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Les conditions de travail des parents. Faits saillants

Diffusion : 28 mai 2025

Heures de travail : les mères travaillent moins d’heures que les pères et ont accès davantage au télétravail

En 2023, chez les mères dont le plus jeune enfant a moins de six ans, le nombre d’heures travaillées s’élève à environ 1 290, ce qui correspond à un écart de plus de 30 % par rapport aux pères. L’écart entre les mères et les pères tend toutefois à se résorber chez les parents d’enfants plus âgés.

Par ailleurs, les mères de jeunes enfants demeurent plus nombreuses en proportion que les pères à travailler moins de 35 heures par semaine (30 % c. 9 % ).

Nombre annuel moyen d’heures travaillées selon l’âge du plus jeune enfants, Québec, 2023

Illustration 1.

 

Répartition de l’emploi selon le nombre d’heures habituelles hebdomadaires de travail, parents dont le plus jeune enfant à moins de six ans, Québec, 2023

Illustration 2.

Ailleurs au Canada

Chez les mères dont le plus jeune enfant a moins de six ans, le temps partiel (moins de 30 heures) est plus fréquent en Alberta et en Colombie-Britannique qu’au Québec. Les horaires de travail à temps plein (35-40 heures) sont toutefois un peu plus fréquents en Ontario (70 %) qu’au Québec (66 %).

De leur côté, les pères québécois dont le plus jeune enfant a moins de six ans travaillent principalement 35 à 40 heures par semaine, leur proportion à travailler selon cet horaire est plus élevée qu’en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique. Ils sont moins nombreux en proportion à travailler plus de 40 h que les pères de ces provinces.

Chart

Répartition des mères selon leur nombre d’heures habituelles de travail, mères d’enfants de moins de 6 ans âgées de 25 à 54 ans, Québec et autres provinces, 2023

Illustration 3, mères.

Source
Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023. Adaptation par l’Institut de la statistique du Québec.

Plus de mères que de pères en proportion ont un emploi qui permet le télétravail

En 2023, une majorité de mères d’enfants de moins de 25 ans avaient un emploi qui permettait le télétravail. Cet avantage est aussi observé chez les mères sans enfants de moins de 25 ans. Les industries et les professions dans lesquelles les mères occupent un emploi sont plus favorables au télétravail, facilitant ainsi la conciliation famille-travail.

Part des personnes occupant un emploi propice au télétravail selon l’âge du plus jeune enfant et le sexe, personnes de 25 à 54 ans, Québec, 2023

Illustration 4.

Source
Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023. Adaptation par l’Institut de la statistique du Québec.

Rémunération des parents : l’écart entre les pères et les mères est moins grand au Québec

Les mères québécoises ont une meilleure situation comparative en termes de rémunération horaire que dans les autres provinces, en partie grâce à leur moindre présence dans les emplois à bas salaire et une meilleure adéquation de leur scolarité universitaire avec les emplois exigeant une formation universitaire.

En 2023, le ratio de rémunération horaire des mères par rapport aux pères d’enfants en bas âge du Québec (90 %) est plus élevé qu’en Ontario (82 %), en Alberta (83 %) et en Colombie-Britannique (80 %). L’écart favorable aux mères québécoises est encore plus marqué chez celles dont le plus jeune enfant est âgé de 13 à 24 ans.

Ratio de rémunération horaire mères/pères selon l’âge du plus jeune enfant et la province, parents de 25 à 54 ans, Québec, 2023

Illustration 5.

Source
Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023. Adaptation par l’Institut de la statistique du Québec.

En 2023, les mères québécoises ayant de jeunes enfants gagnaient 34,17 $ de l’heure ($ courant), soit une augmentation de 59 % par rapport à 2008, ce qui surpasse l’augmentation de l’indice des prix à la consommation (+ 36 %).

Pour celles dont l’âge du plus jeune enfant se situait entre 13 et 24 ans, la croissance a été encore plus forte; elle a été de 75 %, pour une rémunération horaire d’environ 36,31 $. Leur gain en pouvoir d’achat est le plus élevé observé chez les mères. Les pères dont le plus jeune enfant est âgé de 13 à 24 ans ont aussi connu une augmentation de leur pouvoir d’achat de l’ordre de 58 %, avec un taux horaire de 41,76 $.

Chart

Rémunération horaire moyenne selon l’âge du plus jeune enfant, femmes de 25 à 54 ans, Québec, 2008 et 2023

Illustration 6 Femmes

Source
Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023. Adaptation par l’Institut de la statistique du Québec.

Rémunération hebdomadaire

L’écart de rémunération hebdomadaire entre les mères et les pères du Québec dont le plus jeune enfant a moins de 6 ans a diminué; le ratio est passé de 76 % en 2008 à 81 % en 2023. Une amélioration est aussi constatée chez les parents d’enfants plus âgés : chez ceux d’enfants de 6 à 12 ans, le ratio est passé de 70 % à 76 %, et chez ceux d’enfants de 13 à 24 ans, de 68 % à 79 %.

Secteur public : les mères québécoises plus présentes au fil du temps 

La part des mères d’enfants âgés de moins de 25 ans qui occupent un emploi dans le secteur public est passée de 34 % à 44 %. Ce constat s’observe peu importe l’âge du plus jeune enfant. Par ailleurs, les mères québécoises sont plus présentes dans le secteur public que les femmes sans enfant; elles sont aussi plus présentes dans ce secteur que les mères des autres provinces.

Proportion de mères occupant un emploi dans le secteur public, mères d’enfants de moins de 25 ans âgées de 25 à 54 ans en emploi, Québec et autres provinces, 2008 et 2023

Illustration 7.

Source
Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2023. Adaptation par l’Institut de la statistique du Québec.

Entre 2008 et 2023, la présence des mères a augmenté dans les soins de santé (24 % c. 28 %) et dans les services d’enseignement (10 % c. 15 %) mais a diminué dans le commerce (14 % c. 9 %). Bien que la présence des pères soit plus élevée que celle des mères dans la fabrication, leur présence dans cette industrie a diminué depuis 2008 (22 % c. 16 %) et a augmenté dans la construction (11 % c. 15 %).

Répartition des parents* ayant au moins un enfant de moins de 25 ans selon les principales industries, Québec, 2023

Illustration 8 - [Infographie 3].

* Parents âgés entre 25 et 54 ans

Taux de couverture syndicale : plus élevé chez les parents québécois que dans les autres provinces

Entre 2008 et 2023, le taux de couverture syndicale des mères d’enfants de moins de 6 ans a augmenté (41 % c. 48 %), tout comme celui des pères (40 % c. 44 %). Une croissance du taux de couverture syndicale est également noté chez les mères d’enfants plus âgés; par contre on note une baisse de la couverture chez les pères.  Par ailleurs, les mères et les pères ont un taux de couverture syndicale plus élevé au Québec que dans les autres provinces.

Proportion de parents occupant un emploi syndiqué selon le sexe, parents en emploi de 25 à 54 ans, Québec et autres provinces, 2008 et 2023

Illustration 9.

Source
Institut de la statistique du Québec.

Plus grande proportion de mères travaillant dans des emplois de qualité élevée et satisfaites de leur emploi

Entre 2008 et 2023, la part de femmes occupant un emploi de faible qualitéest passée de 31 % à 17 % pour les mères de jeunes enfants, et de 36 % à 19 % pour celles d’enfants de 6 à 12 ans et la baisse est sensiblement du même ordre pour celles d’enfants de 13-24 ans.

La part de femmes ayant un emploi de qualité élevée a augmenté : elle a atteint 51 % pour les mères de jeunes enfants, 46 % pour celles d’enfants de 6 à 12 ans, et 42 % pour celles d’enfants de 13 à 24 ans.

Avancement professionnel, satisfaction à l’égard de la rémunération et du travail

Près du trois quarts des mères (72 %) dont le plus jeune enfant est âgé de moins de 6 ans ont indiqué avoir des possibilités d’avancement professionnel, ce qui se compare à la part observée chez les hommes.

Environ 59 % des mères d’enfant de moins de 6 ans estiment recevoir une rémunération appropriée comparativement à 71 % des mères d’enfant de 13 à 24 ans.

Par ailleurs, 67 % des mères d’enfant de moins de 6 ans se disent très satisfaites de leur emploi. Les mères québécoises sont d’ailleurs généralement plus satisfaites de leur emploi que les mères ontariennes.

Incidence de la charge émotionnelle sur le stress au travail est moins forte chez les parents québécois que ceux des autres provinces

L’impact de la charge émotionnelle sur le stress au travail est moins fort chez les parents québécois comparés aux autres provinces. Au Québec, environ 50 % des mères d’enfants de 6 à 12 ans se disent stressées par leur charge émotionnelle, contre environ 64 % en Ontario et en Colombie-Britannique et 67 % en Alberta.

Proportion de parents ayant déclaré être stressés au travail par la charge émotionnelle selon l’âge du plus jeune enfant et le sexe, Québec et autres provinces, 2023

Illustration 10.

Source
Institut de la statistique du Québec.

Stress plus élevé chez les mères en emploi

Environ 52 % des mères d’enfant de moins de 6 ans ressentent un stress en raison de leur charge émotionnelle au travail, contre 38 % des pères. La part des mères qui ressentent ce genre de stress est aussi plus grande chez les mères d’enfants de 6 à 12 ans (50 % c. 38 %) et de 13 à 24 ans (41 % c. 31 %).

De plus, les mères de jeunes enfants déclarent dans une proportion de 30 % que leur charge de travail leur cause un stress important. Par ailleurs, 20 % des mères ressentent du stress dû à l’insécurité d’emploi, contre 31 % des pères.

Ces dernières sont plus engagées que les pères dans l’aide aux devoirs, les activités préparatoires au coucher et l’accompagnement aux activités. Elles supervisent également davantage leurs enfants. Cela se maintient lorsque les enfants grandissent.

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