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Proximité d'un milieu naturel

Proximité des milieux naturels aménagés

En 2024, environ 82 % de la population québécoise réside à proximité d’un milieu naturel aménagé. Cette proximité se détaille de la façon suivante :

  • 46 % de la population réside à 30 minutes maximum en voiture d’un espace naturel aménagé non urbanisé uniquement. Ces espaces naturels sont par exemple des parcs nationaux, provinciaux, régionaux, des pourvoiries à droits exclusifs, des réserves fauniques, des zones d’exploitation contrôlée, etc.
  • 8 % de la population réside à 300 mètres maximum d’un espace vert urbain uniquement. Ces espaces verts ont une superficie minimum d’un hectare et sont végétalisés. Ce sont par exemple des parcs à caractère récréatif et ornemental, des jardins communautaires, des sentiers récréatifs, des centres d’interprétation de la nature, des belvédères, etc.
  • 29 % de la population réside à proximité des deux types de milieux naturels à la fois.

Analyse régionale

L’ensemble de la population des régions administratives de Montréal et de Laval réside à proximité d’un milieu naturel aménagé. Ces régions sont suivies par l’Outaouais et le Bas-Saint-Laurent, dont plus de 90 % de leur population respective réside à proximité d’au moins un des deux types de milieux naturels.

À l’opposé, moins de la moitié de la population des régions du Centre-du-Québec (44 %) et de Chaudière-Appalaches (46 %) réside à proximité d’un milieu naturel aménagé.

Analyse distincte de la proximité des espaces naturels aménagés non urbanisés et de la proximité des espaces verts urbains

Espaces naturels aménagés non urbanisés

En 2024, les trois quarts de la population québécoise habitent à proximité d’un espace naturel aménagé non urbanisé, soit à un maximum de 30 minutes en voiture. Ces espaces naturels, ouverts au public et accessibles par la route, font partie du Registre des aires protégées (RAP) ou des territoires récréatifs du Québec (TRQ).

Environ 21 % de la population habite à une distance maximale de 15 minutes en voiture d’un espace naturel aménagé non urbanisé, et 54 % à une distance de 15 et 30 minutes en voiture quand les conditions routières sont parfaites.

Environ 19 % de la population habite à une distance de 30 à 45 minutes en voiture et 6 %, à une distance de 45 minutes à une heure. Seul 1 % de la population réside à plus d’une heure de route d’un espace naturel aménagé non urbanisé.

Analyse régionale

Dans certaines régions, telles que Montréal et Laval, l’ensemble (100 %) de la population réside à proximité d’un espace naturel aménagé non urbanisé lorsqu’elle se déplace en véhicule automobile. Les espaces naturels auprès desquels elle réside sont notamment le parc national des Îles-de-Boucherville, le parc national d’Oka, le refuge faunique de Deux-Montagnes, ainsi que les refuges d’oiseaux migrateurs de Senneville et de l’Île-aux-Hérons. Les régions de l’Outaouais et du Bas-Saint-Laurent affichent également des proportions parmi les plus élevées, soit 94 % et 93 % respectivement. Les résidents de l’Outaouais bénéficient particulièrement de la présence du parc de la Gatineau, situé près des habitations. Plusieurs espaces naturels sont situés à proximité des résidences du Bas-Saint-Laurent, notamment le Parc national du Bic, la réserve nationale de faune de Pointe-au-Père, la réserve faunique Duchénier et le Parc national du Lac-Témiscouata.

À l’inverse, seulement 13 % de la population du Centre-du-Québec réside à proximité d’un espace naturel aménagé non urbanisé. Cette proportion est également faible pour les régions de Chaudière-Appalaches (24 %) et de la Mauricie (30 %).

Espaces verts urbains

En moyenne, 37 % de la population québécoise réside à une distance maximale de 300 mètres d’un espace vert urbain. Rappelons que les espaces verts urbains pris en compte dans cet indicateur doivent avoir une superficie minimale d’un hectare et être végétalisés. Même si les espaces verts urbains se situent habituellement dans des milieux plus urbanisés, certains correspondent à une portion du territoire d’espaces naturels aménagés non urbanisés situés en périphérie. C’est notamment le cas pour une partie du parc national de la Mauricie, du parc national du Mont-Tremblant, du parc national de la Jacques-Cartier, du parc national de la Pointe-Taillon, du parc national de la Gatineau, etc.

Analyse régionale

Près de la moitié de la population de l’Outaouais (49 %) réside à proximité d’un espace vert urbain. La région compte une multitude d’espaces verts urbains, dont certains font partie du territoire du parc de la Gatineau. Les régions de la Montérégie et des Laurentides présentent également des proportions supérieures à 40 %.

À l’autre bout du spectre, moins d’une personne sur cinq réside à proximité d’un espace vert urbain dans les régions de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et du Nord-du-Québec.

Proportion de la population résidant à proximité ou non de milieux naturels aménagés, selon le type de milieu naturel, régions administratives1 et ensemble du Québec, 2024

Régions administratives Population à proximité d’au moins un milieu naturel aménagé Type de milieu naturel Population n’étant pas à proximité d’un milieu naturel aménagé
 
 
    Espace naturel aménagé non urbanisé – 30 minutes maximum en voiture Espace vert urbain –  300 mètres maximum à vol d’oiseau Les deux types de milieux naturels aménagés simultanément2  
 
  %

Bas-Saint-Laurent 93,3 92,8 19,2 18,7 6,7
Saguenay–Lac-Saint-Jean 81,8 75,7 27,0 20,8 18,2
Capitale-Nationale 75,7 63,2 34,8 22,4 24,3
Mauricie 55,1 29,5 33,8 8,2 44,9
Estrie 76,8 63,4 36,4 23,0 23,2
Montréal 100,0 100,0 37,0 37,0 0,0
Outaouais 94,5 93,7 48,5 47,7 5,5
Abitibi-Témiscamingue 63,8 57,5 21,4 15,1 36,2
Côte-Nord 63,6 60,4 16,9 13,6 36,4
Nord-du-Québec3 63,3 51,4 19,4 7,5 36,7
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 86,8 85,8 13,5 12,5 13,2
Chaudière-Appalaches 45,7 24,3 27,8 6,4 54,3
Laval 100,0 99,5 38,9 38,4 0,0
Lanaudière 85,2 79,7 38,0 32,4 14,8
Laurentides 72,6 58,3 40,8 26,5 27,4
Montérégie 81,6 74,2 42,3 34,9 18,4
Centre-du-Québec 44,2 13,3 34,5 3,5 55,8

Ensemble du Québec 82,3 74,5 36,5 28,7 17,7

1. Selon la dénomination et le découpage des régions administratives au 31 décembre 2024. 
2. Cette population peut être également incluse dans la population résidant à proximité d’un espace naturel aménagé non urbanisé ou dans la population résidant à proximité d’un espace vert urbain. Il faut donc la soustraire pour reconstituer le total.
3. Les territoires autochtones (entités ayant le statut de réserve indienne, d’établissement indien, de terre réservée aux Cris, de terre de la catégorie 1 pour les Inuits ou de terre réservée aux Naskapis au découpage municipal de janvier 2024) et les MRC Eeyou Istchee et Administration régionale Kativik sont exclus.
Note
Télécharger le fichier pour obtenir les proportions selon les municipalités régionales de comté (MRC).
Source
Institut de la statistique du Québec.

 

Emplacement des espaces naturels aménagés non urbanisés et des espaces verts urbains retenus, Québec, 2024

Carte du Québec.

Sources
Données sur les espaces naturels aménagés non urbanisés : Ministère des Ressources naturelles et des Forêts, Territoires récréatifs du Québec et ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Registre des aires protégées.
Données sur les espaces verts urbains : Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, Cadastre du Québec et du code d’utilisation des biens-fonds (CUBF) provenant de l’évaluation municipale, 2024.
Données sur les limites administratives : Ministère des Ressources naturelles et des Forêts, systèmes sur les découpages administratifs (SDA), janvier 2024.
Données sur le réseau routier : Adresses Québec, 2024.

Concepts et définitions

L’indicateur mesure la proportion de la population résidant à proximité d’un milieu naturel ouvert au public et minimalement aménagé pour permettre la promenade. Il repose sur la proximité par rapport à deux types de milieux naturels, soit :

  • Les espaces naturels aménagés non urbanisés, tels que les parcs nationaux ou les réserves fauniques;
  • Les espaces verts urbains, comme les parcs municipaux.

L’indicateur tient compte du fait que certaines personnes résident à proximité des deux types de milieux naturels à la fois, et ce, en ne comptabilisant ces personnes qu’une seule fois.

La population prise en compte dans la compilation de l’indicateur est celle des aires de diffusion du Recensement de la population de 2021 de Statistique Canada.

Les territoires autochtones (entités ayant le statut de réserve indienne, d’établissement indien, de terre réservée aux Cris, de terre de catégorie 1 pour les Inuits ou de terre réservée aux Naskapis) et leur population sont exclus de l’indicateur étant donné qu’elles ne sont pas assujetties à la Loi sur la fiscalité municipale et n’ont pas à produire de rôle d’évaluation foncière. Par ailleurs, les résultats pour les MRC Eeyou Istchee (toponyme non officiel) et Administration régionale Kativik ne sont pas disponibles.

Les données sur le réseau routier et les emplacements des adresses résidentielles utilisées pour le calcul de proximité aux milieux naturels proviennent de la géobase Adresse Québec (ministère des Ressources naturelles et des Forêts [MRNF]) de juillet 2024. Les découpages géographiques sont ceux de janvier 2024.

Résidences à proximité d’un espace naturel aménagé non urbanisé

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) définit les espaces naturels aménagés non urbanisés comme des milieux ouverts au public et accessibles par la route, qui font partie soit du Registre des aires protégées (RAP) soit de la liste des territoires récréatifs du Québec. Parmi les espaces naturels retenus, on trouve les types de territoires suivants : les parcs nationaux du Canada, les parcs nationaux du Québec, les refuges d’oiseaux migrateurs, les refuges fauniques, les réserves nationales de faune, les réserves marines, les réserves de biodiversité, les ententes particulières avec les Autochtones, les forêts d’enseignement et de recherche, les parcs régionaux, les pourvoiries à droits exclusifs, les réserves fauniques, les stations forestières, les zones d’exploitation contrôlée et les réserves écologiques.

Aux fins des calculs, les espaces naturels aménagés non urbanisés sont sélectionnés selon trois critères à respecter dans l’ordre suivant :

  1. Ils sont inscrits au RAP du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) ou font partie des territoires récréatifs du Québec (TRQ) du MRNF.
  2. Le public doit pouvoir accéder à ces espaces. Au moins une partie de chaque espace naturel doit être accessible par la route, être ouverte au public et comporter la possibilité de s’y promener. Les territoires accessibles uniquement en hydravion, en VTT, en motoneige et les îles non accessibles par le réseau routier sont ainsi exclus. Par définition, les terres publiques sont ouvertes à la population; cependant, certains milieux peuvent être fermés pour protéger les habitats ou les espèces animales. Le caractère aménagé ou non des territoires du RAP est attribué par les experts du MELCCFP. Les territoires exclusifs au TRQ ont été considérés comme étant tous ouverts au public et aménagés.

    L’accessibilité de certains milieux est en cours d’analyse. Ceux-ci seront ajoutés, ou pas, lors de la révision de l’indicateur. Il s’agit des réserves de biodiversité projetées, des réserves aquatiques projetées, des réserves de parc national du Québec, des réserves de territoire aux fins d’aire protégée, des territoires mis en réserve et des réserves naturelles reconnues.

  3. Parmi les territoires précédemment sélectionnés, au moins 20 % de la superficie de ces espaces naturels aménagés non urbanisés doivent être terrestres.

Milieux retenus :

  • Inscrits exclusivement au RAP : la réserve marine de l’Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure et certaines réserves de biodiversité (10).
  • Inscrits exclusivement au TRQ : les ententes particulières avec les Autochtones, les forêts d’enseignement et de recherche, les parcs régionaux, les pourvoiries à droits exclusifs, les réserves fauniques, les stations forestières et les zones d’exploitation contrôlée.
  • Inscrits au RAP et au TRQ : les parcs nationaux du Canada, les parcs nationaux du Québec, certains refuges d’oiseaux migrateurs (4), les refuges fauniques, les réserves nationales de faune et certaines réserves écologiques (3).

Milieux exclus :

  • Certains milieux naturels du RAP sont exclus, car ils ne sont pas ouverts au public ou sont non aménagés : aire de concentration d’oiseaux aquatiques, aire de confinement du cerf de Virginie, colonie d’oiseaux en falaise, colonie d’oiseaux sur une île ou une presqu’île, forêt ancienne, forêt rare, forêt refuge, habitat du rat musqué, habitat d’une espèce faunique menacée ou vulnérable, habitat d’une espèce floristique menacée ou vulnérable, héronnière (aire de nidification et bande de protection 0-200 m), milieu naturel de conservation volontaire, refuge biologique, certains refuges d’oiseaux migrateurs, certaines réserves de biodiversité, certaines réserves écologiques, certaines réserves écologiques projetées, vasière.
  • Les îles qui ne sont pas accessibles par la route sont également retirées : parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, refuge faunique de l’Île-Laval, refuge faunique de l’Ilet-aux-Alouettes, refuge faunique de la Grande-Île, refuge faunique de la Rivière-des-Mille-Îles, refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin, refuge d’oiseaux migrateurs de l’Île-du-Corossol, réserve nationale de faune des Îles-de-la-Paix, réserve écologique de l’Île-Garth. Note : le refuge d’oiseaux migrateurs de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé a été conservé, car il inclut une partie terrestre du côté du Rocher-Percé.

En 2024, 363 espaces naturels aménagés non urbanisés ont été retenus aux fins des calculs, pour une superficie totale de 190 087 km², soit 11,4 % du territoire de la province.

La proximité est déterminée selon le temps de conduite, en véhicule automobile personnel, dans des conditions de circulation parfaites qui tiennent compte des fermetures. On considère qu’une personne habite à proximité d’un espace naturel aménagé non urbanisé si sa résidence se situe à une distance maximale de 30 minutes en voiture de celui-ci. En raison de l’absence d’information sur l’emplacement de l’entrée officielle du milieu naturel, la proximité est calculée à partir de n’importe quel endroit du milieu naturel adjacent à une route ou qui se trouve à moins de 500 m d’une route.

Illustration - Proximité des espaces naturels aménagés non urbanisés

Carte détaillée qui montre pour exemple le secteur Lebourgneuf - Neufchâtel de la ville de Québec.

Bien que les espaces naturels aménagés non urbanisés soient généralement situés en dehors des zones urbaines, il existe des exceptions. Ainsi, il se peut qu’une partie de certains espaces naturels aménagés non urbanisés aient aussi le statut d’espaces verts urbains, puisque des villes peuvent leur donner le statut de « parcs récréatifs ». Par exemple, le parc de la Gatineau est à la fois un espace naturel aménagé non urbanisé, puisqu’il fait partie des territoires récréatifs du Québec, ainsi qu’un espace vert urbain, car une partie de son territoire détient également le statut d’espace vert urbain.

Résidences à proximité d’un espace vert urbain

Les espaces verts urbains sont ceux dont l’usage prédominant est classé « parcs et assimilés », « piste cyclable en site propre » ou « sentier récréatif pédestre » lors de l’évaluation foncière effectuée par les municipalités. Ce sont par exemple des parcs à caractère récréatif et ornemental, des jardins communautaires, des sentiers récréatifs, des centres d’interprétation de la nature ou des belvédères. Seuls les espaces qui comptent une superficie d’au moins un hectare et qui comportent un minimum de végétation ont été retenus.

Aux fins des calculs, les espaces verts sont sélectionnés selon les critères suivants :

  • L’usage prédominant selon le classement de l’évaluation foncière du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) est soit « parcs et assimilés », « piste cyclable en site propre » ou « sentier récréatif pédestre ».
    Détail des usages prédominants analysés
    • Piste cyclable en site propre
    • Sentier récréatif pédestre
    • Autres activités culturelles
    • Aquarium, jardin botanique
    • Monument et site historique
    • Autres lieux d’assemblée pour les loisirs
    • Autres aménagements publics pour différentes activités
    • Autres aménagements d’assemblées publiques
    • Parc d’amusement (extérieur)
    • Autres lieux d’amusement,
    • Équitation
    • Autres activités sportives
    • Terrain d’amusement
    • Terrain de jeux
    • Terrain de sport
    • Centre récréatif en général
    • Autres terrains de jeux et pistes athlétiques
    • Plage
    • Autres activités récréatives
    • Centre touristique en général
    • Centre d’interprétation de la nature
    • Parc pour la récréation en général
    • Belvédère
    • Halte et relais routier ou station d’interprétation
    • Parc pour animaux domestiques ou de compagnie
    • Parc à caractère récréatif et ornemental
    • Jardin communautaire
    • Autres parcs

    Chaque évaluatrice municipale ou évaluateur municipal interprète à sa manière l’usage prédominant. Par exemple, un parc contenant des terrains de tennis pourrait être classé tantôt dans « parc », tantôt dans « terrain de sport ».

  • Chaque usage prédominant doit avoir un indice de végétation par différence normalisée (IVDN) moyen par usage d’au moins 0,6 sur 1 (sinon l’usage n’est pas retenu).
  • La superficie de chaque parcelle d’espace vert doit couvrir au moins un hectare.
  • L’IVDN de chaque parcelle d’espace vert doit être d’au moins 0,6 sur 1 (sinon la parcelle n’est pas retenue).

L’IVDN permet d’estimer la densité et la vigueur de la végétation. Il est calculé à partir des bandes spectrales du proche infrarouge (IR) et du rouge (R) : la chlorophylle absorbe la lumière visible (photosynthèse), et la structure cellulaire des feuilles reflète les infrarouges. Plus l’indice est élevé, plus la végétation est dense et vigoureuse.

La proximité des milieux aquatiques n’est pas mesurée, car ceux-ci sont de nature publique et ne sont pas inventoriés dans la cartographie de l’usage prédominant du MAMH utilisée pour sélectionner les espaces verts urbains.

Il se peut que certains espaces verts urbains soient situés sur le territoire des espaces naturels aménagés non urbanisés. Par exemple, plusieurs espaces verts urbains sont situés dans le parc de la Gatineau, qui est également un espace naturel aménagé non urbanisé puisqu’il fait partie des territoires récréatifs du Québec.

On considère qu’une personne vit à proximité d’un espace vert urbain si elle réside à 300 mètres ou moins, à vol d’oiseau, d’un espace vert urbain. Cette distance représente une marche d’environ cinq à dix minutes.

Illustration - Proximité des espaces verts urbains

Carte détaillée qui montre pour exemple le secteur Lebourgneuf - Neufchâtel de la ville de Québec.

Précautions

Même s’il existe d’autres milieux naturels, dont les milieux naturels « privés », plus « sauvages » ou « en friche », il serait difficile de les répertorier et d’identifier les lieux où la promenade publique est permise. Les résultats présentés dans ce chapitre doivent donc être interprétés comme étant une proportion minimale de la population résidant à proximité d’un milieu naturel.

L’entrée de l’espace vert urbain ou l’entrée officielle de l’espace naturel aménagé non urbanisé peut se situer à une distance beaucoup plus importante que l’emplacement utilisé pour déterminer la proximité.

Espaces naturels aménagés non urbanisés

La définition d’accessibilité au milieu est incomplète, car elle ignore les composantes telles que l’âge, le revenu, l’existence d’un handicap physique, le moyen de transport utilisé, etc.

La définition d’aménagement est également incomplète, faute de données. À date, il n’est pas toujours possible de vérifier la présence de sentier, de toilettes, de stationnement, etc.

La proximité calculée selon une distance de 30 minutes ne tient pas compte des réalités régionales. En effet, on peut supposer que les personnes qui habitent dans des régions éloignées des centres urbains sont plus habituées à accomplir de longues distances pour satisfaire leurs besoins. Par ailleurs, les réalités urbaines de congestion routière ne sont pas prises en compte non plus.

L’étalement urbain peut favoriser la proximité des citoyens et citoyennes aux milieux naturels, ce qui n’est pas forcément positif pour la préservation des milieux (plus de pression anthropique).

La population peut avoir accès à d’autres milieux naturels : milieux naturels qui ne sont inscrits ni au RAP ni au TRQ, milieux aquatiques et terrestres à moins de 20 % de leur superficie, milieux 100 % aquatiques, milieux naturels accessibles en bateau, etc. En ce sens, l’indicateur doit être interprété comme une proportion minimale de citoyens et citoyennes résidant à proximité de la nature puisque l’indicateur ne tient compte que d’une partie des milieux naturels du Québec.

Espaces verts urbains

La distance de 300 m correspond à un déplacement à pied de 5 à 10 minutes. Toutefois, puisque cette distance est mesurée à vol d’oiseau et non sur le réseau routier, l’accessibilité aux espaces verts urbains n’est pas garantie. Elle pourrait être compromise notamment par des éléments de la topographie, des restrictions bâties (p. ex. autoroute) ou naturelles (p. ex. cours d’eau).

Indicateur
Proportion des citoyens à proximité d’un milieu naturel

Aspects de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023‑2028 auxquels se rapporte l'indicateur :

Illustration représentant une feuill dans un coeur. Orientation 2 – Agir en faveur de la nature et pour la santé

Objectif 2.3 – Maximiser les bienfaits de la nature pour les citoyens

Sous-objectif 2.3.1 – Améliorer l'accès aux milieux naturels

Cible

Suivi de la progression

Résultat
En 2024, 82 % de la population réside à proximité d’un milieu naturel aménagé, qu’il s’agisse d’un espace naturel aménagé non urbanisé ou d’un espace vert urbain.

Concordance avec les objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies

Vie terrestre. Bonne santé et bien-être. Villes et communautés durables. Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques.

Dernière mise à jour : 15 janvier 2026
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