Chargement

Territoires protégés et conservés

Au 31 mars 2024, le pourcentage du territoire du Québec protégé par une mesure de conservation est de 16,45 %, soit une superficie de 274 430,98 km². Ces mesures de conservations concernent uniquement les aires protégées, puisqu’en 2024, les autres mesures de conservation efficaces (AMCE) n’étaient pas encore reconnues au Québec.

Les aires protégées selon les provinces naturelles

Les aires protégées sont réparties de manière inégale. Dans le nord du Québec, certaines provinces naturelles affichent des proportions élevées de territoire couvert par des aires protégées. Le Massif du Labrador septentrional atteint 40,41 % (16 187 km2), tandis que les Basses-terres de la baie James comptent 33,30 % de leur superficie en aires protégées, soit 9 010 km². D’autres provinces naturelles, comme les Collines de la Grande Rivière (27,88 %; 48 055 km²), les Hautes-terres de Mistassini (23,03 %; 22 375 km2) et le Plateau de la Moyenne-et-Basse-Côte-Nord (18,11 %; 16 893 km²), figurent aussi parmi les provinces naturelles affichant les plus grandes proportions d’aires protégées. Au total, 5 des 15 provinces naturelles dépassent la moyenne québécoise, et elles sont toutes situées dans le nord du Québec.

Dans le sud, les Basses-terres du Saint-Laurent comptent seulement 4,43 % de leur territoire en aires protégées, soit 1 361 km². Les Appalaches (5,17 %; 3 557 km²) et les Laurentides méridionales (9,16 %; 14 539 km²) ont également une faible couverture en aires protégées. Certaines exceptions existent, comme les Laurentides centrales, où 13,36 % du territoire est couvert par des aires protégées, soit 27 408 km².

Certaines grandes aires protégées sont en milieu habité, mais la grande majorité se trouve en milieu peu densément peuplé, dans le nord du Québec.

 

Concepts et définitions

La proportion de la superficie des provinces naturelles qui est constituée d’aires protégées et conservées rend compte du taux de préservation des grands écosystèmes du Québec.

Les aires protégées sont « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés » (Loi sur la conservation du patrimoine naturel, chapitre C-61-01). Au Québec, ces territoires sont réglementés et gérés en fonction de désignations juridiques ou administratives différentes qui sont reconnues au Registre des aires protégées au Québec.

Les aires conservées comprennent notamment les autres mesures de conservation efficaces (AMCE), qui sont définies comme « une zone géographiquement délimitée, autre qu’une aire protégée, qui est réglementée et gérée de façon à obtenir des résultats positifs et durables à long terme pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris des fonctions et services écosystémiques connexes et, le cas échéant, des valeurs culturelles, spirituelles, socioéconomiques et d’autres valeurs pertinentes localement. ». Elles sont gérées de façon à obtenir des résultats positifs et durables à long terme pour la conservation de la biodiversité.

L’établissement du réseau québécois d’aires protégées et conservées vise à constituer une gamme de territoires voués à la conservation de la nature, qui sont représentatifs de la diversité des écosystèmes et des espèces de chacune des provinces naturelles, c’est-à-dire qui protègent des échantillons significatifs de toutes les conditions écologiques présentes au Québec, qu’elles soient terrestres, aquatiques ou marines.

L’un des outils utilisés pour définir la diversité des écosystèmes est le Cadre écologique de référence (CER). Cet outil permet de découper le territoire selon différents niveaux de perception du milieu naturel qui s’emboîtent les uns dans les autres. Les provinces naturelles du Québec constituent le niveau le plus élevé du CER.

Une province naturelle correspond à une unité écologique de grande superficie (de l’ordre de 100 000 km2), définie par une configuration spatiale particulière du relief, du socle rocheux, des dépôts de surface et de l’hydrographie dont l’origine remonte à des évènements géologiques lointains d’envergure continentale. Elle est également caractérisée par d’autres variables écologiques majeures, telles que le climat et la végétation.

Précaution

La proportion globale d’aires protégées au Québec, qui est mesurée annuellement, est une référence pour apprécier l’évolution du niveau de préservation de chacune des provinces naturelles.

Indicateur
Pourcentage du territoire du Québec protégé par une mesure de conservation

Aspects de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023‑2028 auxquels se rapporte l'indicateur :

Illustration représentant une feuill dans un coeur. Orientation 2 – Agir en faveur de la nature et pour la santé

Objectif 2.1 – Conserver la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes

Sous objectif 2.1.1 – Bonifier le réseau d’aires protégées et conservées du Québec

Cible

30 % de la superficie des milieux terrestres, d’eau douce, des milieux marins et côtiers sont protégés par une mesure de conservation en 2030.

Résultat en 2024 : 16,45 %

Illustration de l'atteinte de la cible 1.

Source
Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Concordance avec les objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies

Vie terrestre. Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques.

Dernière mise à jour : 11 avril 2025
Évaluation de page
L'information sur cette page vous a-t-elle été utile?