En 2024, le nombre de jours pour lesquels l’indice de la qualité de l’air a été « bon » a varié entre 211 dans la région de Lanaudière (57,7 % des jours) et 296 dans celle du Nord-du-Québec (80,9 %).
La qualité de l’air est meilleure dans les régions périphériques et éloignées du Québec que dans les grands centres. La région de Lanaudière ainsi que celle de la Montérégie sont celles où le nombre de jours pour lesquels l’indice de la qualité de l’air est qualifié de « bon » est habituellement le plus faible.
Entre 2017 et 2024, le nombre de jours pour lesquels l’indice de la qualité de l’air a été « bon » a varié entre 146 (en 2018) dans la région de Lanaudière et 343 (en 2020) dans celle du Nord-du-Québec.
Pour la même période, les cinq régions ayant connu en moyenne le plus de jours classés « bon » sont le Nord-du-Québec (304 jours), le Bas-Saint-Laurent (276 jours), les Laurentides (263 jours), le Saguenay–Lac-Saint-Jean (262 jours) ainsi que la Centre-du-Québec (245 jours) (données non présentées).
Le Québec méridional a connu en moyenne 237 jours qualifiés de « bon » durant la même période (donnée non présentée).
À consulter aussi
Concepts et définitions
Le nombre moyen de jours de bonne qualité de l’air est basé sur l’indice de la qualité de l’air (IQA). Il représente la proportion moyenne annuelle de jours où la qualité de l’air a été « bonne » pour l’ensemble des stations d’une région administrative produisant l’indice.
Depuis 2025, l’IQA est calculé et diffusé par station. Les données historiques de 2017 à 2023 ont été révisées pour tenir compte de ce changement et pour qu’elles soient comparables à celles de 2024 et des années suivantes.
Depuis 2018, la région administrative du Nord-du-Québec est incluse dans le calcul de l’indice, grâce à la station située à Radisson. À compter de 2025, les résultats de l’indice incluront la région administrative de la Côte-Nord grâce à la présence d’une station à Sept-Îles.
L’indice de la qualité de l’air est calculé sur une base horaire, à chaque station du Réseau de surveillance de la qualité de l’air du Québec (RSQAQ) mesurant au moins l’un des cinq contaminants suivants : particules fines (PM2,5), ozone (O3), dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2) et monoxyde de carbone (CO). Il indique si la qualité de l’air est bonne, acceptable ou mauvaise en fonction des valeurs de référence de chaque contaminant. Les valeurs en pourcentage sont obtenues en divisant le total de jours de chaque classe par la somme des trois classes.
Un jour de bonne qualité de l’air correspond à une journée où les concentrations horaires des cinq contaminants sont inférieures à 50 % de leur valeur de référence respective.
Valeur horaire
Pour chaque contaminant pris en compte, on calcule un sous-indice en divisant la concentration du contaminant par sa valeur de référence et en multipliant le résultat par 50. Le sous-indice le plus élevé détermine la valeur horaire de l’IQA.
Valeur de référence de l'IQA
Concentration au-delà de laquelle on considère que la qualité de l’air est « mauvaise ». Pour l’ozone (O3), elle est de 82 ppb (moyenne horaire); pour les particules fines (PM2,5), de 35 μg/m3 (moyenne sur 3 heures); pour le dioxyde de soufre (SO2), 200 ppb (maximum sur quatre minutes); pour le dioxyde d’azote (NO2), 213 ppb (moyenne horaire) et 30 ppm (moyenne horaire) pour le monoxyde de carbone (CO).
Précaution
Les stations du réseau sont localisées principalement dans les régions les plus populeuses et dans lesquelles la qualité de l’air peut être influencée par les activités économiques qui s’y déroulent ou par la contribution transfrontalière du bassin atmosphérique nord-américain. Il est possible que moins de cinq contaminants soient mesurés à chacune des stations. La quasi-totalité des stations sont minimalement équipées d’un analyseur de PM2,5 et d’O3. De plus, lorsqu’une station est influencée par une source de portée locale, certains contaminants peuvent être exclus du calcul de l’indice régional.
En général, les stations de mesure ayant une représentativité spatiale régionale présentent des résultats similaires. Toutefois, il arrive occasionnellement qu’une valeur plus élevée soit attribuée à l’ensemble d’une région alors qu’elle est représentative que d’une fraction de cette région. Les conditions météorologiques, les événements spécifiques comme les feux de forêt de même que la pollution transfrontalière peuvent expliquer de telles situations.
Il se peut que le nombre total de jours utilisés comme dénominateur dans le calcul de l’indice soit différent de 365 jours ou de 366 jours pour les années bissextiles. Cette différence est attribuable à l’annulation de certaines données qui survient lors de la validation annuelle.
À consulter aussi
Indicateur
Nombre de jours de bonne qualité de l'air
Aspects de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023‑2028 auxquels se rapporte l'indicateur :
Orientation 2 – Agir en faveur de la nature et pour la santé
Objectif 2.2 – Améliorer la santé des écosystèmes
Sous objectif 2.2.2 – Prévenir les effets sur la santé associés à la dégradation de la nature
Cible
Suivi de la progression
Résultat 2017-2024 : 237 jours en moyenne classés « bon » pour le Québec méridional
Concordance avec les objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies