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Achats alimentaires locaux

La part des achats alimentaires effectués auprès des fournisseurs du Québec exprime la proportion des produits alimentaires frais et transformés d’origine québécoise vendus dans le secteur du commerce au détail et dans le secteur des services alimentaires du réseau HRI (hôtellerie, restauration et institution) par rapport à l’ensemble des achats alimentaires de ces deux secteurs. Elle est estimée à 50,4 % en 2019 (donnée provisoire). Cette part ne tient pas compte du fait que certains ingrédients ou intrants intermédiaires peuvent provenir de l’extérieur du Québec.

En 2019, les achats alimentaires du commerce au détail et du réseau HRI atteignaient 25,0 G$. De ce montant, des achats de 12,6 G$ étaient effectués auprès des fournisseurs québécois (produits frais et transformés), soit 50,4 % du total des achats. La différence de 12,4 G$ provenait d’achats effectués à l’extérieur du Québec, soit 49,6 %, dont 27,4 % sont des importations du reste du Canada et 22,2 % des importations du marché international.

Achats selon les types de produits

Les produits frais, tels que les fruits et légumes, le sirop d’érable, les œufs et les poissons, comptent pour 8 % des produits vendus qui sont fabriqués ou produits au Québec, tandis que les produits transformés représentent les 92 % restants. Parmi les produits transformés, les boissons, les produits laitiers et les produits de viande sont les produits qui occupent la plus grande part des produits vendus et qui sont fabriqués ou produits au Québec (22 %, 18 % et 17 % respectivement).

Concepts et définitions

La part des achats alimentaires effectués auprès des fournisseurs du Québec correspond à la proportion des produits alimentaires fabriqués ou produits au Québec et vendus dans le secteur du commerce au détail et dans le secteur des services alimentaires du réseau HRI (hôtellerie, restauration et institution) par rapport à l’ensemble des achats alimentaires de ces deux secteurs.

Au numérateur, l’indicateur vise les montants d’achats des produits frais et des produits transformés, alors qu’au dénominateur, il vise le montant de l’ensemble des achats alimentaires du commerce au détail et du réseau HRI.

Précaution

La part des achats alimentaires effectués auprès des fournisseurs du Québec est difficile à déterminer de façon précise, car il n’existe pas de banques de données permettant d’établir l’origine géographique de tous les produits et de suivre toutes les étapes de leur vente. Les résultats obtenus constituent des ordres de grandeur et donc des estimations.

Au Québec, on importe beaucoup d’intrants qui ne sont pas produits, en raison notamment des dynamiques économiques propres au complexe industriel québécois de production-transformation, des limitations géographiques ou de la nordicité de la province. Donc, bien que l’augmentation de l’indicateur soit souhaitée, la part des achats alimentaires effectués auprès des fournisseurs du Québec ne pourra jamais atteindre 100 %.

En outre, l’indicateur ne tient pas compte du fait que certains ingrédients ou intrants intermédiaires peuvent provenir de l’extérieur du Québec. En effet, les produits alimentaires importés par le Québec comblent les besoins du marché de la consommation finale, mais ils répondent aussi à la demande d’intrants pour le secteur de la transformation alimentaire du Québec. Ainsi, un même produit peut être catalogué comme produit importé (p. ex. oranges fraîches vendues pour consommation finale) ou classé indirectement comme produit « local » s’il a été transformé au Québec (p. ex. jus d’orange fabriqué au Québec à partir d’oranges importées). Dans ces conditions, un achat au Québec ne correspond pas nécessairement à des produits cultivés ou élevés, puis transformés au Québec.

De plus, rappelons que dans un contexte de libre-échange, les détaillants offrent généralement ce que les consommateurs et consommatrices demandent. L’objectif de l’achat de produits québécois est de stimuler l’activité économique dans la communauté. Cet objectif de stimulation relève tant des choix des consommateurs et consommatrices (demande) que de ceux des détaillants (offre); ces deux groupes déterminent ainsi la part d’achats locaux. 

Indicateur
Part des achats alimentaires effectués auprès des fournisseurs du Québec

Aspects de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023‑2028 auxquels se rapporte l'indicateur :

Illustration représentant des immeubles et une feuille d'arbre. Orientation 1 – Faire du Québec un pôle d'innovation et d'excellence en matière d'économie verte et responsable

Objectif 1.3 – Favoriser la consommation responsable

Sous objectif 1.3.1 – Accroître la présence des produits et services durables sur le marché

Cible

Suivi de la progression

Résultat en 2019 : 50,4 %

Concordance avec les objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies

Consommation et production responsables. Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques. Vie terrestre.

Dernière mise à jour : 18 mars 2025
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