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Participation au marché du travail des parents. Faits saillants (In French Only)

Diffusion : 12 novembre 2024

Le marché du travail s’est grandement resserré au cours des deux dernières décennies. Dans ce contexte, la participation des différents groupes de population est cruciale, notamment celle des parents, qui composent une grande part de la population active. 
 
Comment la participation des mères se distingue-t-elle de celle des pères au Québec? Y a-t-il des différences entre le Québec et les autres principales provinces? Qu’en est-il de la participation des mères monoparentales ou de celle des parents immigrants sur le marché du travail?
 

L’écart entre le taux d’emploi des pères et celui des mères s’amoindrit

Le taux d’emploi des mères québécoises a augmenté de façon importante entre 2008 et 2023, ce qui a réduit l’écart entre celles-ci et les pères, dont le taux a toujours été plus élevé. En 2008, le taux d’emploi des mères était de 79 %; il est de 87 % en 2023. L’écart entre le taux d’emploi des pères et celui des mères est passé de 11 à 7 points durant cette période.

 

Chez les mères dont le plus jeune enfant a moins de 6 ans, le taux d’emploi est passé de 72 % en 2008 à 82 % en 2023. L’écart entre les mères et les pères d’enfants de cet âge est ainsi passé de 17 points à 11 points.

Plus l’âge des pères et des mères et, par le fait même, celui du plus jeune enfant, est élevé, plus l’écart entre leur taux d’emploi respectif est faible.

Pas de différence entre le taux d’emploi des mères monoparentales et celui des mères en couple

Entre 2008 et 2023, le taux d’emploi des mères monoparentales s’est accru de l’ordre de 10 points pour se fixer à environ 86 %. Ainsi, malgré leurs obligations familiales plus contraignantes, les mères monoparentales sont plus nombreuses en proportion qu’avant à occuper un emploi, et présentent un taux d’emploi proche de celui des pères monoparentaux et des mères en couple (environ 87 %).

L’écart entre les mères monoparentales et les pères monoparentaux en matière de taux d’emploi s’est essentiellement dissipé; il était d’environ 6 points en 2008, tandis que l’on ne détecte pas d’écart statistiquement significatif en 2023. En comparaison, l’écart entre les pères et les mères en couple est passé d’environ 11 points à environ 7 points. L’écart entre le taux d’emploi des pères et celui des mères est donc plus grand chez les parents en couple que chez les parents monoparentaux.

Un taux d’emploi particulièrement élevé chez les mères fortement scolarisées

Entre 2008 et 2023, les mères possédant un diplôme d’études postsecondaires ont vu leur taux d’emploi s’accroître de près de 7 points : il est passé d’environ 82 % à 89 %.

Par contre, le taux d’emploi des mères ayant tout au plus un diplôme d’études secondaires n’a pas connu d’accroissement statistiquement significatif. Ce taux se situe à environ 71 %, soit un peu moins de 20 points de moins que celui des mères plus scolarisées.

C’est aussi chez les mères ayant une scolarité secondaire ou moins que l’on constate le plus grand écart par rapport aux pères. Celui-ci était d’environ 18 points en 2023. Chez les personnes plus scolarisées, l’écart entre le taux d’emploi des pères et celui des mères se situe entre 5 et 6 points.

Les pères sans diplôme universitaire ont vu leur taux d’emploi s’accroître entre 2008 et 2023. On note, en outre, que le taux d’emploi des pères ayant une scolarité secondaire ou moins s’est accru de l’ordre de 3 points pour se fixer à environ 89 % en 2023.

Ce taux demeure moins élevé que celui des pères plus scolarisés, qui se situe entre 94 et 95 %. Les pères plus scolarisés ont donc une très forte participation au marché de l’emploi.

Forte progression de la participation des mères immigrantes au marché du travail

Entre 2008 et 2023, le taux d’emploi des mères immigrantes s’est accru d’environ 15 points pour se fixer à environ 77 %. De leur côté, les mères non immigrantes ont vu aussi leur taux d’emploi augmenter, mais moins fortement. Il a en effet augmenté d’environ 8 points pour s’établir à près de 91 % en 2023. La plus forte croissance relative du taux d’emploi des mères immigrantes a fait en sorte de réduire l’écart entre elles et les mères non immigrantes, lequel est passé d’environ 20 points en 2008 à environ 14 points en 2023.

Du côté des femmes sans enfant, on remarque une hausse du taux d’emploi d’environ 9 points, tant chez les femmes immigrantes que chez les femmes non immigrantes. En 2023, les femmes immigrantes sans enfant affichent un taux d’emploi d’environ 77 % comparativement à 88 % pour les femmes non immigrantes sans enfant.

Chez les pères, on constate également une augmentation du taux d’emploi. Celle-ci a été plus forte chez les pères immigrants que chez les pères non immigrants (environ 9 points c. 3 points). En conséquence, l’écart entre les pères immigrants et les pères non immigrants, qui était d’environ 9 points en 2008, a diminué pour se situer aux alentours de 3 points en 2023. Dans les deux groupes, le taux d’emploi dépasse maintenant les 90 %.

Par ailleurs, l’écart entre le taux d’emploi des mères immigrantes et celui des pères immigrants est de 15 points en 2023. Bien qu’il ait diminué depuis 2008, cet écart demeure trois fois et demie plus élevé que celui observé entre les femmes non immigrantes et les hommes non immigrants.

C’est au Québec que l’écart entre le taux d’emploi des mères et celui des pères est le plus faible

Entre 2008 et 2023, le taux d’emploi des mères québécoises ayant au moins un enfant âgé de moins de 25 ans a augmenté de près de 8 points, soit davantage que ce qui est observé dans les principales provinces au Canada. En 2023, le taux d’emploi des mères était de :

  • 87 % au Québec;
  • 80 % en Ontario;
  • 78 % en Alberta;
  • 79 % en Colombie-Britannique.

L’écart entre les mères et les pères est plus faible au Québec (environ 7 points) que dans les autres provinces (entre 14 et 16 points).  

Évolution du taux d’emploi des mères immigrantes au Québec et dans les autres principales provinces

En 2008, le taux d’emploi des mères immigrantes dont le plus jeune enfant avait moins de 6 ans s’établissait à environ 47 %. Ce taux était inférieur d’environ 8 points à celui de l’Ontario, de 10 points à celui de l’Alberta et d’environ 14 points à celui de la Colombie-Britannique.

La situation en 2023 est fort différente : le taux d’emploi des mères immigrantes québécoises a crû de 23 points depuis 2008 pour s’établir à 69 % en 2023. Ces dernières ont donc rattrapé leur retard par rapport aux mères immigrantes de la Colombie-Britannique, et leur taux d’emploi dépasse maintenant celui des mères immigrantes de jeunes enfants de l’Ontario et de l’Alberta de près de 5 et 6 points respectivement, bien que ces écarts ne soient pas significatifs sur le plan statistique.

La situation chez les mères immigrantes dont le plus jeune enfant est âgé de 6 à 12 ans ou de 13 à 24 ans est similaire : le taux d’emploi des mères immigrantes du Québec s’est accru plus rapidement que celui des mères immigrantes des autres principales provinces. En 2023, au Québec, le taux d’emploi des mères immigrantes d’un enfant de 6 à 12 ans est désormais plus élevé qu’en Ontario (environ 81 % c. 74 %), et celui des mères d’un enfant de 13 à 24 ans, plus élevé qu’en Colombie-Britannique (environ 85 % c. 77 %).

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