre de 2024, ce qui correspond à une progression de 1,7 % en taux annualisé.

Variation du PIB réel, Québec et Canada, 1er trimestre 2023 au 1er trimestre 2024

Figure 1, visualisation des données décrites dans le texte.

Sources
Statistique Canada, Direction des comptes macroéconomiques.
Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques économiques.

Le PIB réel selon les dépenses

Contributions à la variation du PIB réel

Les dépenses de consommation finale des ménages sont la composante qui contribue le plus à la hausse du PIB réel, soit une contribution de + 0,65 point de pourcentage. Les dépenses de consommation finale des administrations publiques ont un apport de + 0,42 point de pourcentage à la croissance du PIB réel, tandis que l’investissement (formation brute de capital fixe) des entreprises y contribue pour + 0,18 point de pourcentage. Le solde du commerce extérieur contribue également positivement (+ 0,14 point de pourcentage) à la croissance du PIB réel. Par ailleurs, l’élément du PIB réel qui vient atténuer la croissance au premier trimestre est le ralentissement des investissements en stocks (– 0,51 point de pourcentage), avec une accumulation plus faible qu’au trimestre précédent.

Contribution à la variation en pourcentage1 du PIB réel, Québec, 1er trimestre 2024

Figure 2, visualisation des données décrites dans le texte.

Notes
1. Approximation
2. Institutions sans but lucratif au service des ménages et divergence statistique.

Source
Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques économiques.

Augmentation des dépenses de consommation finale des ménages

Les dépenses de consommation finale des ménages progressent de 1,1 % au premier trimestre de 2024. Il s’agit d’une troisième hausse trimestrielle consécutive. Cette croissance s’explique autant par l’augmentation des dépenses en services (+ 1,1 %) que par celle des dépenses en biens (+ 1,1 %). Les dépenses pour tous les types de biens croissent, soit les dépenses en biens semi-durables (+ 3,3 %), celles en biens durables (+ 1,7 %) ainsi que celles en biens non durables (+ 0,2 %).

Au premier trimestre de 2024, on observe des hausses pour 11 des 14 catégories de dépenses. Les dépenses consacrées aux transports (+ 2,0 %), aux articles d’habillement et chaussures (+ 3,8 %), aux communications (+ 3,7 %) ainsi qu’aux produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+ 1,3 %) enregistrent des augmentations notables. À l’opposé, les dépenses consacrées aux boissons alcoolisées, tabac et cannabis connaissent un recul (– 1,9 %).

Variation des dépenses de consommation finale des ménages, Québec et Canada, 1er trimestre 2023 au 1er trimestre 2024

Figure 3, visualisation des données décrites dans le texte.

Sources
Statistique Canada, Direction des comptes macroéconomiques.
Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques économiques.

Progression des dépenses de consommation finale des administrations publiques

Les dépenses de consommation finale des administrations publiques progressent de 1,7 % au cours du premier trimestre de 2024, compensant le recul de 1,6 % enregistré au quatrième trimestre de 2023. Rappelons que ce trimestre avait été marqué par des grèves dans les secteurs de l’éducation et de la santé relevant de l’administration publique provinciale, ce qui a réduit les dépenses de rémunération dans ces secteurs.

Hausse des dépenses d’investissement

La hausse de 0,9 % des dépenses d’investissement au premier trimestre de 2024 est principalement attribuable au secteur des entreprises, lequel affiche une augmentation de 1,2 % après dix diminutions trimestrielles consécutives.

La hausse des dépenses d’investissement des entreprises s’explique principalement par les dépenses en produits de propriété intellectuelle (+ 3,5 %) et en machines et matériel (+ 2,5 %). Les dépenses en bâtiments résidentiels (+ 0,9 %) sont également en progression, alors que celles en ouvrages non résidentiels (0,0 %) restent relativement inchangées.

Les dépenses d’investissement des administrations publiques diminuent (– 0,5 %) pour un quatrième trimestre consécutif.

Variation de la formation brute de capital fixe, Québec et Canada, 1er trimestre 2023 au 1er trimestre 2024

Figure 4, visualisation des données décrites dans le texte.

Sources
Statistique Canada, Direction des comptes macroéconomiques.
Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques économiques.

Amélioration du solde commercial

Le solde déficitaire des échanges commerciaux québécois s’améliore au premier trimestre de 2024, en raison de la baisse des importations plus importante que celle des exportations.

Les exportations totales de biens et de services diminuent de 1,2 %, après une hausse de 1,3 % au trimestre précédent. La baisse des exportations internationales de biens (– 3,7 %) explique à elle seule le recul des exportations totales. Cette baisse est légèrement atténuée par les hausses des exportations internationales de services (+ 1,8 %) et des exportations interprovinciales de biens et de services (+ 1,0 %).

De leur côté, les importations totales de biens et de services baissent de 1,3 % à la suite d’une augmentation de 0,7 % au quatrième trimestre. C’est la baisse des importations internationales de biens (– 2,2 %) qui contribue le plus à cette diminution. Les importations internationales de services (– 1,3 %) y contribuent également, mais dans une moindre mesure. Les importations interprovinciales de biens et de services (+ 0,1 %) varient peu.

Ralentissement des investissements en stocks

Les investissements en stocks s’établissent à 7,3 G$ au premier trimestre de 2024, comparativement à 9,6 G$ au quatrième trimestre de 2023. Ce ralentissement des investissements en stocks contribue négativement à la progression du PIB réel. L’accumulation de 7,3 G$ des stocks représente le plus faible accroissement depuis le premier trimestre de 2022.

Le PIB selon les revenus

Hausse de la rémunération des personnes salariées et baisse des profits des sociétés

Le PIB en dollars courants, présenté selon l’approche des revenus, croît de 0,8 % au premier trimestre de 2024. Le principal facteur expliquant cette croissance est la hausse de la rémunération des personnes salariées (+ 1,6 %). Dans une moindre mesure, les hausses des impôts moins les subventions sur les produits et les importations (+ 5,7 %), ainsi que du revenu mixte net (+ 2,4 %) contribuent aussi à la croissance du PIB. À l’opposé, l’excédent d’exploitation net des sociétés (– 4,6 %) et les impôts moins les subventions sur la production (– 2,5 %) accusent un recul.

Le revenu disponible des ménages

Progression du revenu disponible des ménages

Le revenu disponible des ménages progresse de 3,2 % au premier trimestre de 2024, soit à un rythme plus rapide que la hausse de 1,0 % observée au quatrième trimestre de 2023. Cette progression est principalement attribuable à la hausse de la rémunération des personnes salariées (+ 1,6 %) et à la hausse du revenu net de la propriété (+ 4,7 %). Dans une moindre mesure, la diminution des transferts courants payés (– 0,9 %), la croissance du revenu mixte net (+ 2,4 %) et la hausse des transferts courants reçus (+ 1,0 %) contribuent à la croissance du revenu disponible.

Variation du revenu disponible des ménages, Québec et Canada, 1er trimestre 2023 au 1er trimestre 2024

Figure 5, visualisation des données décrites dans le texte.

Sources
Statistique Canada, Direction des comptes macroéconomiques.
Institut de la statistique du Québec, Direction des statistiques économiques.

Augmentation de l’épargne nette des ménages

L’épargne nette des ménages connaît une augmentation de 13,6 % au premier trimestre de 2024, notamment sous l’effet d’une hausse plus importante du revenu disponible (+ 3,2 %) que celle des dépenses de consommation des ménages (+ 1,8 %). Le taux d’épargne, soit l’épargne nette en proportion du revenu disponible des ménages, s’établit à 14,0 % comparativement à 12,7 % au trimestre précédent.

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