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Émissions de gaz à effet de serre (GES) (in French only)

Tableau de bord des indicateurs de progrès du Québec

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) correspondent aux émissions des trois principaux GES générés, soit le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l’oxyde nitreux (N2O). Ces émissions proviennent des activités des industries, des administrations publiques, des institutions et des ménages, et sont compilées selon le Système de comptabilité économique et environnementale. Les émissions de GES sont exprimées en kilotonnes rendues équivalentes au poids du CO2 selon le potentiel du réchauffement mondial du gaz (kilotonnes en équivalent de CO2).

Vignette des émissions de gaz à effet de serre 90 594 kt éq. CO2 en 2022
Symbole neutre, rouge. Tendance défavorable au progrès entre 2009 et 2022

+ 5 269 kt éq. CO2 entre 2021 et 2022

Faits saillants

L’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec entre 2009 et 2022 ne montre pas de tendance à la hausse ou à la baisse. Après avoir connu une diminution subite et ponctuelle en 2020 en raison du ralentissement de nombreuses activités économiques lors de la pandémie, les émissions de GES générées au Québec ont augmenté en 2021 et 2022, pour s’établir à 90 594 kilotonnes d’équivalent CO2 (kt éq. CO2) en 2022. Ce niveau demeure tout de même légèrement inférieur à celui précédant la pandémie. En 2022, les émissions de GES générés au Québec représentent 12,1 % des émissions de GES générés au Canada alors que le Québec représentait 22,3 % de la population canadienne.

Les niveaux d’émissions de GES peuvent être comparés à ceux du reste du Canada lorsqu’ils sont rapportés à la taille de la population. Les émissions de GES par habitant au Québec ont légèrement diminué entre 2009 et 2022 : elles sont passées de 12,0 à 10,4 t éq. CO2/hab. Il en est de même dans le reste du Canada, où l’on calculait 21,8 t éq. CO2 par habitant en 2022, par rapport à 25,9 t éq. CO2 en 2009. Ces diminutions peuvent être expliquées, entre autres, par l’accroissement de la population (le dénominateur) et par la stabilité des émissions de GES (le numérateur). En outre, les émissions de GES par habitant au Québec sont près de deux fois moins élevées que celles du reste du Canada.

Pertinence pour la mesure du progrès et méthode

Les émissions de GES constituent une mesure de la pression de l’économie sur l’environnement. Cet indicateur illustre la participation du Québec à l’effort international visant à stabiliser le climat. Toute la population est touchée par les efforts d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation à ceux-ci. Les mesures adoptées visent notamment le transport, la gestion de l’énergie, l’adaptation des résidences, l’urbanisme, la production et la consommation. Le Québec et le Canada ont notamment pour objectif « d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050 », en plus de viser d’autres cibles intermédiaires de réduction des émissions de GES.

Les objectifs à long terme visent à assurer une forme d’équité intergénérationnelle, car les effets des changements climatiques liés à la consommation actuelle seront ressentis principalement par les générations à venir. Ainsi, une diminution des émissions de GES s’interprète comme une mesure de préservation du capital pour le bien-être des générations futures.

Depuis l’ère industrielle, les émissions de GES dues aux activités humaines ont fortement augmenté. Par exemple, la combustion d’énergie fossile due à la demande en transport génère de grands volumes de CO2. La concentration de GES dans l’atmosphère s’accroît, emprisonnant de plus en plus la chaleur. Ce phénomène a une incidence sur la température et sur le climat (voir l’indicateur Anomalies de température).

Les changements climatiques sont lourds de conséquences pour le système de production, la consommation, la santé, les ressources naturelles et les modes de vie. Ils sont de plus en plus perceptibles et entravent le progrès, notamment en raison de leurs effets sur les ressources en eau et de la nécessité d’adapter les techniques agricoles. Un climat plus stable, au contraire, favorise la préservation du capital naturel et permet de limiter les adaptations nécessaires.

Inégalités

Les émissions de GES ne s’interprètent pas comme un indicateur d’inégalités.

Intelligibilité et acceptabilité

Les émissions de GES sont couramment utilisées comme indicateur dans la sphère publique à l’échelle nationale et internationale, et ce, depuis plusieurs décennies. Elles sont calculées pour les provinces et les territoires et, exprimées par habitant, peuvent être comparées à l’échelle mondiale.

Indicateur incontournable pour évaluer le résultat des efforts réalisés pour protéger l’environnement, elles servent aussi de référence pour inférer l’état du climat dans lequel pourraient vivre les générations futures.

Notes méthodologiques

Concepts et définitions

Cet indicateur est basé sur les données des comptes des flux physiques de Statistique Canada. Ces données sont donc compatibles avec les données monétaires des comptes économiques nationaux.

Les données sont exprimées en kilotonnes d’équivalent CO2.

Gaz à effet de serre

« Gaz présents naturellement dans l’atmosphère terrestre [contribuant] à retenir la chaleur près de la surface de la Terre. »

Émissions de gaz à effet de serre

Les émissions de GES correspondent aux flux de GES « dégagés par les processus de production, de consommation et d’accumulation des branches [d’activités économiques] et des ménages ». Ces flux contribuent à l’augmentation des concentrations de GES dans l’atmosphère.

L’indicateur comptabilise les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d’oxyde nitreux (N2O) des industries et des ménages générées par :

  • la combustion des combustibles fossiles et de la biomasse;
  • l’utilisation de combustibles fossiles à des fins autres que la combustion;
  • les procédés industriels;
  • les sols agricoles;
  • le fumier du bétail;
  • la fermentation entérique.
Potentiel de réchauffement planétaire (PRP)

« Le potentiel de réchauffement planétaire (PRP) est une mesure qui permet d’examiner la capacité de chaque gaz à effet de serre à piéger la chaleur dans l’atmosphère, par rapport au CO2. […] En multipliant la quantité de gaz par son PRP correspondant, [on obtient la valeur d’équivalent en CO2]».

Le PRP du CH4 est de 28, et celui du N2O, de 265.

Fréquence de mise à jour

Annuelle

Limites

Le compte des émissions de GES n’est pas destiné à suivre l’atteinte des cibles de réduction des émissions de GES selon les termes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui comprennent notamment les halocarbures. En effet, les données du compte diffèrent de celles figurant dans l’Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre, le volet québécois du Rapport d’inventaire national sur les sources et puits de gaz à effet de serre.

Le tableau Rapprochement entre les données du compte des émissions de gaz à effet de serre et celles du Rapport d’inventaire national présente des éléments de rapprochement en vue d’expliquer ces différences.

Dernière mise à jour : 21 août 2025

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