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Des baisses de production jamais vues lors des premiers mois de confinement

Le 13 mars 2020, l’état d’urgence sanitaire a été décrété par le gouvernement du Québec, ce qui allait marquer le début d’un premier confinement. L’activité économique a été maintenue dans plusieurs secteurs, dont ceux jugés essentiels, et a cessé dans d’autres. Le secteur de la construction a en grande partie été mis à l’arrêt. Dans le secteur manufacturier, certaines entreprises ont été désignées comme essentielles : les usines de produits alimentaires, d’instruments médicaux et de produits sanitaires ont notamment pu poursuivre leurs activités. Les commerces ont été fermés, à l’exception de ceux jugés essentiels, telles les épiceries et les pharmacies.

Les différentes fermetures, qui visaient à freiner la propagation du virus, ont occasionné un important ralentissement économique au Québec. Ainsi, le PIB a enregistré des baisses mensuelles historiques en mars
(– 9,5 %) et en avril (– 14,7 %).

De février à avril, le PIB réel du Québec a diminué de 22,9 %. Pendant cette période, c’est la construction qui a été la plus affectée par le confinement : son niveau de production a diminué de 73,6 %. Les autres secteurs qui ont connu les plus importantes baisses sont les services d’hébergement et de restauration (– 63,2 %), les arts, les spectacles et les loisirs (– 53,2 %) et l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz (– 46,9 %). Le transport et l’entreposage (– 35,7 %) ainsi que le commerce de détail (– 35,2 %) ont également été parmi les secteurs les plus touchés par la pandémie.

L’unique secteur qui a connu une croissance de février à avril est celui de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (+ 5,4 %). Les deux autres secteurs qui ont été les moins durement frappés durant cette période sont la finance et les assurances (– 1,9 %) ainsi que les services immobiliers et les services de location et de location à bail
(– 5,9 %). Les autres secteurs qui ont affiché les baisses les plus modérées sont les services publics (– 6,3 %), les administrations publiques (– 8,0 %) ainsi que l’industrie de l’information et l’industrie culturelle (– 8,5 %).

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