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Expériences des préjugés par les personnes en situation de pauvreté et leurs conséquences (in French only)

Diffusion : 20 mai 2026

Une mesure combinée de la pauvreté

Dans l’Enquête québécoise sur la perception de la pauvreté 2024 (EQPP 2024), deux mesures ont été utilisées pour identifier les personnes en situation de pauvreté : la mesure de faible revenu (MFR) et la perception de la suffisance de revenu du ménage pour subvenir aux besoins de base.

En les combinant, on obtient un indicateur nuancé à quatre catégories (tableau ci-dessous).

Situation de pauvreté, personnes de 18 ans et plus, Québec, 2024
  Revenu perçu comme insuffisant Revenu perçu comme suffisant  

Revenu faible selon la MFR 19 %
En situation de pauvreté et se perçoit comme telle
12 %
En situation de pauvreté, mais ne se perçoit pas comme telle
 

Revenu au-dessus du seuil de la MFR 15 %
N’est pas en situation de pauvreté, mais se perçoit comme telle
54 %
N’est pas en situation de pauvreté et ne se perçoit pas comme telle
 

Source
Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur la perception de la pauvreté, 2024.

Dans les analyses portant spécifiquement sur la discrimination et les conséquences liées à la pauvreté, on s’est concentré sur les personnes de 18 ans qui sont en situation de pauvreté et qui se perçoivent comme telles.

Expérience des préjugés selon la discrimination vécue et perçue

Au cours des 12 mois précédant l’enquête, parmi les personnes de 18 ans et plus étant en situation de pauvreté et se percevant comme telles :

Voir la version textuelle ci-dessous.

Note
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.

Version textuelle de l'infographie 1

Au cours des 12 mois précédant l’enquête, parmi les personnes de 18 ans et plus étant en situation de pauvreté et se percevant comme telles :

  • 10 % ont vécu un traitement injuste lors de démarches pour obtenir des prestations du gouvernement;
  • 4,1 % se sont vu refuser un prêt bancaire sans raison valable;
  • 10 % se sont vu refuser un emploi ou une promotion sans raison valable;
  • 3,8 %* ont été découragées par un enseignant ou une enseignante ou un conseiller ou une conseillère de poursuivre des études sans raison valable;
  • 11 % ont vécu un traitement jugé dégradant lors d’une consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé;
  • 5 % ont essuyé un refus pour un logement sans raison valable.

Note
* Coefficient de variation entre 15 % et 25 % ; interpréter avec prudence.

Environ 28 % d’entre elles ont vécu au moins une de ces situations de discrimination. Cette proportion est plus élevée chez les prestataires de l’assistance sociale (36 %) que chez les non-prestataires (27 %).

Approximativement 27 % des personnes en situation de pauvreté et se percevant comme telles ont perçu au moins une situation de discrimination répétée en raison de leur situation financière au cours des 12 mois précédant l’enquête, comme l’impression d’être évitées ou d’être jugées ou méprisées. Cette proportion est plus élevée parmi les prestataires de l’assistance sociale que parmi les non-prestataires (54 % c. 22 %).

Conséquences de l’expérience des préjugés

Au cours des 12 mois précédant l’enquête, parmi les personnes de 18 ans et plus étant en situation de pauvreté et se percevant comme telles :

Voir la version textuelle ci-dessous.

Version textuelle de l'infographie 2

Au cours des 12 mois précédant l’enquête, parmi les personnes de 18 ans et plus étant en situation de pauvreté et se percevant comme telles :

  • 5 % se sont empêchées d’obtenir un emploi;
  • 8 % se sont empêchées de s’inscrire à des cours ou à des formations;
  • 13 % ont évité de se rapprocher des autres;
  • 30 % ont évité de révéler aux autres leur situation financière.

Au total, ce sont près de 34 % des personnes de 18 ans et plus étant en situation de pauvreté et se percevant comme telles qui ont eu au moins un de ces comportements d’évitement, cette proportion s’élevant à 57 % pour les prestataires de l’assistance sociale.

En outre, parmi les personnes étant en situation de pauvreté et se percevant comme telles :

  • une personne sur quatre (24 %) a vécu au moins une répercussion importante des préjugés sur ses relations sociales, notamment sur les relations amicales, familiales et amoureuses;
  • une personne sur cinq s’est sentie souvent ou toujours seule (19 %) ou gênée (20 %) compte tenu de sa situation financière.

Dans tous les cas, ces proportions sont plus élevées chez les prestataires de l’assistance sociale (respectivement 43 %, 33 % et 38 %) que chez les non-prestataires (respectivement 21 %, 16 % et 17 %).

À propos de l’enquête 

L’Enquête québécoise sur la perception de la pauvreté 2024 (EQPP 2024) a été réalisée auprès de 6 358 personnes de 18 ans et plus vivant au Québec. Elle a permis de collecter des renseignements au sujet des croyances sur la pauvreté et des attitudes à l’égard des personnes en situation de pauvreté au sein de la population générale. On y a aussi examiné les expériences de discrimination des personnes en situation de pauvreté ainsi que les conséquences des préjugés à l’égard de leur situation financière sur leur vie dans l’année précédant l’enquête. 

Pour en savoir plus

Consulter le rapport complet de l’enquête (PDF).

Consulter la page Ampleur des préjugés envers les personnes pauvres au Québec.

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