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Empreinte carbone de la société québécoise, 2017 à 2021 (in French only)

Diffusion : 18 novembre 2025

L’empreinte carbone de la société québécoise s’élève à 114 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt éq. CO2) pour l’année 2021, ce qui équivaut à 13,2 tonnes par habitant (données provisoires).

L’augmentation est de 7 % par rapport à 2017 (106 Mt éq. CO2).

Définitions

Empreinte carbone 

Quantité totale de gaz à effet de serre (GES) émise par les activités servant à répondre à la demande de biens ou de services. Elle permet d’attribuer les émissions de GES à l’utilisateur final du bien ou du service, peu importe où ces émissions ont lieu et qui les a générées. Elle tient compte de toutes les émissions de la chaîne de production et de mise en marché des biens et des services.

Ainsi, l’empreinte carbone tient compte des émissions occasionnées au Québec, ailleurs au Canada et dans le reste du monde. Les émissions sont générées par les ménages ou par les secteurs d’activité économique qui leur fournissent les biens et les services demandés.

L’empreinte carbone est exprimée en « équivalent » dioxyde de carbone (éq. CO2) pour tenir compte du potentiel de réchauffement mondial des différents gaz : le méthane vaut 25 équivalent CO2 et l’oxyde nitreux en vaut 298.

Empreinte carbone de la société québécoise

Émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les activités servant à répondre à la demande intérieure finale du Québec. Elle exclut donc les émissions de GES qui sont générées par les activités servant à répondre aux besoins extérieurs du Québec, c’est-à-dire les exportations.

L’empreinte carbone de la société compte différentes composantes :

  • L’empreinte carbone associée aux dépenses courantes des ménages (aussi appelée « empreinte carbone des ménages »). Elle est calculée à partir des dépenses courantes des ménages, soit celles consenties pour l’achat des biens et des services qui sont consommés par le ménage dans l’année suivant l’achat, par exemple la nourriture, les vêtements ou le carburant. Les véhicules automobiles et les meubles sont également pris en compte. Cette analyse comprend aussi les dépenses de voyage des résidents du Québec à l’extérieur de la province, mais exclut les dépenses des non-résidents faites au Québec.
  • L’empreinte carbone associée aux dépenses courantes des gouvernements et des institutions sans but lucratif (ISBL) au service des ménages. Les ISBL au service des ménages (clubs de sport, associations culturelles, syndicats, congrégations religieuses, etc.) sont des entités qui fournissent des services aux ménages, que ces services soient gratuits ou vendus à des prix qui ne sont pas économiquement significatifs.
  • L’empreinte carbone associée aux dépenses d’investissement réalisées par les ménages, les gouvernements, les ISBL et les entreprises :
    • en construction : bâtiments résidentiels et non résidentiels, ouvrages de génie civil;
    • en machines et en matériel;
    • en produits de propriété intellectuelle.

L’empreinte carbone de la société québécoise déclinée selon les catégories de la demande finale intérieure

La portion de l’empreinte carbone associée aux dépenses courantes des ménages occupe la plus grande part de l’empreinte carbone de la société québécoise (67 %, soit 76 Mt éq. CO2). Elle est suivie par la portion associée aux dépenses en construction (16 %) et par celle associée aux dépenses du gouvernement et des ISBL (10 %).

La consommation d’énergie et de combustibles représente une part importante de l’empreinte carbone associée aux ménages (22 Mt éq. CO2 sur les 76 Mt éq. CO2) (données non présentées). Les émissions de GES associées à cette consommation sont principalement générées par les ménages (émissions « directes ») lorsqu’ils conduisent leur véhicule, se servent d’appareils électroménagers fonctionnant avec des combustibles fossiles et utilisent du bois comme combustible.

Évolution entre 2017 et 2021p

À l’exception de l’année 2020, l’empreinte carbone de la société québécoise suit une tendance à la hausse. Elle est en effet passée de 106 Mt éq CO2 en 2017 à 114 Mt éq. CO2 en 2021 (+ 7 %).

Les restrictions de déplacement liées à la pandémie de COVID-19 ont joué un rôle significatif dans la baisse de l’empreinte carbone des ménages québécois en 2020. En effet, on observe que ceux-ci ont réduit leurs émissions directes liées à la combustion de carburant pour environ 4 Mt éq. CO2 entre 2019 et 2020. L’année 2021 est encore marquée par l’effet de ces restrictions. L’empreinte carbone du gouvernement et celle liées aux investissements sont restées aux mêmes niveaux.

L’empreinte carbone de la société québécoise par habitant

En 2021, l’empreinte carbone de la société québécoise s’élève à 13,2 tonnes éq. CO2 par habitant; de ce nombre, 8,8 tonnes éq. CO2 sont générés par des activités servant à répondre aux besoins en dépenses courantes des ménages.

L’évolution de l’empreinte carbone de la société par habitant, suit quant à elle l’évolution de la population. On observe ainsi une hausse de 3 % entre 2017 et 2021, à la fois pour l’empreinte carbone et pour la population. L’empreinte carbone de la société québécoise par habitant est passé de 12,8 tonnes éq. CO2 par habitant à 13,2 tonnes éq. CO2 par habitant.

L’empreinte carbone de la société québécoise déclinée selon le lieu d’émission

En 2021, l’empreinte carbone de la société québécoise totalise les émissions de GES occasionnées au Québec (47 Mt éq. CO2), ailleurs au Canada (17 Mt éq. CO2) et dans les autres pays (50 Mt CO2).

Les États-Unis ont produit 11 % de l’empreinte carbone de la société québécoise, soit 25 % des 50 Mt éq. CO2 émises à l’étranger. La Chine en a pro­duit 9 %, l’Europe, 6 %, le Mexique et le Brésil, 2 % chacun.

L’empreinte carbone de la société québécoise déclinée selon les secteurs émetteurs de GES

En 2021, les secteurs qui génèrent les GES, qu’ils soient situés au Québec ou ailleurs, sont principalement le secteur de la fabrication, les ménages eux-mêmes et les secteurs primaires tels que l’agriculture, la foresterie et les secteurs liés à l’extraction de ressources naturelles.

Les émissions générées par le secteur de la fabrication représentent 44 % (50 Mt éq. CO2) de l’empreinte carbone de la société québécoise; une bonne partie de ces émissions ont lieu hors Canada (39 Mt éq. CO2).

Approche méthodologique et source de données

Cette estimation de l’empreinte carbone de la société québécoise a été réalisée à l’aide des données du compte des émissions de GES et d’une base de données de l’OCDE portant sur le contenu en émissions de CO2 des échanges internationaux. Elle utilise également les résultats du Modèle intersectoriel du Québec (MISQ). Celui-ci s’appuie sur les tableaux des ressources et des emplois de Statistique Canada. Une version « Canada hors Québec » de ce modèle a été élaborée pour les besoins de l’analyse.

L’approche méthodologique est semblable à celle qui est décrite dans le document Empreinte carbone – concepts et méthodologie (PDF).

Source : Institut de la statistique du Québec, compilation réalisée sur base du Compte des émissions de GES québécoises et canadiennes en date de février 2024 pour les empreintes carbones 2017 à 2020, en date de décembre 2024 pour l’empreinte carbone 2021, et de l’édition 2024 du Contenu en émissions de dioxyde de carbone des échanges internationaux (OCDE).

Mise en garde

Les données de l’empreinte carbone 2021 sont provisoires car les émissions de GES internationales ont été estimées sur base des intensités par secteur d’activité de l’année 2020, faute de données plus récentes.

L’empreinte carbone de la société pour l’année 2018 a été révisée depuis la dernière publication en juin 2023.

En raison de la non disponibilité de certaines données, il existe une différence entre l’empreinte carbone associée aux dépenses courantes des ménages québécois et celles des ménages effectuant des achats au Québec.

L’empreinte carbone des ménages québécois est une composante de l’empreinte carbone de la société. L’empreinte carbone des ménages effectuant des achats au Québec comporte de nombreux niveaux de détails (postes de dépenses des ménages et diverses caractéristiques des ménages).

La raison est la disponibilité ou non de certains détails en ce qui concerne deux postes de dépenses :

  • les dépenses de voyage des Québécois à l’extérieur de la province : ces dépenses sont prises en compte dans le calcul de l’empreinte carbone de la société québécoise, pour les ménages québécois, alors qu’elles sont exclues du calcul de l’empreinte carbone des ménages au Québec;
  • les dépenses réalisées par les personnes non-résidentes (touristes, gens d’affaires, diplomate, étudiants étrangers, travailleurs temporaires) lorsqu’elles sont au Québec : ces dépenses sont exclues du calcul de l’empreinte carbone de la société, pour les ménages québécois, alors qu’elles sont comprises dans le calcul de l’empreinte carbone des ménages effectuant des achats au Québec.
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