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Décès et mortalité (in French only)

Faits saillants tirés du Bilan démographique du Québec. Édition 2026

Diffusion :  13 mai 2026

L’estimation provisoire du nombre de décès survenus au Québec en 2025 s’établit à 80 450, ce qui représente une hausse de 1 650 décès (+ 2,1 %) par rapport à l’année précédente.

En raison du vieillissement de la population, il est attendu que le nombre de décès augmente d’une année à l’autre. Le taux de mortalité standardisé, qui élimine l’effet du vieillissement et qui rend mieux compte de l’évolution du risque de décès, tend au contraire à diminuer au fil du temps. Il fluctue toutefois autour des mêmes niveaux depuis 2016, en raison notamment de la pandémie, de la surmortalité grippale et des surdoses.

Décès et taux de mortalité, Québec, 2000-2025

Décès et taux de mortalité, Québec, 2000-2025

Note
Les taux de mortalité standardisés sont obtenus en appliquant les taux de mortalité par âge de chaque année à une même population-type. Dans le cas présent, il s'agit de la population du Québec, sexes réunis, en 2011.

Source
Institut de la statistique du Québec.

L’espérance de vie au Québec toujours parmi les plus élevées au monde

L’espérance de vie de la population québécoise s’élève à 82,7 ans en 2025. Les femmes peuvent espérer vivre jusqu’à 84,4 ans, et les hommes, jusqu’à 81,1 ans, selon la mortalité observée en 2025. Comme pour les taux de mortalité standardisés, ces niveaux sont sensiblement les mêmes qu’en 2016.

Malgré une certaine stagnation, l’espérance de vie au Québec reste parmi les plus élevées au monde. Selon la plus récente compilation de Statistique Canada portant sur l’année 2024, l’espérance de vie de la population québécoise est supérieure à celle du reste du Canada (environ 0,6 an de plus). L’écart entre le Québec et les États-Unis, qui était d’environ 2 ans en 2001, se situe à 3,6 ans en 2024, à l’avantage du Québec également.

Le bilan de 2025 marqué par deux épisodes de surmortalité grippale

L’analyse de la surmortalité, qui s’est imposée pour mesurer les conséquences de la pandémie de COVID-19, permet également de suivre l’effet d’autres facteurs comme les épisodes de grippe et de canicule. Selon cette approche, on a enregistré en 2025 4 % plus de décès qu’attendu normalement, un niveau qui est par exemple inférieur à celui observé de mars à décembre 2020 (9,4 %) ou en 2022 (10,7 %). En 2025, l’effet de la COVID-19 sur le bilan de mortalité s’est grandement dissipé, et c’est plutôt la grippe qui est responsable des deux pics de surmortalité observés à la fin février et à la fin décembre.

Chez les 0-49 ans, la surmortalité observée au cours des dernières années n’est que très partiellement attribuable à la COVID-19 ou à d’autres virus respiratoires, qui causent rarement des décès dans cette tranche d’âge. Elle est plutôt liée à une hausse des décès par surdose chez les adultes de 25 à 44 ans. Le Québec demeure toutefois relativement épargné par ce phénomène comparativement au reste du Canada et aux États-Unis, et la mortalité des 25-44 ans y reste parmi les plus faibles au monde.

Les principales causes de décès

Les tumeurs et les maladies de l’appareil circulatoire sont les principales causes de décès au Québec. À elles seules, elles sont responsables de plus de la moitié des décès.

Répartition des décès selon les principales catégories de causes, Québec, 2022-2024

Répartition des décès selon les principales catégories de causes, Québec, 2022-2024

Source
Institut de la statistique du Québec.

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