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    Dépassements du seuil pour la concentration de particules fines dans l’air

    Indicateurs de progrès du Québec

    Les dépassements du seuil pour la concentration de particules fines dans l’air correspondent au cumul des jours où la concentration moyenne de particules fines (PM2,5) a dépassé le seuil quotidien de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), soit plus de 25 μg/m3 au-delà de 3 jours par année (consécutifs ou non), et ce, à chacune des stations permanentes d’un territoire.

    Vignette des dépassements du seuil pour la concentration de particules fines dans l’air 96 jours en 2020
    Tendance à la baisse, favorable au progrès. Tendance favorable au progrès depuis 2009

    Pertinence pour la mesure du progrès et méthode

    Les particules fines pénètrent profondément dans le système respiratoire des êtres humains et induisent une irritation et une inflammation des bronches, car elles sont très petites. Une exposition aux particules fines augmente la gravité des maladies cardiovasculaires et respiratoires. Les effets des particules fines touchent particulièrement les enfants, les personnes âgées et les personnes qui souffrent de maladies respiratoires. En raison de l’effet immédiat des particules fines sur la santé, les dépassements de la concentration de ces particules dans l’air affectent le bien-être actuel.

    Une exposition aux particules fines peut aussi occasionner une mortalité prématurée. Une fois introduites dans les organes du corps, les substances toxiques contenues dans les particules fines peuvent, à long terme, causer des cancers (OCDE, 2011 : 236). Les risques d’une exposition à long terme font en sorte que ces dépassements du seuil de concentration de particules fines détérioreront le bien-être de la population dans le futur. Les particules fines ont aussi des effets néfastes sur l’environnement.

    La qualité de l’air, la qualité de l’eau et l’accès à des espaces verts, notamment, sont des aspects de la qualité de l’environnement (OCDE, 2014 : 207). Une bonne qualité de l’air est cruciale pour la santé humaine, et la mauvaise qualité de l’air demeure un risque environnemental au Québec. Les particules fines représentent l’un des problèmes les plus importants en ce qui concerne les incidences de la qualité de l’air sur la santé et sur l’environnement. Ce problème est susceptible d’être influencé par les politiques publiques, car les règlements qui limitent les émissions polluantes, par exemple la réglementation quant à la certification des appareils de chauffage au bois, ont une incidence sur la qualité de l’air.

    Inégalités

    Le présent indicateur ne permet pas de mesurer les inégalités. Un indicateur de l’exposition de la population aux particules fines permettrait de les mesurer.

    Intelligibilité et acceptabilité

    L’interprétation des dépassements du seuil pour la concentration de particules fines dans l’air en ce qui a trait au progrès est univoque et sans ambiguïté. Cet indicateur est facilement reconnu comme une mesure du bien-être. Un indicateur calculé à partir de la concentration des particules fines fait d’ailleurs partie de la liste d’indicateurs du Comment va la vie? de l’OCDE et de celle des objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU.

    Le cumul, ou sommation, des jours où un dépassement du seuil de l’OMS est survenu d’après les relevés de chaque station tient compte des effets locaux d’un problème de qualité de l’air. En effet, l’indicateur a une valeur plus élevée si un dépassement du seuil de concentration survient à plusieurs endroits en même temps.

    Notes méthodologiques

    Concepts et définitions

    Particules fines (PM2,5)

    Les particules fines ont un diamètre inférieur à 2,5 micromètres (µm). La concentration de ces particules dans l’air est mesurée en unité de poids (microgrammes – μg) par unité de volume d’air (mètre cube – m3). Les sulfates, les nitrates, l’ammonium, le chlorure de sodium, le carbone, les matières minérales et l’eau sont des composantes des particules fines. Les principales sources de ces contaminants de l’air au Québec sont le chauffage au bois, l’industrie et le transport. Les feux de forêt en sont aussi une source, car les particules qu’ils créent peuvent être transportées sur de grandes distances. Les particules fines contribuent aussi considérablement à la formation du smog.

    Stations de mesure

    La comparabilité de l’indicateur dans le temps repose sur la stabilité des stations utilisées. Puisque les emplacements des stations du Réseau de surveillance de la qualité de l’air du Québec sont déterminés pour assurer le suivi des contaminants dans l’air ambiant, le réseau peut être adapté selon les changements de localisation des problèmes de qualité de l’air. Ainsi, pour que l’indicateur soit comparable dans le temps, les stations prises en compte pour son calcul se limitent aux stations permanentes du réseau. De plus, la mesure de la concentration des particules fines a bondi de façon artificielle lors du remplacement d’anciens appareils dont le fonctionnement était affecté par le froid. Les stations ont toutes été équipées de nouveaux appareils à partir de l’année 2009, qui correspond au début de la série historique pour cet indicateur.

    Moyenne quotidienne valide

    Des critères de complétude horaire et quotidienne de 75 % doivent être respectés pour que la moyenne de concentration quotidienne soit considérée comme valide. Les prises de mesure doivent couvrir au moins 45 minutes en 60 minutes et 18 heures en 24 heures.

    Lignes directrices de 2005 de l’OMS

    Les jours sont comptabilisés si la concentration quotidienne moyenne mesurée à une station dépasse le seuil de 25 µg/m³ sur 24 heures à partir du 4e jour où un dépassement survient dans une année.

    Méthode de calcul

    La concentration moyenne quotidienne est calculée pour chaque station permanente. Les jours où cette concentration dépasse le seuil de l’OMS de 25 µg/m³ sont dénombrés pour chaque année. De ce dénombrement, 3 jours sont soustraits, puisque le seuil n’est effectivement dépassé qu’à partir du 4e jour. Le nombre de jours de dépassement est ensuite sommé pour l’ensemble des stations prises en compte.

    L’indicateur peut être présenté sous forme de ratio pour qu’on puisse le comparer avec le reste du Canada, par rapport au nombre total de jours valides.

    Produits connexes

    Indicateurs de progrès du Québec. Principaux résultats (tableau de données)

    Indicateurs de progrès du Québec. Interprétation et analyse

    Cadre conceptuel et méthodologique des Indicateurs de progrès du Québec

     

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    Les Indicateurs de progrès du Québec visent à mesurer ce qui est le plus important pour les personnes, à partir d’un nombre restreint d’indicateurs. Pour cette raison, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) vous invite à soumettre vos commentaires à propos de cette initiative et des dimensions du bien-être et de la richesse nationale qui sont les plus importantes pour vous. Vos suggestions alimenteront les réflexions et pourraient être utilisées par l’ISQ pour faire évoluer la liste des indicateurs de progrès.

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    Dernière mise à jour : 13 juin 2022