Loading
Go back to document

Parler de l’intimidation ou de la cyberintimidation vécue selon le genre : une analyse en fonction des effets négatifs ressentis et du contexte

Par François-Xavier Lagacé-Bureau
Diffusion : 29 janvier 2026

Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’avoir parlé de l’intimidation ou de la cyberintimidation qu’elles ont vécu, tous contextes confondus. Toutefois, lorsqu’on tient compte des effets négatifs ressentis par la personne, cette différence entre les genres ne se maintient pas dans tous les contextes.

Dans cette page, on traite de la proportion de personnes qui ont parlé de l’intimidation ou de la cyberintimidation vécue selon le genre. Les résultats présentés sont basés sur les données de l’Étude québécoise sur les rapports sociaux dans un contexte scolaire, de travail et dans la communauté 2022 (EQRS), réalisée auprès de 21 845 personnes entre août 2022 et février 2023. Trois contextes ont été examinés dans le cadre de l’étude : le contexte scolaire, le contexte de travail et hors des contextes scolaires et de travail. À noter que les résultats ne sont pas comparables d’un contexte à l’autre, car les populations sont différentes.

En contexte scolaire

La proportion de personnes ayant parlé de l’intimidation ou de la cyberintimidation vécue en contexte scolaire est plus élevée chez les femmes que chez les hommes parmi les personnes qui n’ont pas ressenti d’effet négatif, et ce pour les quatre effets analysés dans le cadre de l’étude. En revanche, pour chacun des effets négatifs à l’étude, on n’observe pas de différence significative entre les genres parmi les personnes qui l’ont ressenti.

De façon similaire, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’avoir parlé de l’intimidation ou de la cyberintimidation qu’elles ont vécu en contexte scolaire lorsqu’elles n’ont ressenti aucun des quatre effets négatifs analysés; toutefois, dès qu’au moins un effet négatif est ressenti, cette différence significative entre les genres ne s’observe plus.

En contexte de travail

Les femmes sont en proportion plus nombreuses que les hommes à avoir parlé du harcèlement ou du cyberharcèlement qu’elles ont subi au travail, peu importe l’effet négatif analysé, et s’il a été ressenti ou non.

Une tendance similaire se dessine lorsque l’on prend en compte le nombre d’effets négatifs ressentis. Soulignons toutefois que la différence entre les genres n’est statistiquement significative que parmi les personnes n’ayant ressenti aucun des effets négatifs analysés, ainsi que parmi celles en ayant ressenti trois ou quatre.

Hors des contextes scolaire et de travail

Pour chacun des effets négatifs à l’étude, on remarque que parmi les personnes qui n’ont pas ressenti l’effet examiné, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes à avoir parlé de l’intimidation ou de la cyberintimidation vécue hors des contextes scolaire et de travail.

De plus, les femmes semblent plus susceptibles que les hommes d’avoir parlé de l’intimidation ou la cyberintimidation vécue hors des contextes scolaire et de travail, sauf parmi les personnes qui ont ressenti les trois effets négatifs analysés.

Notes méthodologiques

À propos de l'étude

L’Étude québécoise sur les rapports sociaux dans un contexte scolaire, de travail et dans la communauté 2022 (EQRS), menée pour le compte du ministère de la Famille dans le cadre de la mesure 2 du Plan d’action concerté pour prévenir et contrer l’intimidation et la cyberintimidation 2020-2025, est la première enquête populationnelle sur l’intimidation et la cyberintimidation réalisée auprès de personnes âgées de 12 ans et plus au Québec. Elle rend compte de l’intimidation et de la cyberintimidation en contexte scolaire, en contexte de travail et en dehors de l’école et du travail. On y trouve de l’information sur l’ampleur de l’intimidation et de la cyberintimidation, sur les caractéristiques des personnes qui les subissent, sur les moyens utilisés pour y mettre fin et sur les formes de soutien reçues.

Population visée

Personnes âgées de 12 ans et plus vivant au Québec, à l’exception de celles vivant dans un logement institutionnel (p. ex. un hôpital ou un centre d’hébergement de soins de longue durée [CHSLD]) et de celles résidant dans les régions sociosanitaires du Nunavik et des Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Comme un projet particulier d’enquête a été mené en collaboration avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) concernant les personnes vivant dans les communautés des Premières Nations du Québec, celles-ci sont également exclues de l’EQRS.

Définition de l’intimidation et de la cyberintimidation

L’intimidation et la cyberintimidation comprennent des actes agressifs qui ont pour effet de nuire à la personne visée, qui sont répétitifs et qui surviennent lorsqu’il y a inégalité des rapports de force entre la personne visée et la personne autrice de ces actes.

Dans l’étude, l’intimidation fait référence aux situations survenues hors du cyberespace, alors que la cyberintimidation se caractérise par le fait d’être survenue via tout type de technologie de l’information et de communication.

En contexte de travail, les termes employés dans l’étude sont « harcèlement » et « cyberharcèlement ».

Pour en savoir plus sur la mesure de l’intimidation et de la cyberintimidation, consultez le schéma explicatif Opérationnalisation des indicateurs de l’EQRS (PDF).

Pour plus de renseignements sur les aspects méthodologiques, consultez le rapport méthodologique (PDF) de l’étude.

Comments
Was the information on this page useful to you?