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Dépenses en immobilisations et réparations, Québec et ses régions. Estimations pour 2025 et intentions pour 2026 (in French only)

Par Alexandre Déry
Diffusion : 9 septembre 2026

Regard sur les dépenses en immobilisations corporelles non résidentielles selon l’industrie (biens et services) par région administrative (RA) et par région métropolitaine de recensement (RMR).

Le Québec

Au Québec, les dépenses en immobilisations non résidentielles devraient atteindre 68,8 milliards de dollars en 2026, ce qui représenterait une hausse de 3,1 % par rapport à 2025. Cette croissance demeurerait inférieure à celle attendue au Canada (+ 3,7 %). Au Québec, les dépenses auraient reculé de 1,6 % en 2025, après avoir augmenté de 12,4 % en 2024. Au Canada, elles auraient plutôt progressé de 4,7 % en 2025, après une hausse de 4,8 % en 2024.

Coup d'œil sur l’ensemble des régions

Onze des dix-sept régions administratives du Québec afficheraient une hausse en 2026, dont neuf à un taux supérieur à celui de l’ensemble du Québec. Le Nord-du-Québec (+ 41,4 %), la Mauricie (+ 18,0 %) et la Côte-Nord (+ 11,7 %) connaîtraient les hausses les plus importantes. Celles-ci proviendraient principalement des secteurs suivants :

  • les services publics (Mauricie, Côte-Nord, Nord-du-Québec)
  • la fabrication (Mauricie, Côte-Nord) 
  • l'extraction minière, l'exploitation en carrière et l'extraction de pétrole et de gaz (Nord-du-Québec)

Les plus fortes baisses des dépenses en immobilisations seraient observées dans le Centre-du-Québec (− 23,9%), en Chaudière-Appalaches (− 5,3 %) et en Montérégie (− 2,4 %).

Régions administratives

Montréal

En 2026, les dépenses en immobilisations se concentreraient principalement dans la région administrative de Montréal. Elles s’élèveraient à 18,4 G$ et représenteraient 26,7 % des dépenses de l’ensemble du Québec. 

La région de Montréal devrait connaître une hausse de ses dépenses de 1,2 % en 2026. Cette hausse serait principalement attribuable aux secteurs des services publics (+ 33,0 %), du transport et de l’entreposage (+ 14,4 %) ainsi que des administrations publiques (+ 6,6 %). En revanche, les services d’enseignement (− 23,3 %), les services de location et de location à bail (− 22,0 %) ainsi que l’industrie de l’information et l’industrie culturelle (− 13,8 %) afficheraient les plus fortes diminutions dans la région. 

Montérégie

En 2026, les dépenses en immobilisations de la Montérégie se chiffreraient à 9,7 G$. Deuxième région administrative en importance, elle représenterait 14,1 % de l’ensemble des dépenses en immobilisations du Québec. Ces dépenses seraient en diminution de 2,4 % en 2026. 

Cette baisse s’expliquerait principalement par les diminutions observées dans les secteurs de la gestion de sociétés et d’entreprises (− 69,4 %), des services d’enseignement (− 35,9 %) ainsi que des soins de santé et de l’assistance sociale (− 26,7 %). Cependant, les secteurs de la fabrication (+ 22,5 %), des administrations publiques (+ 7,1 %) et des services publics (+ 6,6 %) afficheraient des hausses en 2026.

Capitale-Nationale

La Capitale-Nationale serait la troisième région en importance au Québec, concentrant 8,5 % des dépenses en immobilisations. Les investissements y ont progressé de façon soutenue au cours de la période 2021-2026, passant de 3,8 G$ à 5,5 G$.

En 2026, les dépenses augmenteraient de 8,2 %, et se classeraient au huitième rang parmi les régions du Québec. Cette hausse serait principalement portée par les services publics (+ 42,3 %), le transport et l'entreposage (+ 32,2 %) ainsi que l'industrie de l'information et l'industrie culturelle (+ 31,0 %). En revanche, les dépenses reculeraient dans les arts, spectacles et loisirs (− 32,7 %), les services d'enseignement (− 11,4 %) et les soins de santé et l'assistance sociale (− 4,3 %).

Régions métropolitaines de recensement (RMR)

L'ensemble des RMR du Québec enregistrerait une baisse de 2,0 % des dépenses en investissements en 2026. Ce recul s'observerait tant dans les industries productrices de biens (− 1,5 %) que dans les industries productrices de services (− 0,5 %).

Parmi les sept RMR, quatre afficheraient une diminution de leurs dépenses en investissements. La RMR de Trois-Rivières connaîtrait la baisse la plus marquée (− 30,4 %), principalement en raison d'un recul des investissements dans les industries productrices de biens (− 30,5 %). Elle serait suivie d'Ottawa-Gatineau (− 7,7 %), de Sherbrooke (− 6,0 %) et de Saguenay (− 4,4 %).

À l'inverse, les trois autres RMR enregistreraient une hausse de leurs dépenses en investissements. Drummondville afficherait la croissance la plus importante (+ 13,7 %), devant Québec (+ 0,1 %) et Montréal (+ 0,1 %).

Révision des données provisoires pour 2024 et des intentions pour 2025 des dépenses en immobilisations corporelles non résidentielles diffusées en 2025

Différences entre les données réelles, provisoires et intentions, régions administratives, régions métropolitaines de recensement et ensemble du Québec, 2024-2025


                Variation
               
  2024p   2024   2025i 2025p   2024p/2024 2025i/2025p
 
 
  M$   %

Régions administratives
Bas-Saint-Laurent 1 248,2   1 261,4   1 281,7 1 224,2   1,1 − 4,5
Saguenay–Lac-Saint-Jean 2 967,8   3 300,2   3 058,8 3 289,8   11,2 7,6
Capitale-Nationale 4 686,8   5 208,4   5 161,1 5 388,1   11,1 4,4
Mauricie 1 513,4   1 373,1   1 590,9 1 680,7   − 9,3 5,6
Estrie 2 358,8   2 947,1   2 442,0 2 846,7   24,9 16,6
Montréal 17 844,1   18 557,1   17 985,2 18 171,6   4,0 1,0
Outaouais 2 474,9   3 008,8   1 816,9 2 202,1   21,6 21,2
Abitibi-Témiscamingue 2 452,2   2 476,0   3 019,6 2 657,1   1,0 − 12,0
Côte-Nord 4 140,8   3 850,0   4 151,8 3 565,4   − 7,0 − 14,1
Nord-du-Québec 2 026,5   2 075,1   1 994,2 2 070,7   2,4 3,8
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 737,4   776,2   736,8 747,5   5,3 1,5
Chaudière-Appalaches 2 817,5   3 244,9   3 139,3 3 822,5   15,2 21,8
Laval 1 869,2   1 974,9   1 872,5 1 671,4   5,7 − 10,7
Lanaudière 2 059,2   2 012,3   1 909,5 1 787,2   − 2,3 − 6,4
Laurentides 2 747,2   2 808,1   2 701,5 2 962,2   2,2 9,7
Montérégie 9 649,5   9 468,4   10 062,4 9 938,0   − 1,9 − 1,2
Centre-du-Québec 3 399,2   3 506,6   2 795,2 2 707,2   3,2 − 3,1
Régions métropolitaines de recensement ..   ..   .. ..      
Saguenay 1 744,0   1 945,8   1 845,6 1 862,2   11,6 0,9
Québec 5 023,7   5 634,6   5 216,4 6 170,8   12,2 18,3
Sherbrooke 773,5   805,3   802,7 999,9   4,1 24,6
Trois-Rivières 2 761,4   2 654,2   2 099,3 1 925,0   − 3,9 − 8,3
Montréal 26 919,5   27 450,7   26 788,7 27 017,8   2,0 0,9
Ottawa-Gatineau1 1 984,2   2 088,1   1 300,2 1 467,9   5,2 12,9
Ensemble du Québec 64 992,6   67 848,6   65 719,5 66 732,5   4,4 1,5

p : provisoires
i : intentions
1. Ottawa-Gatineau : Partie québécoise uniquement.

Sources

Institut de la statistique du Québec, Enquête sur les projets d'investissement au Québec, exploitation des données du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, de la Commission de la construction du Québec, de Pêches et Océans Canada, et du ministère de la Santé et des Services sociaux; Statistique Canada, Enquête annuelle sur les dépenses en immobilisations et réparations, Permis de bâtir et Recensement de l'agriculture. Adapté par l'Institut de la statistique du Québec.
 

 

Informations complémentaires

Les estimations sur les dépenses en immobilisations incorporelles (exemple : logiciel) ont également été mises à jour sur le site Web de l’ISQ. Vous y trouverez les dépenses en logiciels pour l’année 2024 ainsi que les dépenses en prospection pétrolière, gazière et minérale pour les années 2024, 2025 et 2026.

Tableaux

Dépenses en immobilisation et réparation, régions administratives
Dépenses en immobilisation et réparation, régions métropolitaines de recensement (RMR)

Précisions méthodologiques

Régionalisation québécoise des dépenses en immobilisations et réparations. Concepts, définitions, notes et précisions méthodologiques (PDF, 240 Ko)
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