Au cours de la période 2019-2025, la part des volumes de produits aquatiques québécois écocertifiés était restée relativement stable; soit entre 53,5 % et 55,9 %. Elle a atteint un pic en 2024 avec 62,7 %, pour redescendre à 40,6 % en 2025. Ces produits proviennent des deux pêcheries écocertifiées Marine Stewardship Council (MSC) suivantes : le homard des Îles-de-la-Madeleine et le homard de la Gaspésie.
La part du volume de produits marins écocertifiés pour 2025 représente 40,6 % du total des débarquements. Cette baisse est attribuable principalement à la perte de la certification MSC de la crevette nordique, du flétan du Groenland et du crabe des neiges (voir la section Notes méthodologiques – Précaution). Des démarches sont en cours pour la pêcherie du crabe des neiges afin d’obtenir de nouveau sa certification MSC.
Concepts et définitions
Cet indicateur présente le pourcentage du volume de produits marins écocertifiés par rapport au total des débarquements.
L’écocertification est une reconnaissance officielle attribuée par un organisme de certification indépendant afin d’établir qu’un produit ou un acteur a une incidence réduite sur l’environnement en fonction de critères de durabilité. L’écocertification a un effet positif sur l’environnement, car elle encourage l’amélioration des pratiques de pêche et d’élevage. Sur les marchés, l’écocertification agit à titre de garantie pour les personnes qui achètent les produits. Elle certifie que la durabilité de la pêche ou de l’élevage a été évaluée en fonction de critères objectifs, transparents et universels. L’écocertification vise notamment à répondre à la demande des consommateurs et des consommatrices qui sont en faveur d’une gestion respectueuse de l’environnement. Elle constitue par conséquent une mesure incitative du marché pour favoriser une pêche et une aquaculture durables et responsables.
Au Québec, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) soutient les démarches effectuées dans l’industrie pour l’obtention d’écocertifications.
Un des organismes les plus reconnus en écocertification de pêcheries est le Marine Stewardship Council (MSC). Le MSC encourage une gestion responsable des pêcheries et des pratiques de pêche durables afin de protéger l’avenir des communautés vivant de la pêche, de préserver les écosystèmes océaniques et de garantir que les produits de la mer soient toujours accessibles à tous. Les produits certifiés portent le label poisson bleu du MSC, qui garantit que la pêche respecte les critères de durabilité sur les plans environnemental, social et économique. Les produits écocertifiés contribuent à valoriser l’industrie des pêches du Québec et à soutenir le développement des régions maritimes.
Actuellement, deux pêcheries sont écocertifiées MSC au Québec : le homard des Îles-de-la-Madeleine, le homard de la Gaspésie.
Toutefois, l’obtention et le maintien d’une écocertification demeurent volontaires et entraînent des coûts. Les pêcheries doivent parfois travailler pendant des années pour s’améliorer avant de pouvoir devenir certifiées MSC. Même lorsqu’une pêcherie obtient une certification, des rapports de surveillance sont établis annuellement pour vérifier ses progrès et une réévaluation est effectuée tous les cinq ans. Les pêcheries doivent s’améliorer continuellement jusqu’à ce qu’elles atteignent ce qui est considéré comme la meilleure pratique en matière de durabilité. Si les pêcheries n’apportent pas les améliorations requises dans un délai spécifié, leur certificat peut être suspendu jusqu’à ce qu’elles atteignent le niveau de performance requis par le Référentiel MSC.
Précaution
Il est important de mentionner que les pêcheries du Québec, bien qu’elles ne soient pas toutes écocertifiées, adoptent tout de même majoritairement des pratiques d’exploitation durables.
Indicateur
Part des volumes de produits aquatiques québécois écocertifiés
Aspects de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2023‑2028 auxquels se rapporte l'indicateur :
Orientation 2 – Agir en faveur de la nature et pour la santé
Objectif 2.2 – Améliorer la santé des écosystèmes
Sous objectif 2.2.1 – Favoriser les aménagements et les pratiques agricoles, forestières, aquacoles et de pêches durables
Cible
Suivi de la progression
Résultat provisoire en 2025 : 40,6 %
Concordance avec les objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies