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Les élèves du secondaire se portent moins bien qu’avant sur le plan psychologique

Montréal, le 27 novembre 2024 – Entre 2010-2011 et 2022-2023, il y a eu une augmentation significative des troubles mentaux confirmés par un professionnel ou une professionnelle de la santé chez les jeunes du secondaire au Québec. Environ 6 % des élèves ont pris des médicaments pour des symptômes d’anxiété ou de dépression (8 % chez les filles; 3,8 % chez les garçons), et 16 % en ont pris pour des symptômes de TDA/TDAH (12 % chez les filles; 19 % chez les garçons).

C’est ce qu’on apprend dans la 3e édition de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire, dont les premiers résultats sont diffusés cette semaine par l’Institut de la statistique du Québec.

Trouble mental diagnostiqué 2010-2011   2016-2017 2022-2023
Trouble anxieux 9 %   17 % 20 %
Dépression 4,9 %   6 % 7 %
Trouble des conduites alimentaires 1,8 %   2,2 % 5 %
Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/TDAH) 13 %   23 % 25 %

Les filles sont plus touchées par ces troubles que les garçons, à l’exception du TDA/TDAH, qui affecte ces derniers en plus grand nombre.

Écoanxiété : les filles plus touchées que les garçons

Environ 34 % des élèves du secondaire ne ressentent pas du tout d’écoanxiété, 41 % en ressentent parfois, 17 % en ressentent souvent et 8 %, toujours ou presque toujours. Le concept d’écoanxiété a été mesuré pour la première fois dans cette enquête en 2022-2023.

Les sentiments d’écoanxiété sont plus présents chez les filles que chez les garçons : 37 % en vivent souvent ou presque toujours comparativement à 14 % des garçons.

L’estime de soi aussi en baisse

La proportion d’élèves qui affichent un niveau élevé d’estime de soi est en baisse : elle est passée de 20 % en 2010-2011 à 12 % en 2022-2023. La baisse est marquée tant chez les filles (15 % en 2010-2011 c. 7 % en 2022-2023) que chez les garçons (24 % en 2010-2011 c. 16 % en 2022-2023).

Des élèves qui passent plusieurs heures par jour devant un écran et qui pourraient dormir davantage

Près du quart des élèves du secondaire (25 %) passent habituellement 4 heures ou plus par jour devant un écran pour les communications et les loisirs, tant durant la semaine d’école que durant la fin de semaine. Cette proportion est plus élevée chez les filles (28 %) que chez les garçons (23 %).

Près de la moitié (48 %) des jeunes du secondaire dorment habituellement moins que la durée recommandée durant la semaine d’école, une augmentation par rapport à la proportion observée en 2016-2017 (34 %). Les filles sont proportionnellement plus nombreuses que les garçons à dormir moins que la durée recommandée (52 % contre 44 %).

Les élèves qui passent 4 heures ou plus par jour devant un écran pour les communications et les loisirs sont proportionnellement plus nombreux que ceux qui y consacrent moins de temps à avoir un nombre d’heures de sommeil inférieur à celui recommandé, notamment durant la semaine d’école (63 % c. 43 %).

Moins de jeunes ont eu une relation sexuelle au cours de leur vie, l’utilisation des méthodes contraceptives semble stable

La proportion d’élèves ayant eu une relation sexuelle consensuelle au moins une fois au cours de leur vie a diminué : elle est passée de 37 % en 2010-2011 à 33 % en 2016-2017, puis à 30 % en 2022-2023.

En 2022-2023, environ 61 % des élèves de 14 ans et plus qui ont eu au moins une relation sexuelle consensuelle vaginale ont utilisé le condom lors de leur dernière relation sexuelle de ce type, et 38 % ont utilisé une double protection (condom et méthode de contraception régulière). À l’inverse, la proportion d’élèves qui n’ont pas utilisé de condom ni de méthode de contraception régulière lors de leur dernière relation sexuelle consensuelle vaginale s’établit à 8 %, soit une proportion comparable à celle de 2016-2017.

Parmi celles qui ont déjà eu une relation sexuelle consensuelle, environ une fille de 14 ans ou plus sur cinq (22 %) a eu recours à une contraception orale d’urgence dans les 12 mois avant l’enquête, une part semblable à celle de 2016-2017.

Moins de conduites imprudentes ou rebelles et de conduites délinquantes qu’en 2010-2011

Moins de jeunes ont des conduites imprudentes ou rebelles de nos jours. En 2022-2023, environ 26 % des jeunes du secondaire ont adopté au moins une conduite imprudente ou rebelle au cours de l’année avant l’enquête (sortir une nuit complète sans permission, se faire interroger par la police, s’enfuir de la maison). Cette proportion est semblable à celle de 2016-2017, mais plus faible que celle de 2010-2011 (36 %).

Pour ce qui est des conduites délinquantes (délits contre les biens, actes de violence envers les personnes, appartenance à un gang qui a enfreint la loi), 37 % des élèves en ont adopté au moins une au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, comparativement à 41 % en 2010-2011 et à 33 % en 2016-2017.

Les garçons sont proportionnellement plus nombreux que les filles à avoir adopté des conduites imprudentes ou rebelles (27 % c. 25 %) ou des conduites délinquantes (41 % c. 33 %).

 

Pour en savoir plus : La santé mentale, le soutien social et les relations des jeunes du secondaire

 

Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS)

L’EQSJS a été réalisée auprès de 70 825 jeunes dans 483 écoles publiques ou privées, francophones ou anglophones, réparties partout au Québec. Il s’agit de la 3édition de cette enquête, la première édition a été réalisée en 2010-2011 et la deuxième en 2016-2017. Une multitude de thèmes sont abordés dans l’enquête : santé physique, santé mentale, environnement social, risque de décrochage, et bien plus.

Diffusions à venir 

29 novembre : Les jeunes du secondaire au travail et à l’école
Nombre d’heures consacrées au travail, lieux de travail, blessures au travail, niveau d’engagement scolaire et décrochage scolaire

3 décembre : Diffusion du rapport complet détaillé
Résultats selon le niveau scolaire, certaines caractéristiques socioéconomiques et les caractéristiques de l’environnement social et familial.

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Depuis 25 ans, l’Institut de la statistique du Québec produit, analyse et diffuse des informations statistiques officielles, objectives et de qualité sur différents aspects de la société québécoise. Il est le responsable de la réalisation de toutes les enquêtes statistiques d’intérêt général. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour la prise de décision et une source d’information incontournable pour toutes les personnes qui désirent en connaître davantage sur le Québec.

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