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Émissions de gaz à effet de serre (GES) (in French only)

Tableau de bord des indicateurs de progrès du Québec

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) correspondent aux émissions des trois principaux GES générés, soit le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l’oxyde nitreux (N2O). Ces émissions proviennent des activités des industries, des administrations publiques, des institutions et des ménages, et sont compilées selon le Système de comptabilité économique et environnementale. Les émissions de GES sont exprimées en kilotonnes rendues équivalentes au poids du CO2 selon le potentiel du réchauffement mondial du gaz (kilotonnes en équivalent de CO2).

Vignette des émissions de gaz à effet de serre 88 774 kt éq. CO2 en 2023
Symbole neutre, rouge. Tendance défavorable au progrès entre 2009 et 2023

+ 146 kt éq. CO2 entre 2022 et 2023

Chart

Faits saillants

L’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec entre 2009 et 2023 ne montre pas de tendance significative à la hausse ou à la baisse. De 2009 à 2019, les émissions de GES globales ont successivement augmenté et diminué, passant de 91 986 à 91 561 kilotonnes d’équivalent CO2 (kt éq. CO2). En 2020, le ralentissement des activités économiques lié à la pandémie a provoqué une diminution subite et ponctuelle des émissions, pour s’établir à 79 635 kt éq.CO2. De 2020 à 2023, les émissions de GES générées au Québec ont continuellement augmenté, pour s’établir à 88 774 kt CO2 en 2023. Ce niveau demeure tout de même inférieur à celui précédant la pandémie (91 561 kt en 2019). Ainsi, ces augmentations et diminutions d’émissions de GES font qu’aucune tendance statistiquement significative ne se dégage de 2009 à 2023.

En 2023, les émissions de GES générés au Québec représentaient 12,1 % des émissions de GES générés au Canada alors que le Québec représentait 22,0 % de la population canadienne. Les niveaux d’émissions de GES peuvent être comparés à ceux du reste du Canada lorsqu’ils sont rapportés à la taille de la population. Au Québec, les émissions de GES par habitant ont diminué de façon statistiquement significative entre 2009 et 2023 : elles sont passées de 11,7 à 10,1 tonnes éq. CO2/hab. Il en est de même dans le reste du Canada, où les émissions de GES par habitant sont passées de 25,9 à 20,6 tonnes éq. CO2/hab. de 2009 à 2023. Cette tendance à la baisse des émissions par habitant s’explique par la stabilité des émissions globales de GES (le numérateur) et par l’accroissement de la population (le dénominateur). En outre, les émissions de GES par habitant au Québec sont près de deux fois moins élevées que celles du reste du Canada.

En l’absence de réduction claire des émissions de GES, on ne peut pas conclure à une amélioration du capital naturel. La stabilité du climat dépend d’une réduction des émissions de GES en raison de leur accumulation et de leur durée de vie dans l’atmosphère. Une absence de réduction des émissions de GES (ou une augmentation de ces émissions) accentue les impacts des changements climatiques, comme les phénomènes climatiques extrêmes et la capacité des écosystèmes à produire des services écosystémiques.

Pertinence pour la mesure du progrès et méthode

Les émissions de GES constituent une mesure de la pression de l’économie sur l’environnement. Cet indicateur illustre la participation du Québec à l’effort international visant à stabiliser le climat. Toute la population est touchée par les efforts d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation à ceux-ci. Les mesures adoptées visent notamment le transport, la gestion de l’énergie, l’adaptation des résidences, l’urbanisme, la production et la consommation. Le Québec et le Canada ont notamment pour objectif « d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050 », en plus de viser d’autres cibles intermédiaires de réduction des émissions de GES.

Les objectifs à long terme visent à assurer une forme d’équité intergénérationnelle, car les effets des changements climatiques liés à la consommation actuelle seront ressentis principalement par les générations à venir. Ainsi, une diminution des émissions de GES s’interprète comme une mesure de préservation du capital pour le bien-être des générations futures.

Depuis l’ère industrielle, les émissions de GES dues aux activités humaines ont fortement augmenté. Par exemple, la combustion d’énergie fossile due à la demande en transport génère de grands volumes de CO2. La concentration de GES dans l’atmosphère s’accroît, emprisonnant de plus en plus la chaleur. Ce phénomène a une incidence sur la température et sur le climat (voir l’indicateur Anomalies de température).

Les changements climatiques sont lourds de conséquences pour le système de production, la consommation, la santé, les ressources naturelles et les modes de vie. Ils sont de plus en plus perceptibles et entravent le progrès, notamment en raison de leurs effets sur les ressources en eau et de la nécessité d’adapter les techniques agricoles. Un climat plus stable, au contraire, favorise la préservation du capital naturel et permet de limiter les adaptations nécessaires.

Inégalités

Les émissions de GES ne s’interprètent pas comme un indicateur d’inégalités, même si les répercussions des changements climatiques sur la population peuvent être inégales au sein de la population.

Intelligibilité et acceptabilité

Les émissions de GES sont couramment utilisées comme indicateur dans la sphère publique à l’échelle nationale et internationale, et ce, depuis plusieurs décennies. Elles sont calculées pour les provinces et les territoires et, exprimées par habitant, peuvent être comparées à l’échelle mondiale.

Les émissions de GES sont un indicateur incontournable pour évaluer le résultat des efforts réalisés pour protéger l’environnement. Elles servent aussi de référence pour inférer l’état du climat dans lequel pourraient vivre les générations futures.

Notes méthodologiques

Concepts et définitions

Cet indicateur est basé sur les données des comptes des flux physiques de Statistique Canada. Ces données sont donc compatibles avec les données monétaires des comptes économiques nationaux.

Les données sont exprimées en kilotonnes d’équivalent CO2.

Gaz à effet de serre

« Gaz présents naturellement dans l’atmosphère terrestre [contribuant] à retenir la chaleur près de la surface de la Terre. »

Émissions de gaz à effet de serre

Les émissions de GES correspondent aux flux de GES « dégagés par les processus de production, de consommation et d’accumulation des branches [d’activités économiques] et des ménages ». Ces flux contribuent à l’augmentation des concentrations de GES dans l’atmosphère.

L’indicateur comptabilise les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d’oxyde nitreux (N2O) des industries et des ménages générées par :

  • la combustion des combustibles fossiles et de la biomasse;
  • l’utilisation de combustibles fossiles à des fins autres que la combustion;
  • les procédés industriels;
  • les sols agricoles;
  • le fumier du bétail;
  • la fermentation entérique.
Potentiel de réchauffement planétaire (PRP)

« Le potentiel de réchauffement planétaire (PRP) est une mesure qui permet d’examiner la capacité de chaque gaz à effet de serre à piéger la chaleur dans l’atmosphère, par rapport au CO2. […] En multipliant la quantité de gaz par son PRP correspondant, [on obtient la valeur d’équivalent en CO2]».

Le PRP du CH4 est de 28, et celui du N2O, de 265.

Fréquence de mise à jour

Annuelle

Limites

Le compte des émissions de GES n’est pas destiné à suivre l’atteinte des cibles de réduction des émissions de GES selon les termes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui comprennent notamment les halocarbures. En effet, les données du compte diffèrent de celles figurant dans l’Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre, et de celles du volet québécois du Rapport d’inventaire national sur les sources et puits de gaz à effet de serre.

Le tableau Rapprochement entre les données du compte des émissions de gaz à effet de serre et celles du Rapport d’inventaire national présente des éléments de rapprochement en vue d’expliquer ces différences.

Dernière mise à jour : 8 avril 2026

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