Montréal, le 18 février 2026. – Les ménages locataires d’un logement du marché présentent une mobilité plus élevée que les autres ménages : 54 % d’entre eux ont changé de logement entre 2017 et 2022. C’est aussi le cas pour les ménages vivant dans un logement qui n’est pas jugé acceptable – c’est-à-dire inabordable, de taille insuffisante ou nécessitant des réparations majeures –, car 44 % d’entre eux ont déménagé pendant cette période.
La mobilité résidentielle est également le plus fréquente lorsque la personne de référence du ménage :
- est âgée de 35 ans ou moins (78 %);
- est issue d’une minorité visible (53 %);
- est immigrante (47 %);
- détient un diplôme universitaire (45 %).
Instabilité résidentielle et déménagements forcés
Environ 5 % des ménages ont par le passé été contraints de déménager d’un logement loué. Le principal motif du dernier déménagement forcé est la reprise du logement par le ou la propriétaire pour un usage personnel, évoqué dans 40 % des cas.
Expérience d’itinérance au cours de la vie
Dans 9 % des ménages, la personne de référence a vécu au moins une période d’itinérance au cours de sa vie. Les causes les plus souvent mentionnées sont les problèmes relationnels ou interpersonnels (45 %) ou les problèmes financiers (36 %).
Ces résultats sont tirés de l’analyse La mobilité résidentielle au Québec : entre choix et contraintes (PDF) diffusée aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec et produite à partir des données de l’Enquête canadienne sur le logement 2022 de Statistique Canada.
L’Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d’intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour les décideurs et tous ceux qui désirent en connaître davantage sur le Québec.