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Pratiques d'affaires écoresponsables en entreprise

Environ 92,6 % des entreprises employant cinq personnes et plus ont déclaré avoir en place au moins une pratique d’affaires écoresponsable en 2024. Cette proportion a augmenté depuis 2022, où elle était de 86,9 %.

Les pratiques d’affaires écoresponsables prioritaires

Certaines pratiques d’affaires écoresponsables ont été jugées prioritaires dans la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023-2028. 

  • L’approvisionnement écoresponsable, qui se définit comme une pratique d’affaires économique visant à intégrer des critères sociaux ou environnementaux dans les décisions d’achat ou dans les décisions relatives à la sélection des fournisseurs de l’entreprise, est une pratique mentionnée par 38,1 % des entreprises en 2024. Cette proportion est stable par rapport à 2022 (40,2 %).
  • Environ 78,6 % des entreprises ont déclaré avoir en place au moins une pratique d’affaires d’économie circulaire en 2024, contre 81,7 % en 2022, ce qui correspond à une légère baisse. Si l’on exclut le recyclage et le compostage, la proportion est de 49,6 % (non illustré). Les pratiques d’économie circulaire visent à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités.
  • La proportion d’entreprises ayant en place des pratiques d’affaires sociales visant à favoriser l’égalité, l’inclusion et la diversité au sein du personnel et de la direction a baissé depuis 2022, passant de 42,0 % à 36,5 % en 2024.
  • En ce qui concerne les pratiques d’affaires écoresponsables à caractère environnemental, on observe une baisse entre 2022 et 2024 pour les pratiques suivantes :
    • Améliorer la gestion de l’eau (16,1 % en 2022 contre 13,2 % en 2024);
    • Réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées aux activités de l’entreprise (17,9 % contre 14,3 %).
  • On observe une stabilité dans la proportion d’entreprises ayant en place les pratiques d’affaires écoresponsables environnementales suivantes :
    • Gérer les émissions atmosphériques (11,2 %);
    • Préserver la biodiversité et les ressources naturelles (8,8 %).
  • Entre 2022 et 2024, on remarque toutefois une augmentation de la proportion d’entreprises ayant en place des pratiques d’affaires pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques (résilience climatique) (6,4 % en 2022 contre 8,5 % en 2024).
Portrait de l’ensemble des pratiques d’affaires écoresponsables prioritaires ou non

Généralement, plus la taille de l’entreprise est importante ou plus le chiffre d’affaires est élevé, plus la proportion d’entreprises ayant déployé des pratiques d’affaires écoresponsables est élevée.

En 2024, on constate que la proportion d’entreprises ayant déclaré avoir en place des pratiques d’affaires écoresponsables environnementales (85,3 %) est statistiquement plus élevée que celle d’entreprises ayant mentionné avoir en place des pratiques d’affaires écoresponsables économiques (60,1 %) ou sociales (77,2 %). Il s’agit d’un changement par rapport à 2022, où les pratiques d’affaires écoresponsables sociales étaient mises en place par une plus grande proportion d’entreprises.

Le secteur d’activité a peu d’influence sur la proportion d’entreprises déclarant utiliser au moins une pratique d’affaires écoresponsable. Cependant, le secteur d’activité des Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d’assainissement et de la Réparation et entretien (SCIAN 56 et 811) se distingue par une proportion d’entreprises plus élevée (96,7 %) que celle de l’ensemble des secteurs.

Les pratiques d’affaires écoresponsables les plus répandues, peu importe la taille de l’entreprise, sont :

  • la gestion des matières résiduelles (78,5 %);
  • le fait de favoriser le bien-être et le développement du personnel (51,4 %);
  • l’amélioration de la participation du personnel et des relations de travail (51,1 %);
  • le fait de diminuer l’impact environnemental ou social des produits et services (43,2 %).

Les pratiques d’affaires écoresponsables les moins répandues, peu importe la taille de l’entreprise, sont :

  • la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles (8,8 %);
  • l’adaptation aux conséquences des changements climatiques (résilience climatique) (8,5 %);
  • l’intégration au système comptable traditionnel des coûts assumés par l’entreprise et des risques environnementaux ou sociaux auxquels elle s’expose (ex. : écocomptabilité, bilan carbone) (6,3 %).
Graphique

Concepts et définitions

Les pratiques d’affaires écoresponsables sont des initiatives, actions ou projets mis en place pour améliorer la performance sociale ou environnementale de l’entreprise. Elles poursuivent les mêmes objectifs qu’une démarche de développement durable, mais ne nécessitent pas un encadrement formel. Elles peuvent être de nature plus ponctuelle et ne viser qu’une partie de l’entreprise.

Les pratiques d’affaires écoresponsables visées par l’enquête sont celles qui ont lieu au Québec et qui dépassent la conformité obligatoire à des lois ou règlements.

Ces pratiques relèvent des trois dimensions du développement durable, soit économique, sociale et environnementale.

Elles peuvent avoir été mises en place dans le passé, mais doivent encore être employées lors de l’année de référence pour être mentionnées.

Pratiques d'affaires écoresponsables prioritaires

Économie circulaire

Système de production, d’échange et de consommation qui vise à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités.

L’économie circulaire s’appuie sur des pratiques écoresponsables à caractère économique, social et environnemental telles que :

  • L’écoconception (prise en compte des impacts environnementaux potentiels dès la phase de conception d’un produit de manière à les atténuer)
  • La consommation ou l’approvisionnement responsables (processus d’achat de biens et services tenant compte de critères environnementaux et sociaux)
  • L’optimisation des activités (amélioration de la gestion des activités afin de minimiser les pertes en ciblant les ressources prioritaires à économiser)
  • L’économie collaborative (utilisation d’un même bien par plusieurs usagers pour en intensifier l’usage)
  • La location à court terme
  • L’entretien et la réparation
  • Le don et la revente
  • Le reconditionnement (remise à neuf d’un produit qui sera assorti d’une garantie équivalente à celle d’un produit neuf ou qui s’en rapproche)
  • L’économie de fonctionnalité (vente d’un service plutôt que d’un bien, p. ex. vente d’un service d’impression au lieu d’une imprimante)
  • L’écologie industrielle, la symbiose industrielle ou la symbiose territoriale (échanges de matières, de ressources ou d’énergie entre entreprises pour créer des synergies. La symbiose est le réseau réunissant plusieurs entreprises qui contribuent à créer une synergie).
  • Le recyclage et/ou le compostage
  • La valorisation des résidus (toute démarche qui vise la transformation de matières résiduelles en produits utiles ou en énergie, comme l’incinération de matières ou la biométhanisation, qui permettent d’obtenir de l’énergie)

Autres pratiques prioritaires

Pratique visant à intégrer des critères sociaux ou environnementaux dans les décisions d’achat ou dans les décisions relatives à la sélection des fournisseurs de l’entreprise : achat de produits à caractéristiques écoresponsables – possédant une certification ou non – tels que des produits écoénergétiques, remis à neuf, à contenu recyclé, biologiques et à emballages réduit; recours à des fournisseurs mettant en œuvre des pratiques environnementales ou sociales, notamment les entreprises d’économie sociale, achats locaux, etc.

Pratiques visant à améliorer la gestion de l’eau : réduction de la consommation d’eau ou réutilisation de l’eau (cycle en boucle fermée), captation des eaux (eaux de pluie, eaux de surface ou eaux souterraines), traitement des eaux usées, prévention et gestion des risques liés à l’eau, gestion intégrée des ressources en eau (gestion coordonnée de l’eau), etc.

Pratiques visant à gérer les émissions atmosphériques : surveillance de la qualité de l’air ambiant, efforts de réduction des émissions de contaminants atmosphériques, etc.

Pratiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées à ses activités (atténuation) : préparation d’un plan de réduction des émissions de GES, changement des équipements ou des procédés dans le but de réduire les émissions de GES, optimisation du transport des marchandises pour réduire la consommation de carburant, promotion de l’utilisation des transports actifs et collectifs auprès du personnel, acquisition de véhicules électriques, télétravail, etc.

Pratiques visant à s’adapter aux conséquences des changements climatiques (résilience climatique) : analyse des risques climatiques projetés (inondations, vagues de chaleur, tempêtes, érosion, etc.) sur les activités de l’entreprise, les bâtiments et autres infrastructures, les terrains ou les chaînes d’approvisionnement ; préparation et mise en œuvre d’un plan d’adaptation ; implantation de mesures d’adaptation pour lutter contre les îlots de chaleur (stationnements, toits ou murs végétalisés, plantation d’arbres) ; prévention des risques de coups de chaleur (dans le but de protéger la santé des employés lors de vagues de chaleur).

Pratiques visant à préserver la biodiversité et les ressources naturelles : protection ou restauration des milieux humides, aménagement de terrains favorisant la biodiversité (culture de plantes indigènes, aménagement de forêts urbaines, préservation des habitats, etc.), soutien aux projets de préservation de la biodiversité, prévention de la présence d’espèces envahissantes ou contrôle de celles-ci, protection des espèces menacées ou vulnérables, gestion saine des ressources naturelles, préservation des milieux riverains, prise en compte des répercussions des activités de l’entreprise sur la biodiversité (ex. : lors des achats, dans le cadre de toutes les activités intégrées dans la chaîne de valeur, dans la stratégie d’affaires, etc.) et de la dépendance de l’entreprise à l’égard de la biodiversité.

Pour consulter les définitions des pratiques d'affaires écoresponsables non prioritaires, veuillez vous référer au questionnaire de l’Enquête sur le développement durable, les pratiques écoresponsables et les technologies propres.

Précaution

Les résultats présentés ne concernent que les entreprises employant cinq personnes ou plus au Québec.

Étant donné que les résultats présentés proviennent d'un échantillon de la population enquêtée, ceux-ci doivent être pris comme des estimations et être interprétés en tenant compte qu'une marge d'erreur leur est associée. Dans l'analyse, seuls les écarts détectés à l’aide de tests statistiques au seuil de 5 % sont considérés, sauf indication contraire.

Indicateur
Proportion d'entreprises qui mettent en œuvre une pratique d'affaires écoresponsable prioritaire

Aspects de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023‑2028 auxquels se rapporte l'indicateur :

Illustration représentant des immeubles et une feuille d'arbre. Orientation 1 – Faire du Québec un pôle d'innovation et d'excellence en matière d'économie verte et responsable

Objectif 1.1 – Soutenir la transition vers des modèles d'affaires durables

Sous objectif 1.1.1 – Accroître la proportion d'entreprises qui axent leur stratégie d'affaires sur le développement durable

Cible

En 2028, augmentation de 15 % par rapport à 2022 pour chaque pratique d’affaires écoresponsable prioritaire

Source : MELCCFP

 


  2024 Cible 2028
 
  %

Approvisionnement écoresponsable 38,1 46,2
Au moins une pratique d’affaires d’économie circulaire 78,6 94,0
Favoriser l’égalité entre les employé(e)s et la diversité de la main‑d’œuvre 36,5 48,3
Améliorer la gestion de l’eau 13,2 18,5
Réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées à ses activités (atténuation) 14,3 20,6
S’adapter aux conséquences des changements climatiques (résilience climatique) 8,5 7,4
Gérer les émissions atmosphériques 11,2 14,3
Préserver la biodiversité et les ressources naturelles 8,8 9,1

Concordance avec les objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies

Consommation et production responsables. Travail décent et croissance économique. Énergie propre et coût abordable. Industrie, innovation et infrastructure. Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques. Vie terrestre.

Dernière mise à jour : 21 mai 2026
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