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Regard sur les services offerts aux familles - Le Québec

Diffusion : 27 mars 2025

Les services offerts aux familles peuvent être d’un grand soutien pour les parents. On pense notamment aux lieux publics mis à la disposition des familles par les municipalités (bibliothèques, arénas, parcs, piscines, etc.), aux organismes offrant des activités et des services aux familles, de même qu’aux services de soutien à la parentalité ou aux services d’aide alimentaire et matérielle.

Les résultats présentés dans cette page sont tirés de l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022 (EQP 2022). Ils portent sur les données recueillies entre mars et août 2022 auprès de 19 127 parents d’enfants de 6 mois à 17 ans.

Fréquentation de certains lieux publics par les familles

La proportion de parents dont la famille a fréquenté certains types de lieux publics au moins une fois par semaine au cours des 12 mois précédant l’enquête est d’environ :

  • 31 % pour les arénas ou les terrains de sport;
  • 42 % pour les parcs publics, les espaces verts ou les espaces naturels;
  • 19 % pour les piscines, les pataugeoires ou les jeux d’eaux publics;
  • 8 % pour les bibliothèques.

Certaines familles sont plus susceptibles que d’autres d’avoir fréquenté de façon hebdomadaire ces différentes installations sportives ou culturelles au cours des 12 mois précédant l’enquête.

La proportion de parents dont la famille a fréquenté un aréna ou un terrain de sport au moins une fois par semaine (31 %) est par exemple plus élevée parmi les parents :

  • dont la famille compte au moins un parent détenant un diplôme de niveau universitaire (35 % c. 17 % à 29 % pour les autres catégories);
  • vivant dans un ménage à revenu moyen-élevé ou élevé (37 % c. 23 % chez les ménages à faible revenu et 27 %, à revenu moyen-faible);
  • résidant dans la région métropolitaine de Montréal, dans une autre région métropolitaine ou dans une zone semi-urbaine (respectivement 32 %, 33 % et 31 % c. 28 % en zone rurale).

Pour ce qui est des parcs publics, des espaces verts ou des parcs naturels, la proportion de parents dont la famille les a fréquentés au moins de façon hebdomadaire (42 %) est notamment plus forte chez ceux :

  • dont la famille compte un ou deux parents (ou un parent seul) nés à l’extérieur du Canada (respectivement 51 % et 47 % c. 39 % chez les familles où les deux parents [ou le parent seul] sont nés au Canada);
  • dont la famille compte au moins un parent détenant un diplôme de niveau universitaire (46 % c. 32 % à 37 % pour les autres catégories);
  • résidant dans la région métropolitaine de Montréal (47 % c. 32 % à 41 % pour les autres catégories).

La proportion de parents dont la famille a fréquenté une piscine ou une pataugeoire publique au moins une fois par semaine (19 %) est entre autres plus élevée chez les parents :

  • dont la famille compte un ou deux parents (ou un parent seul) nés à l’extérieur du Canada (respectivement 22 % et 25 % c. 17 % chez les familles où les deux parents [ou le parent seul] sont nés au Canada);
  • résidant dans la région métropolitaine de Montréal (22 % c. 15 % à 17 % pour les autres catégories).

Finalement, pour ce qui est des bibliothèques, la proportion de parents dont la famille les a fréquentées au moins une fois par semaine (8 %) est par exemple plus élevée chez ceux :

  • dont la famille compte deux parents (ou un parent seul) nés à l’extérieur du Canada (15 % c. 5 % et 9 % pour les autres catégories);
  • dont la famille compte au moins un parent détenant un diplôme de niveau universitaire (10 % c. 3,9 % à 6 % pour les autres catégories);
  • vivant dans un ménage à faible revenu ou à revenu moyen-faible (respectivement 11 % et 9 % c. 6 % chez ceux des ménages à revenu moyen-élevé ou élevé);
  • résidant dans la région métropolitaine de Montréal (10 % c. 4,7 % à 6 % pour les autres catégories).

Pour plus d’information, télécharger le tableau détaillé (XLSX, 37,5 Ko).

Fréquentation d’organismes offrant des activités et des services aux familles

La proportion de parents dont la famille a fréquenté au moins quelques fois dans l’année précédant l’enquête un organisme qui offre des activités et des services aux familles est estimée à :

  • 14 % pour les organismes communautaires Famille ou les Maisons des Familles;
  • 35 % pour les centres de loisirs ou les centres communautaires;
  • 37 % pour les clubs ou les associations sportives.

Certaines familles sont plus susceptibles que d’autres de fréquenter ces organismes.

La proportion de parents dont la famille a fréquenté au moins quelques fois dans l’année un organisme communautaire Famille ou une Maison des Familles (14 %) est plus élevée entre autres chez ceux :

  • dont la famille compte deux parents (ou un parent seul) nés à l’extérieur du Canada (27 % c. 10 % et 14 % pour les autres catégories);
  • dont la famille compte deux parents (ou un parent seul) qui n’ont aucun diplôme (20 % c. 12 % à 15 % pour les autres catégories);
  • vivant dans un ménage à faible revenu (28 % c. 9 % et 16 % pour les autres catégories);
  • habitant dans un secteur très défavorisé (22 % c. 10 % à 17 % pour les autres catégories).

La proportion de parents dont la famille a fréquenté au moins quelques fois dans l’année un centre de loisirs ou un centre communautaire (35 %) est plus élevée notamment chez ceux :

  • dont la famille compte deux parents (ou un parent seul) nés à l’extérieur du Canada (48 % c. 30 % et 36 % pour les autres catégories);
  • vivant dans un ménage à faible revenu (41 % c. 31 % et 36 % pour les autres catégories);
  • résidant dans un secteur très défavorisé (39 % c. 31 % à 35 % pour les autres catégories).

La proportion de parents dont la famille a fréquenté au moins quelques fois par mois ou plus un club ou une association sportive (22 %) durant l’année précédant l’enquête est plus élevée que chez les autres, notamment chez ceux :

  • dont la famille compte au moins un parent (ou un parent seul) qui détient un diplôme de niveau universitaire (24 %, c. 9 % à 20 % pour les autres catégories);
  • vivant dans un ménage à revenu moyen-élevé ou élevé (25 % c. 15 % et 20 % pour les autres catégories);
  • habitant dans un secteur très favorisé (26 % c. 18 % à 22 % pour les autres catégories).

Pour plus d’information, télécharger le tableau détaillé (XLSX, 37,5 Ko).

Utilisation des activités et des services de soutien à la parentalité

La proportion de parents ayant eu recours au moins quelques fois dans l’année aux différents types de services à l’étude est estimée à :

  • 19 % pour les ateliers, les conférences, les cours ou les formations pour les parents;
  • 6 % pour les groupes de soutien;
  • 2,7 % pour les services de répit (aide à domicile, halte-répit, etc.);
  • 13 % pour les services de consultation individuelle, conjugale ou familiale (p. ex. : en raison d’un deuil, d’une séparation ou de divers problèmes familiaux);
  • 3,1 % pour le soutien téléphonique (p. ex. : LigneParents, Première ressource, aide aux parents, Service 211, etc.).

Environ sept parents sur dix (71 %) n’ont utilisé aucun des types de services de soutien à la parentalité à l’étude.

Environ 15 % des parents qui n’ont utilisé aucun type de service de soutien à la parentalité estiment toutefois qu’ils en auraient eu besoin

Cette proportion est d’ailleurs plus élevée chez les mères que chez les pères (18 % c. 12 %), de même que chez, par exemple, les parents :

  • nés à l’extérieur du Canada (21 % c. 13 % chez ceux nés au Canada);
  • détenant un diplôme de niveau universitaire (18 % c. 12 % à 14 % pour les autres catégories);
  • percevant leur état de santé comme passable ou mauvais (29 % c. 10 % à 18 % pour les autres catégories);
  • vivant dans un ménage à faible revenu (20 % c. 13 % à 16 % pour les autres catégories).

Pour plus d’information, télécharger le tableau détaillé (XLSX, 37,5 Ko).

Le fait d’avoir eu besoin de services de soutien à la parentalité est associé à une expérience parentale plus ardue. En effet, parmi les parents qui n’ont utilisé aucun type de service de soutien à la parentalité, ceux qui estiment qu’ils en auraient eu besoin (15 %) sont plus nombreux en proportion que ceux qui estiment ne pas en avoir eu besoin à :

  • avoir un niveau plus élevé de stress parental (42 % c. 17 %);
  • avoir une gestion parentale considérée comme difficile (34 % c. 12 %);
  • avoir un rythme de vie considéré comme très exigeant (42 % c. 19 %);
  • s’imposer très souvent de la pression comme parent (25 % c. 12 %).

Pour plus d’information, télécharger le tableau détaillé (XLSX, 37,5 Ko).

Raisons évoquées pour ne pas avoir eu recours à ces services de soutien

Plusieurs raisons ont été évoquées par les parents pour ne pas avoir utilisé aucun des cinq types de services de soutien à la parentalité au cours des 12 mois précédant l’enquête, bien qu’ils en auraient eu besoin. En effet, environ :

  • 69 % de ces parents ne connaissaient pas les activités et les services disponibles (81 % chez ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada c. 62 % chez ceux qui sont nés au Canada).
  • 18 % d’entre eux estimaient que le coût était trop élevé (respectivement 26 % et 19 % chez ceux vivant dans un ménage à faible revenu ou à revenu moyen-faible c. 11 % chez ceux vivant dans un ménage à revenu moyen-élevé ou élevé).
  • 17 % trouvaient que les horaires des activités et services ne leur convenaient pas;
  • 39 % manquaient de temps;
  • 13 % évoquaient d’autres raisons.

Utilisation des services d’aide alimentaire et matérielle

Environ 5 % des parents et leur famille ont utilisé les services d’une banque alimentaire quelques fois dans l’année (3,3 %) ou au moins une fois par mois (1,7 %) au cours des 12 mois précédant l’enquête.

En outre, environ 4,1 % ont eu recours à des services d’une banque de vêtements ou à d’autres services d’aide matérielle quelques fois dans l’année (3,3 %) ou au moins une fois par mois (0,8 %).

Environ 7 % des parents et leur famille ont utilisé au moins un type de service d’aide alimentaire ou matérielle au cours des 12 mois précédant l’enquête, dont 4,9 % ont eu recours à un seul et 2,1 %, aux deux.

La proportion de parents dont la famille a utilisé au moins un type de service d’aide alimentaire ou matérielle est plus élevée chez ceux qui vivent dans une famille :

  • qui compte deux parents (ou un parent seul) qui sont nés à l’extérieur du Canada (12 % c. 4,6 % et 6 % pour les autres catégories);
  • qui compte deux parents (ou un parent seul) qui n’ont aucun diplôme (26 % c. 4,4 % à 12 % pour les autres catégories);
  • dont le ménage est à faible revenu (23 % c. 1,4 % et 7 % pour les autres catégories).

Pour plus d’information, télécharger le tableau détaillé (XLSX, 37,5 Ko).

À propos de l’enquête

L’Enquête québécoise sur la parentalité 2022 (EQP 2022), réalisée pour le compte du ministère de la Famille, est une enquête qui vise à recueillir de l’information sur divers aspects de la vie des parents, par exemple leur situation économique, leur santé, les défis auxquels ils sont confrontés, le stress qu’ils ressentent, leur relation avec leur conjoint ou conjointe et avec leur entourage, leur utilisation des services, leur gestion des écrans, etc.

Elle porte sur l’ensemble des parents de 18 ans et plus qui ont au moins un enfant âgé de 6 mois à 17 ans vivant avec eux au moins 14 % du temps, c’est-à-dire l’équivalent, par exemple, d’une fin de semaine sur deux, d’une journée par semaine ou de quatre jours par mois.

Pour plus d’information sur l’enquête, consulter la fiche de l’enquête.

Notes méthodologiques

Construction des indicateurs

Pour plus d’informations sur la construction des indicateurs présentés dans cette page, consulter le rapport de l’enquête, Être parent au Québec en 2022. Un portrait à partir de l’Enquête québécoise sur la parentalité 2022 (PDF, 10,5 Mo).

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