Au Québec, pour les jeunes de 29 ans ou moins, le taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat 6 ans après l’inscription est resté stable entre la cohorte d’étudiantes et d’étudiants inscrits en 2005 et la cohorte de celles et ceux inscrits en 2018 (il est demeuré un peu au-dessus de 80 %). Pour toute la période, les femmes affichent un taux de diplomation supérieur d’environ 7 points de pourcentage à celui des hommes.
Le taux de diplomation à la maîtrise 4 ans après l’inscription a augmenté entre la cohorte de 2005 (74 %) et celle de 2020 (77 %). Cependant, le taux de cette cohorte, qui a entamé ses études de maîtrise pendant la pandémie de COVID-19, affiche une baisse de 3,6 points de pourcentage par rapport à la cohorte de 2019 (81 %) et de 5,2 points de pourcentage par rapport à celle de 2017 (82 %). Les femmes présentent un taux de diplomation plus élevé que celui des hommes. Cependant, l’écart entre les sexes n’est pas aussi prononcé que celui observé pour le taux d’obtention d’un baccalauréat et il fluctue dans le temps (entre 1 et 5 points de pourcentage, selon l’année). Le taux chez les femmes affiche une baisse depuis quelques années; il est passé de 84 % pour la cohorte de 2016 à 78 % pour celle de 2020. Le taux est également en baisse chez les hommes; il est passé d’un sommet de 82 % pour la cohorte de 2017 à 75 % pour celle de 2020.
Au doctorat, le taux de diplomation 8 ans après l’inscription varie selon l’année d’inscription, mais semble suivre une légère tendance à la hausse. Il est de 70 % pour la cohorte de 2016, comparativement à 66 % pour celle de 2005. Les hommes affichent un taux de diplomation supérieur à celui des femmes dans toutes les cohortes depuis 2005, sauf dans celles de 2013 et de 2016.
Notes méthodologiques
Concepts et définitions
Le taux d’obtention d’un diplôme universitaire porte sur la réussite d’un programme de grade universitaire (baccalauréat, maîtrise et doctorat). Il correspond au rapport entre le nombre d’étudiantes et d’étudiants diplômés au cours d’une période donnée et le nombre d’étudiantes et d’étudiants qui s’étaient inscrits au départ.
Les étudiantes et étudiants inscrits à temps plein au trimestre d’automne sont le point de départ du suivi longitudinal. Ce dernier s’effectue sur une période différente selon le grade, soit 6 ans (18 trimestres) au baccalauréat, 4 ans (12 trimestres) à la maîtrise et 8 ans (24 trimestres) au doctorat.
Par exemple, le taux d’obtention d’un diplôme au baccalauréat pour la cohorte de 2011 s’obtient en divisant le nombre d’étudiantes et d’étudiants ayant eu leur diplôme au terme de l’année civile 2017 par le nombre d’étudiantes et d’étudiants qui s’étaient inscrits en 2011.
Pour le baccalauréat, les étudiantes et étudiants qui changent de programme font partie d’une nouvelle cohorte, aux fins du calcul du taux.
Les personnes inscrites comme étudiantes ou étudiants libres sont exclues du calcul, car elles ne cherchent pas nécessairement à obtenir un grade.
Pour plus de renseignements, consulter le document de référence suivant : Taux d’obtention d’un diplôme universitaire – Baccalauréat, maîtrise et doctorat (PDF, 625 Ko).
Production des données
Les statistiques présentées ont été produites par le ministère de l’Enseignement supérieur (MES), pour l’Institut de la statistique du Québec.
À consulter aussi
- Situation sur le marché du travail des nouvelles personnes diplômées du postsecondaire
- Adéquation entre formation universitaire et emploi
- Vitrine statistique sur l'égalité entre les femmes et les hommes – Dimension Éducation
- Plan d'action pour la réussite en enseignement supérieur 2021-2026
- Les diplômes décernés aux niveaux baccalauréat et supérieur en 2022 (PDF, 890,03 Ko)